Mi)M \i iKKidis i:t u .I(»i iurin;i
la fait roniarquei-, dans ce caili'c unique. « le tableau dépassait en grandeur et en iiittoivsque tout ce (jue l'on ]>eut imaginer».
La niagnilicence des fêles ((ui inaugurèrent le Centenaire porta MgrGuérard à exprimer sa joie au Souverain- Pontife. Par l'organe du Secrétaire d'Etat, S. E. le cardinal M<>rry del Val, le Pape adressa à l'évèque de Coulances, le 81 octobre, une lettre de félicitation. « Sa Sainteté, y lisons-nous, félicite votre Grandeur du succès
obtenu dès le déliul des fêtes Jubilaires du Mont- S;iint -Micliel , et Elle est beureuse de ce concours de prêtres et de tid è 1 e s , q u i V i e n nent avec foi vers la Sainte Montagne. Le Saint Père vous remercie des prières qui ont été faites pour Lui et de ce il es que vous voulez bien hil promettre. 11 vous accorde volontiers la faveur de donner solennellement, dix fi)is, au cours de l'année jubilaire', la lîénédiction papale avec l'Indulgence plénière aux personnes qui, faisant dévotement le ]ii'liriiiagi' :iu Mont de l'Archange, se seront confessées et auront conmmnié ». ('nmme j)our mettre le comble à .sesfaveurs, lepape l'ie X se réservai! d'oIVrii- à ^Igrduérard un beau calice, à roccasinn teul à la fois de Min indjuc .lubih'' sacerdotal et liu.bibilé du Mont Saint-Michel.
Superbement inaugurées en l'anniversaire de ra])|)arilion de' S. Michel à S. Aul)ert, les fêtes Jubilaires allaient se poursuivre
Xir Centenaire, départ de i.i procession <' à la Poiie du roi ».
Lli MONT ALTHKFÛIS ET VLJOURDIH I 'i-7o
avec éclat en l'anniversaire de la dédicace de l'église, bâtie par le pieux évèque d'Avranches à la gloire du puissant Archange. Par une disposition providentielle, d'autant plus admirable qu'elle est étrangère aux prévisions humaines, le Centenaire allait recevoir un lustre rcnianjuable du fait de la liéatification de Jeanne d'Arc. Les fêtes, célébrées à Rome et dans le Monde catholique à l'honneur de l'incomparable Fille de France, devaient confondre leur enthousiasme et leur splendeur avec celles de l'Archange, qui inspira et conduisit la Pucelle naïve et la Libératrice glorieuse dans la voie tour à tour triomphale et douloureuse, tracée jjar les décrets éternels de Celui qui furme et dirige à son gré les empilées et les peuples. Au concert des voix célébrant les bienfaits inouljliables et les mérites éminents de S. Michel et de Jeanne d'Arc, la France et l'Eglise Catholicjue tout entière ont tressailli d'une émotion qui rappelle li; mouvement iirdfond et chevalerescjue des Croisades.
Le Mont-Saint-Michel devait s'associer à ces hommages rendus à la Pucelle de Donu'émy et à la Martyre de Rouen avec d'autant plus de joie cju'il ne faisait que continuer une tradition honorable. On n'a pas oublié que la mémoire du cardinal Guillaume d'l']stouteville, le fondateur du (irand-Œuvre de Saint-Michel, rayonne sur la Montagne bénie d'un éclat de nature à faire oublier un autre souvenir douloureux. Lors({ue, de 1452 à 1456, on procéda à la réhabilitation de la Libératrice méconnue, ce fut Guillaume d'Estouteville, archevêque de Rouen et abbé du Mont, qui remijlit la charge de promoteur du procès, pi'ésida les premières en<|uètes, et rattacha ainsi plus intimement à la mémoire de la Pucelle le souvenir de l'Archange protecteur.
Tandis que les grandes solennités faisaient élinceler la gloire de l'Archange au tirmament de l'Eglise à l'instar des étoiles de première grandeur, la série ininterromi^ue des pèlerinages quotidiens constituait comme une immense voie lactée, formée de l'innombrable foule priante des fidèles, venus de toutes les paroisses du dioi'èse de Coutances et de diverses parties de la France, et ({u'un chronu[ueur d'autrefois eut certainement appelée « t'ne nouvelle clarté Saint-Michel 1). Nous renonçons à transcrire les noms de ces paroisses dont le Ciel a ouï les supplications et dont le passage est consigné dans les Annales Montoises, et nous mentionnerons la suite des grandes solennités.
L'Ange de l'Eglise et de la Patrie ne faisait que continuer à la Pucelle béatitlée sa vigilante sollicitude pour la Pucelle armée.
l.K Ml)\r AI TIIKFOIS Kl \[M'\ lîlilll I
qiiaml. an lien du 8 iiuii. on fixa au i:i la l'V'te en l'iionueur del'appalitioii de S. Miclu-I au Mûnt-(iargan, avec celle de la délivrance d'Orléans par Jeanne d"Arc (1). La solennité fut présidée par Mgr Fuzet, archevêque de Rouen et primat de Normandie, assisté de NX. SS. (iupi-ard. évôcjuc diocésain; Bardel, évèque de Séez ;
Lemonnior, évoque de Bayeux, et J.egoux , prolonotaire apostolique.
Après les vêpres de la veille, avec la procession traditionnelle aux tlambeaux et l'illumination de la ville, la messe pontificale du 13 fut célébrée à l'Esplanade par Mgr l<"uzet.
Devant un auditoire nombreux, M. le chanoine Coubé redit avec une éloquence vibrante « les belles interventions de S. Michel avant. pendant it après l'époque de Jeanne d'Arc ».
L'après-midi fut occupé par la procession , par la bénédiction d'une statue en bronze de Jeanne d'Arc et par le saint du Sainl-Saci'enient en plein air.
Avec la Fête ile.)uin,nous rejjrenons le fil des traditions locales pour célébrer la translation des reliques de S. Aubert, fondateur du Mont.
Sans parler des vêpres et de la procession aux (lambeaux de la veille, la cérémonie de la matinée et de l'après-midi du Ki juin fut célébrée [lonliticalement, à l'esplanade, par Mgr Renou. archevêque métropolitain de Tours, assisté de NN. SS.
(juérard, de Coutances; Rouard, de N:in(es; Grellier, de Laval: et du il. 1'. abbé prémontré de Mondaye.
Le chef de S. .\ubert, apporté par les pèlerins d'Avranches et porté
Mr CcnU-riaire Procession avec le chef de S. Aiibcrt,
(I) Le dioci'se àc Coiilancosa donné l'cxomplo avpr ses 4S doyennc'-s et il a l'-lr suivi par un gr.ind nonihie de diocrscs. Suiv.int un rappoil ollicicl. le nombre des pèlerins a alteini 42.00(1. doni plus de 4. non ont jci^ii la foininiinion cl 8. SOS se sont fait inscrire dans l'.\rclii<onfrorie.
LE MONT AUTUKI'OIS KT AUJOUKDIiLI
\1[' Cealcoairi', Procession sur le
en procession par le clergé dans^ une châsse dorée, donnait à la cérémonie un caractère particulièrement touchant et inspirait un recueillement profond. Le panégyrique de l'Archange avait été confié à Mgr de Durfort, protonotaire apostolitjue, dont la diction trèsnettegagna sans peine son inmiense auditoire.
Au cours de l'été, les pèlerinages se succédèrent à l'envi, et la voix des cantiques, à l'église ou en plein air, ne cessa guère d'envoyer a u x échos lie la haie les louanges de S. Michel par l'organe des hymnes sacrées ou des discours d'orateurs: ceux-ci, pour n'avoir pas tous la célébrité des maîtres réputés, ne contribuèrent pas moins efticacement à enrichir « la couronne vivante, » plus précieuse que le diadème
d'or au front de l'Archange, suivant les expressions de Mgr Guérard. Ces innombrables légions pieuses, venues de tous les points de l'horizon, plus spécialement du diocèse de Coutances, étaient comme lesanneaux qui relient la terre de France à S. Michel et qui servent à rattacher entre elles les grandes solennités jubilaires.
Le 27 juillet, la fête anticipéede Saint- Pierre, patron de la paroisse, fut présidée par MgrDubourg, archevêque de Rennes, assisté de NX. SS. Guillois, archevêque de Pessinonte . Guérard, évêque de Coutances, et du R. P. donî Vital, abbé de la Trappe de Bricqiiebec. Le discours fut prononcé avec succès par Mgr Sallot de Brobèque, protonotaire apostolique. Le JO septembi'e ramena la fête de S. Aubert, au jour anniversaire de sa mort, mais ce fut une simple solennité
La ,i;roiitie me du Muni.
LE M()\r U TliKI nis Kl AL Jul llHiii |
locale, d'ailleurs parée de la couleur aimable qui doune tant de charmes à toutes les choses du Mont. Le séminaire de Coutances fut comme une i)ieuse couronne pour la « Journée des clercs ».
A rautonnie il était réservé de clore magnifiquement les fêles .luliilaires, superbement ouvertes jiar son aînée. Le 39 sciitfmbre, la Fête de S. Jlichel Archange eut pour officiant Mgr ! >flaiiuiire, coadjuteur de Caml)rai, entouré de XX. SS. Guérard, de (".Dulances ; Touchet, d'Orléans; (iaulhey, de Nevers. ainsi que de Mgr l'.audriilart, recteur de rinslitut catholique de Paris. L'éloquence de Mgr Touchet,
évèijue d'Orléans, acheva de donner j la fête tout son éclat.
La clôture du Centenaire se fit le l(i octobre, anniversaire de la Dédicace des basiliques du Mont-St- Micliel. sous la présidence de Mgr Amelte, archevêque de Paris, qui déjà avait présidé un éditiant pèlerinage d'hommes de son diocèse. A ses côtés, la foule recueillie saluait NX, SS. (iuérard, de Coutances, Morelle, di' Saint-Brieue, ainsi ipie \'X. SS.
lie Courmont, évêque de I5odona, et Le Hoy, évêque d'.\linda, si justement aimé. Le panégyiiijue fut prononcé par MgrRumeau, évè(}ue d'Angers, dont la parole lumineuse, au sujet des Anges, a été comme la clef de voûte du monument oratoire ({ue le (Centenaire édilia à la gloire lie S. Michel, en pendant à la Mer- \filli' architecturale qui délie les siècles.
.\insi s'achevait, par une admirable soirée d'automne, dans l'harmonie des divins cantiques, le ])arfuni des encensoirs, la ilanmie des torches, la i)ri(''re de tous les cn-ursel le vu'ude toutes les âmes, le Juliilé du Xlh' Centenaire du Mont-Saint-Michel. Mgr Uuérard. toujours bien inspiré, sut iiiliipréter éloqiiciiimeiil ces espérances chrétiennes, des cimes enchanteresses de « cette .Montagne bénie où le pèlerin digne de ce mun trouve le ciel plus proche et l'Archange plus familier ».
\]l* Ccnletiaire. processions soleinii'llrs.
LE MO.M AUTUEFOIS ET ALJOURDHLl
Comme pour couronner ce magnifique Cientenaire, Mgr Guérarcl a consacré solennellement son diocèse à S. Michel et a formulé le désir de voir ainsi consacrer la France entière, et de voir tous les diocèses s'unir dans la commune célébration de la fête de l'Apparition du Ifi octobre. Ce souhait sera entendu de l'épiscopat et du Souverain-Pontife, comme l'écho de la pensée même de l'Archange. Entin, le •") juillet lllKi. ime l)elle solennité, présidée par S. E. le cardinal Luçon, archevêque de Reims, légat-né du Saint- Siège, assisté de NN. SS. Guérard, évèque de Coutances, Bardel, évêque deSéez, et Duparc, évêque de Ouimper, — lequel célébra les gloires de S. Michel dans un remarqualjle discours, — a commémoré sujjerbement la FèteduCouronnementde la statue de l'Archange. Au nom de la France, une riche épée symbolicpie lut otl'erte enKx-roto.
A notre tour, en déposant la plume, à la fin de ce travail nous sera-l-il permis de formuler un vœu ; et <juel vn-u jamais fut plus légitime? — Aussi bien, les splendeurs de la nature et les œuvres grandioses de l'homme ; les divines magnificences de la Religion et les gloires éclatantes de la Patrie; le rayonnement de Saint Michel, d'une façon intime par la touche mystérieuse de la foi, et, d'une manière solennellt?, par la grande voix des arts sur tous les points du globe; le tal)letiu de la vie monastique, des croyances et des prodiges, des mœurs et des usages, des luttes religieuses et militaires, des souffrances et des espérances patriotiques; enfin dans le ciel de cette histoire, au-dessous de la vision lumineuse de l'Archange, la tête auréolée des moines dont la main conduisait cette œuvre presque surhumaine, et la silhouette bardée de fer des preux (jui firent du .Mdiit le boulevard intangible de la France: tout cela constitue un prestigieux domaine dont l'immensité va des sentiers solitaires de la forêt primitive à l'entraînement populaire qui, de nos jours, sillonne la digue pour se dérouler, à travers les curiosités de la ville, de la forteresse et du monastère.
Assurément, le Centenaire a constitué dans cette voie une étape lumineuse et bienfaisante, destinée à faire revivre les gloires du passé et préparer les espoirs de l'avenir, parmi lesquels nous mettons en bonne place le viuu très instant que le Mont conserve son caractère insulaire.
Le M'tiit, resl.vuralioii d'apix'
iSO
LE MOM ALTllKl-OIS ET AIJOL UDTILI
Œuvre merveilleuse de l'église catholi(iue, l'abbatiale, ([ui nous intéresse par dessus-tout, voit sa restauration se terminer avec le XII« Centenaire, en même temps que des profondeurs mystérieuses du sous-sol, nouvelle et véritaljle « clarté de S. Michel », des vestiges précicu.K des l^asiliciuos précédentes ont révélé l'existence soupçonnée des églises antérieures au xr siècle, el peut-être même de la primitive construction de S. Aubert. Pour l'honneur de la Religion et de la Patrie, unies par les liens sacrés de l'art et des souvenirs inefTaçables, nous souhaitons que des recherches investigatrices, dirigées par le culte lilial du passé, achèvent de mettre au jour les secrets vénérables gardés par les soubassements de la basilique. Enfin, puisse l'abbatiale elle-même, ainsi revenue à sa beauté architectonique d'autrefois, retrouver en des mains pieuses la splendeur de ses ornements liturgifjues et de ses cérémonies saintes, pour les(pielles le génie humain l'a élevée sous le regard de Dieu !
A Domino faclum es/ islad cl esl inirabile la ocnlis nosli-i.s.
Sceau épiscopal Uc M^T ("luéraril cvèque de Cuulances et Avranchea.
DOCUMENTS ANNEXES
.Vncien ne abbaye de Siinl-Michcl d'Alct. grav. V. Didol.
DOCUMENTS ANNEXES
lin (II' cciiiiplclci' rcWc l'Iuilc. ihhis iiciiis |irii|>iisiiiiis de |iiililii'i la liililioi;! iipliii' (li's s(iiii(i'> ;'i ((inMillcf Mir II' Mmil ; mais, roniiiir rcs|ia(i' riniis lail ilrlaul, iiihi> rrnuiynns à l'i^xci^llorili' HiUlin- (/rd/ihif i/t'/u'-rnle du. Mmit Saiiil-Miilirl . par \l. Kliriiiic lliipiml. pii'siilnil (le la Siiciétc hisinriipii' ilc Sain(.-\lal(i i (12 p., A\ raiMlics, l'Iil.ii. rdiiil.iiil. iiniis Iciiciiis à l'Piidrc iri un hinnmagc pailic nlicf aii\ travaux niodprucs dr \l\l. I.c llriiclicr, .laccpics. l'iycon, (lorroyer l'I (mul pdiir la parlic archcologi(|ui'. .Ir \l\l. les alihcs I )i'srn(lios. Pigeon el l'.riu, \l\l !.. hclisic, Siinôon-Lucc. ilc l'icauicpairi' cl l'^l. Dupuiil pour la parlic liislnii{pic.
NoIiT iulculidii clajl ('■i;alcuicnl de publier luie sciie de diHunii'uN annexes soit iriédils. soit peu connus, lin particulier, nous a\ious imi \uc une clude sur les monnaies gauloises de la ri'gioM el sur les us et eoul\mies. des pièces des archives nationales et de la liil)liiill]C(pic naliouali'. des l'-lals de lieu cl expertises des areliives de Sainl-Lo. tics actes des arclii\cs municipales et paroissiales du Moid. des analyses détaillées des manuscrits du Mont conser\és à Avranclies, ainsi C|ue l'inNcntaire d'une série de pièces et la nomenclature des prieurés, des revenus et des fondations. Mais nous devons, à regret, rejioneer à placer ici ces documents intéressants, jioiu' nous limiter à ceux qui suivent.
481 DOCLMI.M.'^ ANMAES
LE MONT-SAINT-MICHEL AU XVIIJ- SIÈCLE D'après le JMs. français 4902 Je la B. Al.
O iiiamisciit du fonds fraii(,'iiis de la Kihlinthrtiuc \;itii)iialc a pour titre au dos: Mimnments dfs Ablxiycs de llayeiur et d' AmiitrlifS. Il iimiIVi iiir une série dr notes et de dessins intéressants sur plusieurs abbayes, nolaimnint celles de Fontenay et d'Ardennes (l-2lit. V" 215 se trouve une desrriplioji di' rvbbave du Mont, au point de vue héraldique. \ la page 213. un rallier de 21 feuilles de parchemin, en écriture du xviu' siècle, a pour litre : n Incijjit Ucvclalio KrclesiiP sancli Micliaelis arcbangeli in monte qui dicitur Tumba in occiduis partibus, sub (;hildeberlo secundo rege Francorum et Autberlo e])iscopo .1. l,a notice débute ainsi : « Postquam gens francorum... (ilius er.il... •>. \u f" 211. une série de chartes à partir de 965, se rapporl:iiil .uix diciiu cl (Inmiiincs du Muni. \ In (in de la page 202 v°. on lit: " quodam manuscriplo in bibliollieca Montis sancli .Micliaelis asservato e.xlraliitur. .\iini) Domiiii millesiniii scplua^fcsimo terlio. die 22 novenibris. »
Au f" 2(il. un grand liuillcl plie pmli' l'ri (■criliirc du wiC dii .wiu'^ siècle : i< Knsuil le nombre des j;ciilil>li(iriiiiics. Icm|iicIs axcc le s' (ri'!sl(iMlc\ illc. cajiilainc (In Moiil Sl-Micbel, gardèrent ladilc place coiilre la puissance ilcs Anglais... la(iui'llc lui mise en l'an mil «pialre cent \ingl sept par les (I. genlilsliomnics estani au il. lieu du Monl. devant l'autel Saint-SauMur en l'abbaNC du <l. lieu. et \ soiil les noms et armes de cens div neuf genlilslidiiimes en buicl lignes doni on na peu pour l'antiquih' di> Ions recueillir les noms ny armes. La dite luille d'armes contient huit lignes, dont en les premières n'x a (]ue deux armes sevdement. tout au dessus sont les armes du roy (Iharles sepliesme. En la .Sl- ligne... le 17c nom et armes. L. l.c liruu >•
1'° 205. note théologique en latin sur S. Jcan-liaplislc. 1"" :'i;7. en écrilure de la main de la Benscric que nous voyons en 1703, une série île lilics somiiiaires : " Un cartulaire en vélin rontenant 123 feuillets couvert di'iuir noir coinmen- ^■ant par : \pparitio s. Micliaelis ad Auberlum — .Vppiirlatii) reliquiariim de Moiile-li.iig.ino — Coiislructio Basilicie S. M. — Dcdic.icio Monasleiii S. M. - De (iuillelmo Kollonis ducis lilio. — De Ilichardo (iuillelmi diicis lllio. — Inslilutid monachorum ordinis s. Ben.'dicli — Instilutionis confirmalio. •> et d'autres pièces diverses. — « Délivre est très bien écrit a\ec plusieurs taillesdouces et mérite une sérieuse allenlioii lianl hès cnricuN. "
« .\.utre cartulaire de l'abba\e du .M. S. .M. écrit aussy sur du \élin contenant 3Sl feuillets. Ce Hmt commence ])ar ces mots : <■ Provincia Lugdunensis » et finit par une lettre du capitaine (îaliricl de Murmais aux olïiciers sur une taxe du vin.
F° 2011, trois lettres se r.ipjiurlanl ;i (li> rccliciilics (l.iii^ les archives du Mont: 1" « à l'ontorson le ',) nov. I7iil » : l'auteui' éirit à u Mgr " ipi'il .1 été au Monl pour lire et transcrire le cailulaiii'. mais qu'il a été arrêté <■ par douleur de teste ■>. il .1 choisi un écrivain poiii (npici cl souniet deux modèles. Signé (1 de Moidré ".
2° Ce même correspnnil.iMl .iriiioiMi'.i \ljji ■ iincinpic •■ ilc l.i (li.nlcuù
DOCUMENTS ANNEXES 48o
sont les noms des gentilslioninios qui chassèrent ou. selon d'autres, deflcndirent cette place contre les Anglais » et. il va, selon la demande, faire un abrégé du cartulaire et des choses les plus remarquables; " Je le feiais moy mesnic. dit-il. si j'avais le temps, mais en vérité' l'occupation et mon employ ne me le permettent pas, mais j'en chargerai uji religieux. Nous a\e/, \n, Mgr. dans iiolie tiésor un petit bouclier cpie vous a\es cru estre du temps des croisades à c;iuse des croix qui s'y trouvent, mais on \ lit sur ([uatre lames de cuivre tpii soutajoutées à l'écnsson les veis suivants qui y sont gravez. Sur la I " : Hic invotutum Michaelis rernitnr scutnm ; sur la i' : (piod per ser])enleni lurlientem per mala flentem : sur la :i (pii n'y est plus : l'iebem cpia lualla Inil Islandia palla ; sur la i'-' : Turpiter occiso nionslrat miracula \iso.
n M. de \ auclair vous doit |)orter l'extrait et la copie de la liste des gentilsliommcs.
" Vous^ savez, Mgr, ipie J'ai l'ail icy inie despense de huit à neul" cens livres poui- refaire un liaslion di' l'euceinle des nnuailles de la \illi-. à la réparation desiiuelles nous ne sonunes tenus, nous l'avojis fait pour obéii' à vos ordres et sur la promesse que vous listes à un de mes prédécesseurs de le faire rembourser de ses avances, sur le prender argeid cjui serait destiné" pour' les dites réparations, .le prends la liberté de vous eu escrire aujourdliuy. Mgr'. j)oim- vi)us sir|)plier très bumblemerrt de noirs faire restituer cette somme par li's In'riliers du defTuiit abé. qui ont eu cinq cent mil livres de In succession orr autres, nous ne sommes iruUement obligi's aux dites réparations, rri \1. l'abbé ni nous... \oslre très humljle et très obéissant serviteur. Le prieur du M. S. M. >i
■i" 17(11 II Mgr. Nous sorurnes allés, M. de Uochemonl et moy, au M. S. M. Nous y avorrs exécrrté vos ordres dtr ruieirx (|ue nous avons pu, nous y avons reiuar(pié tous les écussons qrri se pouvoient voir et recognoistre, nous en avons fait irn détail exact : nous n'avons pas oublié S. Frani^'ois. M. de lioehemonl l'a dessiné et le rnellra airrsi que loiil le l'este dans l'ordr'C (pi'il convient pour vous le présenti'r. (le qire Je vous en puis dire par' avance est qrr'il avoit de la barbe moins longue (|ire rr'oiil les caiinciris. irrais be.iircoup plus que les Cordelieis. et fpi'il est visible qrr'il ne la rasoit pas comme font ces derniers; son habit paroit semblable à celui des eapucirrs. excepté que ses manches sont beaucoup ])lus larges et serrddables à celle des (.'ordeliers. A l'égard du caprrchorr ou ne peirl le remaniner. ne luy err avarri |)as été fait; il est repiésenlé li' dos torrrni' corrire la muiadie. une gloire derrière la teste, ainsi l'orr ne peni rien diii' à l'eganl du capuchon.
Il Pour ce ([iii est des archives, il y a îles pièces très ancierrnes. il faudrait y séjourner longterups pour eu retirer les copies qire voirs souhaités, si J'avais re^'U vostre lettre avant mon retour. Je l'aurais l'ail, mais il n'y a rien de perdu ayant engagé M. de Moidrey, frère de M. de Vauclair. vice-bailly à l'ontorsorr à vous en retirer des copies, ce qu'il pourra faire d'autant plus aisément ipie l'ontorson n'est qu'à deux petites lieues du M. S. M. : il est fort habile et enlendii. et se fera urr vray plaisir de satisfaire vostre curiosité en torrt ce qu'il vous plaira luy prescrire, s'il vous plaist luy faire l'honneur de luy en escrire, vous en serés très content.
i( En attendant je prends la lilieilé de vous dir'e qu'au dessus île la figure de S. Frarreois. il \ a une iriser ipliorr en ces termes : n S. l'raneiscus canonisatus fuit aruio Dei I22S. quo clauslrunr istud perfecliun fuit ".
« ^ oici quelques copies ipic J'ai tirées (|rre je vmrs envoie sirr lesquelles il
486 noci mi:m,^ \n\i:\i;s
vous plaira rpiiiarqiiPr rcllrs dont vous anus lic-niii. \l. de Mciidirx m- mati- (jiK'ia pas de vous los envoyer inressanitncnl .
Il M. le prieur cl lis anlrcs lelitrieiix nous reccvroiil avec loiiles sorles d'hoiinestelés el se Icidnl nn \i\i\ plaisir de vous doimer ee (pie Mins sinitiai- Icrez. Il y amie inlinih' de heanv sieanv Ires eniienx. ciiiinni' xims |iniiiés remarijner dans les feuilles incluses.
1. Tontes ces chartes et anciens lilri"- soid lianscrils dans deux lailiilaiies en M'iin. l'un appeli' li' l.i\rc noir di' I :':( Icnillels. cl l'anlri' le l.i\rc lilaiic de 3S4 feuillets. Si ces Messieurs \onlaieid mius Ii's conMi-r. ce scrail nnc licllc curiosité de les bien faire transcrire, .le ne ci'ois pas (pfils vous icliisi'nl, limoignans avoir aniani de déférence (pie de icspect pour \os ordres, l'our nioy, je me ferav toujonrs nn liés };rand plaisir dV'xcciiler lexliielleineiil les eoniniissions dont il vous plaira in'lionorci : je \ons sn|)plie d'en cire \ ci ilalilcincnl persuadé.
<i J'av éeril à \l. hesloiiclics de \oiis cnvoier le iiieiiioirc des conlenis dont il a besoin, mais il demeure dans un pavs hors de lout coiniiiercc. cl il l.inl le plus souvent que j'v envoie des exprés. .le suis snr])ris cominenl il pcnl ha vailler cliez liiv dans uni' pclilc calianc a\cc une \ieillc incrc. di's licrcs, des SU'urs. \ons l'erc/.. \l;:i. nnc \ra\c iliaiili' de ln\ faire aMiir la coinniissioii de controllenr de la lioinainc à Hciiic\illi'. doni il sa(|nilera fori bien el sans reproche, à Joindri\ s'il nous plail. i|n'ilaiil a lieue el demie prés de celle ville et hors de lendiaras de son |ielil inen.ii:!', il en fera pins en un mois ipTil n'en peut faire en six. situé coinme il esl. ce sera nn ino\cn de linir pi ciinpliini'iil rouvrajie que vous luy avez fail coinmencer.
!. .l'atleiis la semaine ])rocli,niii' loulles les armoiries dn bailliat:e de \Ioilain pour les faire niellie ensnille de cilles d' \vranclies. .T'en axais lieauconp, mais il m'eil man([nail cmnics. .l'ay i]r l'iiiipalicncc de \oir cet oiivraij:e fini, mais francliemenl il est Ion;.', c'esl ponripio\ je \ons siiplie de procurer cet employ à ce Kenlilhomine. 'le sera, je le repcic. le meilleur moyen pour l'achever avec toiile l'exaclilndc ipic mhis désirés.
I. .le suis lonjnnrs a\cc nn très profond rcspcel. Monseifriieiir.
\ohc Iles linmlilc cl Iles obéissant ser\ileiir,
|l| l.\ lîlONSKIUE.
Il A Coutanecs. ee 2il' août 17ii'i ».
K" 27."). d'une .inlic iMiiliiic : l!ailiilaiic noir de labaic dn \l. S. M. au jiéril de la mer. l.e commencemeiil de ce cailnlaire ne conlienl aucune inscription de Charles de princes, mais siiilcnn ni l'histoire de la fondalion de celle abbaye, l.nn \cnd au \I.-S.-M. nn pclil li\icl qui répète ce ipii esl ilil dans le cartiilaire an sujel de la tondalion de |'alib.i\e. (!c même carinlaire louche, en outre (piehpies points de l'Iiisloii e des 1 1 ois pi ciniers ducs de Norinaiidie dont vnicy la généalogie suit l'analyse el la copie de ipielques chartes.
I"" 2X1 à 3fl.'l. relatif à 1' •■ abbaye de la Luzerne, ordre de prémontrés. dioci-so d'VMaiicbcs " a\cc poni ilibnl : \l.innsi lil de la l'assion de N. S. .1. (I. par Meodémc. lin'- l'alibaM' de la 1 n/cinc lilic si'iil , lin y rcmanpie une lisle de persomia;res illiisircs depuis l,. \|| . des ivli.iils de Ni'cinlo;;ic .i p.iilii de 111:1
DOCUMEMS ANNEXES ' 187
et des extraits << ex aiitiqno coilice nis tiblj.ilia' S. S. Triiiitalis de I.uceiiia ». et la série des abbés; eutin (|iialri' pattes de descriplinii des << Mninniieids de l'abba\i' de la l.iizeriie ". dans lai|nclli' nous releMiii^ la unie siii\arile : " On y vnil lo liindjeanx di' drn\ cvrcincs d' \\ ranci les t|ni \ ilidisireid leiu' sr|iulhire » : l'un sur arcade. île \1l:i' \cliai'd, dc'cédi' le 2'.l mais [171 : l'aiilre >nus arcade, de Jean de la Monclie, niorl en 1327. — I''" 301-310. u l'assion de Nolie Seignenr par Niicodème. copiée snr nn manuscrit qui est dans l'abave de Sa\ij;ny-\lecliin de Mdilain. ' ■ In numinc Uni Dei summi Innien ad rcM'lal ionern i'.
Kl inaiLilenanl (pie iicins avons dnniii' l'analxse du ni.iiiiisci il . nnns ri'venons à la pallie ipii nniis inléresse spécialcinenl. à la des, riplinn rie l'.ibliaNe, surtout au point de Mie licraldiipie axcc une M'iie de blasnns et de dessins d'un vif intérêt ; elle a pour tili'e : Maiiiiiiiciils de t'uhlxiYr (tu Maitl-Sl-Micln-l. didcèst' (/' \rriinilii':i cl M/'innirra iin\ir xerrir it l'iiixloirc du mf.<inf iiuiuu^iiTr.
Sur la II? porte d'cnlree sont les armes de France a\ec l.i couronne oineile le collier de roiiire de S.-Micliel. pour supports deiiv; salamandres conloinncs; la ([iiene recmpiillée i)ar dessnubs •>. Au bas. à gauclie, ])enclié sers li-s aiini>s de Krance un écii au lion ram|)anl avec pour cimier un casipie panaclié muluonté d'une tète de dragon. \ ilioilc. un ('•en pciic lu'-, lailli' et lianctir- avant pour cimier un casipie avec une lète de mort. Ces t mis hiaMins id, lient - noirs ciimnie s'ils étaient bronzés. » Sur le coté il y avait une [lorle. dite m l.i poilc des lanis », par laquelle les relitrieux passaient ([iiand il leur |ilaisait. bien i|nc l'enlri'c coiiiniune tut fermi'e. Au-dessus étaient les .unies de France avec la conionne ouverte.
La sccoiule porte dite de \iiln-l iiiiin' . ! )ii ciilc de l'airivi'c. les aiiiics de France soutenues par deux anges de grande dimension et timbri-es d'une coiiion ne .. très antique ■> roriné'e de lleurons alternativement petits et grands; ces derniers de plus de i ponces ; au-dessus du blason il y a sur " un cari'au " i co(|uilles formant un carré'. \u dos de la porte, un écu écartelé de France -et de iJaupiiin. blason du daiipliin depuis Cliailes \llavec le collier de l'ordre de S. \licliel.
A la [loi te (le l'abbaye où se trouve la dernière garde, il y avait « 10 petits fauconneanv de bronze i. et, ajoute nn visiteur. " nous avons reniai ipié c|ue dans le même cmps ili> garde, il v a qnalie l'cns »; celui du milieu l'-l.iil de Souvré portant de sable à ."i bandes d'or, au chef de gueules cliargé iriiiie croix d'argent. A droite, le blason de lleniers, gouverneur du Mont, d'argent à 0 lozanges de gueules posés 3, 2. I. A gauche, deux lilasons : le premier d'azur ;\ 2 chevrons d'argent accompagnés de 3 cocpiillcs de même ; li' deiivicme. d'azur à la croix d'or i li.irt;i''e de ."i coquilles de ;.;iienles avec le iulliei de l'mdie de St Michel ; en bas est <i un grand S. .\licliel. celui du collier, soiibs lequel est mis 1612 >i ; il est de la Luzerne-lirêvans.
Dans l'abbatiale, le premier pilier à ilioile de la iiefa deux l'cus. celui du bas a 2 chevrons accompagné de 3 coquilles et au-dessus l'.iiilie lil.ison du corps de garde à la croix chargée de 3 coquilles ; au 2' pilier, du ci'ili' droit, vers le tiers de la 2° fenêtre, il y a gravé sur « le carreau • un l'cii à 3 pals entouré de deux palmes ; au 3° pilier où est appliqué la chaire, il v a les armes du cardinal de Joyeuse... Sur la ganclie du iiiêine pilier, trois bl.isons : Le 1" d'azur à trois cœurs d'or posés 2 cl t ; " sur le 2' et le 3' on ne peut rien voir •> ; sur le milieu de l'arcade, entre le troisième cl le quatrième ]iilier. est un l'cii avec 5 cœurs posés en soutien et la pointe en bas. Le jiilier. un écu on rien ne parait. Au haut du cintre de la voûte, entre le .")' et le 0'' pilier, il y a les armes du
VSS DOCUMENTS WNEXES
Ciirdiiial ilc Bourbon, l'-rarlclr an I cl 1 (rKsloulmilIc i licmclr d'ary^piil cl tic pupules'; au :; cl :) do Ilnriourl. Sur le loul d'a/.iir à 1 IIimmv de lis d'or, hriscp d'un hàloM de gueules pose m luiiile. I.c blasim csl lirulir(' du chapeau de Cardinal.
A la vitro " d'en bas do la polilc allée, du niciue cnli' de la ucf .. il \ a les armes des ducs do Lorraine liinbrcosd'uii chapeau de cardinal. " l.'ecu de l.oi raine se trouve en plusieurs endroits do l'abbaye, dans le rérectoiic. à l,i place Iioikh ahic du landiris avec celle dilVoreiirc (ju'au lieu do la baudc de «ruoulcs. ipii est sur le loul. il n'y a qu'une flèche tpii lra\crsc les trois ali'iions on l'ai^-on do nierlollos. lesquelles ont la télé ou bas. cl les dcu\ linus d'.iu di's^ou-~ lu'... l'écu est orné d'une couroinic diK air s(u mlumIi'c il'uuc croi\ poinoléo au-dessus de laquelle il parait y a^oir ou auli-el'ois un ch.ipcau do cardinal {l'oi'i sorloni des cordons à t.") houppes do chaque céilé.
\ la fenêtre du léfoctoiro. à droilo. il y a les niérnes .irnics. à l.i dilVi'i cnco qu'au lieu du chapeau il y a luie initie et une crosse Ihuiih-c on dehors cl deuM palmes au lieu do houppes (ces oinemenis sont d'ori. H \ ailiii\ écussons pareils dans deux vitres blanches de la ch.indue abbatiale (pii csl coniro (m arlcle au l"burolé de Kl pièces: ."i de gueules et .'i d'argoid. Ou fu \oit do pareilles dans l.i
salle des holes à la grande vitro et à la porterie cl m plusieurs autres endroits.
Il y a aussi, dans ces douv doinioi-os vitres, avec celles do I.f)rraino, trois autres petits écus d'argent à I.i croix polencéo d'or accon)p.ign('\ clKwpir' croix. do<pialro petites croix aussi d'or ({ui scirjl de .lénisalem. \u liaul du ( iulie de ladite vitro, orniion la rencontre de ladite arcade il y a un l'cu do Iraucc lindjn'' d'une courniuie " à l'anticquo non fermée ». \u-dossous approchaul le ciucilix csl un écu d'argeid avec une croix où il y a une b.iiuiiorc do gueules sur lai|uillc csl luie croix d'argonl.
\ l'entrée de la purle du li.is cli(cur. sord les armes <lo l'abbaye. (\c s,d)le chargée de tO coquilles au clii'l d'aziri- à :! Ilcnrs il;> lis. suirnoidc'cs de la luilrc et de la crosse, le tout sculpté en iclicl. Sui la pnrlc de la ch.ipclle dos ii'rKpics. il y a les armes do dodefioy do Houillon tpii sont pareilles à colles do .lérusalem ci-{iessus, une croix potencée et cantonnée de V croisetlos, « gravées sur un carreau >i A rentrée do la ch.ipellc. à droilo. il y a les imins et les armes des
genlilhonimos (pu défoiiilircid le \l<iid sous Chailcs \ll :1c tableau a été renouvelé on llili:;. ■' ainsi cl ,iu\ inrsrucs Ici mes (|iril csl i's( lipl en liaiil île la iniiiaillc où |)araissont encore ([uehpies noms et \ostiges d'armes dans un cartouche qui est au-dessus de ce t.ibloaii. i il.o manuscrit rcprésenio dou/e do ces blasons, i Ledit cartouche est orni' do pluvi s trophées d'aiini'N paiiiii le-c|iicls J drapeaux ayant s\u- l'un les .unies do franco, ol sur l'anlir i elles de \ eniliiino. (I Dans ce tableau il paroisl ceiil xiiiLil cl un écussons dnnl un peiil en ilisliiiirucr ceux qui sont représentés ici ip. 22 il.
Un \y"u plus haut sur l;i nniraille de l.idile rli.ipelle esl une i pilaplie
avec, au somniel. un bl.isnn c'-c,ii leli' au I et 'i...do guoulos.au :; cl :i de gueules
à un lion iss.anl. à la l'are de chargée do :i.... \ii-dossus un lil : ■ t'.\ gist
noble cl pniss.inl soigneur \1" (i.-ibi'iei Dupiii s' de \ iennnis en I l.iiipliiii('\ liouten.int poiii' le roy en cesto place du \Iont-St-Micbel. lequel Irosp.issa le 12' joui' d'ocloliro de l'an tr)2i, et a fondi'- à pcrpctuité rieux messes cliaipie semaine a estro dites par les roligienx de ri'',iiis dans ceslo chapelle au morrieili ri vrndredi cl au bout de r,iii cl |i>iii de son trépas iinr gr.uide inesse. cl a dniinr la clostmo de celle dite cli.ipellr. Ilirii lui f.irr paiilun à l'àine. \nirii. •• D.ins la
DOCUMEMS \NNE\Eïi 489
môme chapi'lle, sous le... il paraît une « vieille statue d'abé de careau de Caën, foute hrizée et rompue » sans aucune inscription. .Vu-dessus est un blason
d'azur à une croix d'or sur une banderolle de gueules avec croix d'argent,
il paraît être le même que celui « du liant du cintre de la voûte, approchant du crucifix ".
u Vu haut du doine de l'autel on sont les saintes reliques ■> le cliel' de S. Vubert, il y a doux écus en un cartouche soutenu par deux anges: à droite celles de l'abbaye avec les armes de la Congrégation S. Maur d'azur à une fleur de lis et pnx. en chef d'or, en pointe un cœur enflammé traversé de devix flèches de même.
Il Sortant de cette chapelle et conliiniant le tour du cu'ur par le coté de répistre ». on Noit la chapelle de \.-I). de Pillé dans laquelle est un grand \itrail proche l'autel où se \oient (i blasons : 1' De sable à 'i faces endentces d'or entouré du collier de l'ordri" de S. Michel et surmonté d'une crosse : 2" \ droite de la vitre, d'or au chef échiqueté d'argent et de gueules de 2 traits, 5 pièces à chaque trait, timbre d'une crosse d'or ; 3" \ gauche sont les armes de l'abbaye : '►" Un peu plus haut, à droite, est un écu [jorté d'azur et de gueules avec au I" une fleur de lis et au 2' une demi-croix d'argent. Vis-à-vis celui-ci, du coté gauche de la \ilre. est un blason écartelé au I et i fie France, au 2 et 3 invisible. Dans la même chapelle, il y a une autre grande verrière montrant « tout en haut » un blason pareil au qualrièine. Dans le milieu de cette chapelle " il y a un ouvrage de carte délicatement travaillé (pii représente le Mont-St-Michel, lequel a esté fait pTr un religieux de la d. abbaye ».
Dans la chapelle qui est au-dess\is et dite de St-Marlin, le vitrail garde à la partie supérieure un hlns<in écartelé au I et 'i d'Estouteville, au 2 et 3 de Harcourt, et sur le ton! d'Orléans ; au-dessus de l'écu il y a une croix ponietée d'or dont la pointe |iarail en bas derrière l'écu. (lelle mèiue chapclli' renferme deux autres blasons c. au bas d'une des vitres, dont celui de droite, d'argent au lion de sable armé et compassé de même ; l'autre, à gauche, est porté au I avec demi écusson pareil à celui dessus, au 2 d'argent, à l'écusson et demi d'argent, le f"" chargé de 4 fusées d'or et sur le demi écusson de 2 fusées d'or (écus rouge et <( raccomodé indifférament » i.
Vu-dessus de cette chapelle esl relie de Sle-\inie: le vitrail a deux blasons qui semblent i< raccomodés ".
Le I" écusson porte au 1" d'or à une barre ou espèce de ehevron d'argent (avec meubles qu'on ne peut distinguer i. au 2 aussi d'or à 2 demi-clievrons de gueules, le tout envirciiuii' du collii'r de l'ordre de S. \Ii( hcl a\ec un casque de côté.
Dans la 3"' \itre, un écu loul pareil à ce dernier où les couleurs sont toutes effacées. Dans celte même cliapelle. il y a une épitaphe de cuivre contre la muraille du côté de l'évangile, en haut de laquelle im écusson bandé de 0 traits, 3 échiquetés d'or et de gueules à 3 Ira4ts chacun, et 3 bandés d'azur; sur la première il y a un lion d'or.
Contre le mur du côté' de l'évangile, en liant, il y a \nie é'iiilaplie sur cuivre. Voicy l'épilaphe : • Noble homme Guillaume du .^^olier de Daupliiné. en son vi\ant lieutenanl pour le roy en eeste place soubz la charge de Monsieur de Molant. lioitenant général de haut et puissant seigneur M' le comte de Tende, capitaine en chef, a fondé à perpétuité une messe à notte a estre dite et célébrée en cestc abbaye par Messieurs les religieux de ce lieu chacciue an a tel jour qu'il
im ik)i:lmi:m> \\\i:\ks
circrdii le 10' jour ilo (loioiiil)rc r;iii I."i2.'i. pour la fondiilioii dr l.uiucllc» il a iioinl)i(' aii\ ilicls i'clijri(Mi\ six viiiiil li\rrs lumnois pour cslii' cnipluM'i's en iciilcs rt dislribui'cs par cliactiiui an par l'inlii iiiicr aii\ icli^irn\ assislans à la ili( Ir' nipssc Dion lui liiii^ pnVdon à l'àriir. \ini-ii. ■
Kn l)a>. ■•in le p.i\c ilc (clli' dirli' (ji.iprllc. csl ini priil i.iiran de ( iacii di' I()iif,'iunM' d'un pictl S ponces cl iaryc d'nn pied :i |ic>nces. sni- leipicl parnisl encnre (pichpics lijjnes (|ni lepréscidenl un relif;ieu\ axi'c i|nclipii's orncnieids inorluairps avec den\ colonnes sni- lesquelles, enxiron le niillii'u, il \ a parois! deux écussous d"lierniincs avec nue lasce el sur les d. ecnsson^ il \ a i|nel(pics traits perpendiculaires on de i;neiiles. el esl cscripl an-ili'ssons oiir i''pila])lie en ces li'rrnes : " C.\ i;isl IVcre .lean l)an\illi'. annio^nier arciiidiacr ■ de cesie al)a\e. ))rieni' de l'onlorson, qni desceda le I U' de ian\ii'i' l.iHI. hien ln\ l'ace parilori à rfiine. Vnii'n. ■>
An 1. 2:!ri esl inlei'cali' nn dessin rcpre^enlanl nui' liL:iire du i lollre, S. François d'Assise.' a\ec la noie siiIn inle : < I ne vlalnelle de (■cnileliri. les pieds nus posés sur un oiseau, la parlie inrérieure ca.ssce : une iiisriiplion en lellri'^dn XU' on Mil' siècle poilail: S. I''ranciseus cniinnisalns liiil ainio Doinini M(1(A\\III. (pio clnuslrnin isliid pei Icrlnni liiil •■ sur le iiiv. on lil : •■(ielle lifinrc a esié coppiée aprè- une priilr ^l.iliie de carcan de ( lai'n ipii c-l an cloislie dn \loid-SI-\Iicliel ...
Dans la cha[)ellc de la \ ici L;e, an lionl dn cieiir. il \ a lioi-. \ilies a\êc un écarlelé d'KsIoulcNilIc, loiinncdans les chapelles pi i'm (■ilenlcs ; il \ a aussi deux loniheanx de carreau de I iaeii, l'iiii conclu'' dn cosié de révanj,'ile, el l'an Ire à genoux sur lin pelit |i!ed d'eslal. i'li'\c de 7 pieds de roy. ce pilaslie el la fiirure sont coidre la ninraille du cosIé de l'i^pilie: celle dile litjnie esl di' .lean de Laui])S. dernier ahbé religieux, uiori le i' di'i-. I.i2:i. IVéïe de (luillaunic de l.anips. concile du cosIé de l'évangile. I.e d. Jean lit parachever tout le cieiir, scavoir depuis le hani des \illres du ciripiil jnsipi'a la dernière ardoise de la coinerliire ; à la voùle il fil niellre les armes de |-'i-ance. celles de cesIe aliliaxe cl les siennes. Il y lit aussi l'aire les heanv \iliaii\ dn cieiir ; il receu l'rançois I" roy de l'iance dans son ahaxe en l.'iiS. alanl processionnellenienl .ni de\.uil ili' Iny en liahils ])oidilicaiil\. Il esl à rcniaripier cpi'en l.");ill, .lacipics d'\iili,inl lui le -" .ilii' après le d. Jean de l.anips. leipiel ])ril |)ossessioii en I :; i:| après la inori de Jean le \eneui' ahé l'M'sipie el conle de l.i/ieux, gr.nid .ininonier de Krance cl cardinal. Ie(piel lil reculer le poiliail el escnsson de J. de l.anips ipii esloil an grand vitrail du haut dn cii-nr. el \ li^l niclliein s.i pl.ii c son elligic en h.iliils de cardinal, el ses armes. \is-i'i-\is cilles iln c.nilin.d d'Ks|oiile\ ille.
I.a liguie snivanli' esl île carreau de Caen représenlani le loudiean de (luillauiiie de l.aïups. ahé dn d. lien, ii.ilir du Danphiné. du cosIé de l'c'Nangile. avec ses liahils poidificanv. I.i niilic en lesle el la crosse cidre ses luas, nn oreiller soubs sa leste, un ange ipii le soidienl el nn lion a ses piecU. aiili>iir il \ ,i sepi petites ligures pleureuses de 17 ponces de hanlcnr. el lonirc l.i nini.iille il \ a un pilastre (|ui s'élève au-dessus dn lombe.ni de l.i bailleur de 1 pieds environ, nii-dessns dinpiel il y a i anges dehonl. qui liennent un écusson pailie d'argent
el de gueules, an lion de l'un el de raiiire. el an-dessus esl n rosse d'or. \ii-
dessiins dn grand écusson II > en a dciiv anires petits sur dciiv plaicpics de ciii\|-e. ipii soiil pareils à l'ecnsson cy-dessns.
I)e la chapelle \.-l).. nous erdrons dans la chapelle S. Michel, où il \ a i écus en baiil de la vitre qui porte d'or au chef éliqnelé de deux traits d'ar-
DOCUME.M'S AiN.NEXES 491
geiit l't de gueules, déjà vus eu plusieurs eudroits ; ii giiui hc sonl ( clli's di- l'abbave. une vitre ou encore ces uiesmes ariuoiri;'s.
Après la visile di's clia|iellcs aulour i\\i cn'iii. n(lu^ rciMcrMiii-- le luesnie tour pour décliiirrer les l'i iissons sur la rldlnrr ilu d. (leuj par le dehors. Vudessus de la porte (le l'(''|iil|-e. écu di' l'raiice (ir ni' d'une conninne nuvcrie à 3 fleurs de lys entières el dcnv demie aux deux ciislés. soulenu de deux anges ; au-dessus un écu coupé, an !" clinrgé de ciu(| t'cnssous on caieau dossier, au second [ilein ; en liani ilc rarndrlissi'nii'nl de la il. |iiiile. il \ a un lilagranie qui règne (oui anlour du cu'ur, où soid plusii'ius l'cns ; leliil i|iii esl siu' la d. pnrie à droite a un clievron accompagné de trois tètes de li'opaid : le 2' à gauche a trois gerbes de blé. liées par le bas. .V la 2' cloison du cnur. il y a i écus, le 1°' de Krauce orné d'une couronne basse et non rerniii'. sur hupielle il y a sept feuilles d'acbe avec le collier de S, \lirljrl .i I :i roipiilles. enlie rliarnne un demi nœud et au bas S. Micliel arnii' sur nu drai^nn; au 2' l'cii. il \ a :i dauphins posés i et I. la tète eu haut toui'ué'e à dinile de l'écn et au-dessus une conioruie de vidame perlée au haut et au bas. el Z rangi'i's de perles i[ui la traversent ; cuire ces deux écussons est le snrrijire d' Ahr'iliniii. el au-dessus vui écu de leur congrégalioii placé dans le lilagrame.
Dans la :i'' cloison, il v a aussi t écus: le I" anlieii à la li.iiidr ihaigee de 3 sautoirs a un chapeau à l'anliipie eu l'acon de moiliei', d'un sori un cordou à U hou|)pes de cliacpie costé el piisées 1 2. I 2 ice lilason sr lioiiM'd.ins la voûte du cieur i)ar dedans) ; l'autre écu est à peu près le nièine pour 1rs oruemrns. an dedans de l'écu il y a nue croix chargée de '.I peaux de \aii-. Krilre ces deux écus il y a une grande ligure du Roy Dni'id avec sa harpe, el au-dessus dans la suite du lilagrame un écu avec un chevrnn rhaigi' tie 3 bezans on IouiIimiix accompagnés de :1 glands à longue i|iieiie. la lèle eu haid, le d. l'iii ornr il'iinr mitre ayaiil en dc\anl une iiossr.
.V la 4' cloison. Il \ a 2 crus, ilonl le I" a une croix chargée de 11 peaux de vaii' avec le cordon de S. Michel .à lu coquilles, el derrièi'e l'écu vuie ancre renversée; l'autre écu esl écarleli' shuplenieut ; entre les deux, il \ a une liguie d'(ui l'nifcltf. \ la 'e' cloison, il \ a 2 écus carres: le I". l'iailele au I el 1. :l llenis lie l\s. à la lianile lirorhanle sur les deux qiiarl iei s. an 2 el ! il'l'.sloiitevillo; le 2" en lozange an lion ranq)anl. entre les deux la ligure d'un autre Profclle. \ la li" cloisou.il v a 2 i''iiis: le I" aux armes de l'abbaye, l'écu esl orné d'une crosse an dedans, el la poinir d'icelle parail [)assei- par dans un mille, soulenu eu haut et eu bas [):n ipial le priiles ligures: la 2' a I II a nuelels posés 3. 3. 3. I. cet écu est un larlonrhe à l'a ni iqiie surmonlé d'une crosse seulemeni: entre les deux est ime figure de ProJ'ctIe.
La 7' cloison est comme la i'. La 8° cloison a deux écus pareils à ceux de la 3«, à la réserve que le droit est à gauche. La '■)' cloison a 2 écus : le I" écartelé de l'"rance et de Dauphiné avec le collier de S. Mii lui à 12 coquilles et meud simple; le 2" est de France avec une couronne de liuilles d'ache el le collier de S. Michel; entre les deux un figure de Prafellc, et au-dessus dans le filagraïue un écu au lion rempant avec vuie mitre dessus le d. écu et une crosse.
La 1U° cloison est ])einle d'une li^^uie de 1/ovsc ipii nionlie an [leiiple un serpent tortillé autour d'une colonne, el au-dessus dans le lilagraïue il n a un écu a une fasce surmontée eu chef de 3 inerlettes, avec une rose en pointe. Sur l'onzième et dernière cloison, où est l'entrée du cœur du costé de l'évangile, il y a 2 écus l'un sur l'autre; le I" au bas a les armes de l'abbaye soutenues par
i!)2 DOCUMENTS WNKXES
2 petits aiifros. cl r.iulrc a l.i tiniflnri' rlinij^'c-p do :! snnioirs coniinc ri (lovant avec chapeau soinhlalilo.
Après les armes an (IoIkhs iln cniir, nous avons reniarqno relies du dedans, à onninieneer par la pnile <\r IT^pili-e iiù il \ a V écns. i sur la porte ol :! dans le fila^ranie : les 2 premiers dru lia^ mmH de jrneules nn lion do niènie, cime d'un croissant et deiiv anges qui le lienueul ; nous erovons (|uo ce son! les armes des abés (le I.ainps qui ont esté mal piiulcs ; le dessus- e-l do ^\ioules à la croix eliarjiée de !) peaux de vair. I,es 2' dans le lila-jeamo sont : le I" éearlolé an I et i à luie rose, au 2 et A à 2 lions rampans; le 2'' à f^iauclio a ;i |)intons ou ericles axer leurs anses posées i et I ; les 2 premiers se roijardoid, et le :i' esl tourné à droilo. \ la i' cloison, il n'\ a (pii' l'éeu de leur coni,'iéy:atioii cpii est placé dans le lllaj.name. Dans la :i" cloison, il n'y a cpio les armes de la d. .ibayo aussi dans le llla-rrame.
\ is-à-vis. de Tanli'e cosié. (|ui e^l r(''\ani;ile. ilans le dil .uunilissi'mrul ou filagrame. il .\ a le niesme escu de l'abaye. Dans la i loison suix.uile. ({ui e^l au-dessous, il \ a dan.-, le mesme amortissement I éiu à un clie\rou ^ur inouïe d'une pelile ci'oix accompagnée di' :i cocpiilles. Dans la <'loison suivante, où esl la porte par où les sieurs religieux entrent du couvent dans le c(enr de l'église. il y a i écus, dont le l"à droite esl à 3 fasces de sable. accomj)agnées de II) nierlelles de niesnie posées l. :i. 2. I. soutenu par 2 anges; celui d'en dessus est d'Kstouteville ou d'Ilarcoiut. el sur le tout d'Orléans, déjà \n. I.e 1" du lilagramp est d'hermines à la fasce de gueules, et le 2'' a une bordure cpii a :i lozanges, b'Kpielle esl accompagm'e de 2 croissans. relui du liaiil moulajil et celui du bas renversé.
.\u-(lessus du gratid aulel, dans l'archileclure de la coniretable. Il y a :i écns ; celui du milieu de gueules à la croix d'argent cliaigée de '.) p(\nix de \air. d'azur {quoiqu'on ne puisse pas bien dis|iri!.nier les coulenrsi les mêmes déjà tronxés au dehors de la closlurc. Dans irliii (pii esl à d. soni les airiies de l'abbaye; celui de g. est de sable au ilir\ron irai'i;rut cliar;^!' de 1 lourleaux d'azur, accompagnés de Z glands d'or, 2 en l'asce el I en poiide. Dans les :i vitres au-dessus de la coniretable il y a plusieurs écus : celui du milieu a les armes île Franco, el au-dessous celles de Normandie : sous l'éen de l'rarid' irn autre par ti de gueules à la levrette courante d'argerrt. air croiss.rnt monlarri de ruèure, .m cliel' de gueules, chargé d'une croix de .lirirsalem il'.irKent.
Dans l'autre vitre à dioile. il \ a aussi :i écus. dont le I" est de gueules à la croix échiqiielée d'argent et d'azur de :i traits ; arr-dessous, du même ciMé, il yen a un de gueules à la eioix chargée de 1) peaux de \,ui' d'azur (déjà vu). \ la dinite de i el éiri il \ en a urr de MM. de l..iinps. d'ai-L'ent el de gueules au lion rerrrpaut de l'irn el de r.iulie. Darrs la T et derriiéie vitre, il \ a un écu écarlelé d'KsIoutON ille et d'Ilarcoiut. el sur le tout d'< hli'ans avec les ornemens déjà vus. De l'autre colé. dans la dite vitre, est l'écii d'Vrlus de Cossé, évesque de Coulances, de sable à :) fasces endentées d'or, \n-dessns de I'i'tu ir( )r li'aris est vui atrtre. d'argeiil à la bande d'azur cliaigée de :i sautoirs d'or, i|u'ou i mil 1rs armes du \ erreur', abbé el cardinal; les armes îles Moutiers sont |i.ireilles et nous les avons troinées en plusieurs endioits. \rr Ir.inl de la voiile du cieur, dans la clef, il y a :i écus : le f' de rraiice, le 2' de l'abbave, el le :i' esl pari-il à celui (pie nous croyons de \eiieur, le chaiieau \ esl d'angmenlalion.
\ la grande grille ou balusliade du cienr. ipri esl de fer. il \ a urr erand écu aussi sur une plaipie de 1er. l'e.irleli' air I el 1 d'or, an lion rerrrp.uit de
DOCLMENTS ANNEXES i!)3
SHPulos. aniu' et l.iiiipnssi- do inrinc. an î ot S do gueulos à la l'asco d'or cli.ipjjiV do 3 flouis ilr l\- do siiioplo, au lidii iiaissanl de mémo on cliof. arnii' cl couroiiiR' aussi ilo siiuiplo. Dans lo dit caMir. nii oliaidoiit los lolijrioux'. du iiislo do rôvangilo. il v a un fros boan labloaii do Micliol-ViiKo dans loquol est un S. Michel, au bas du(|nrl labloau il y a un f.'raiul aup' qui tient devant soy un cartouche, ayani un ccu qui est l'carloh' an I d"arf.'."nl à la oioix porb'O do gueules, canfouiic'c de i aii;lrs i'|il()y('OS i\c sablo se le^ardans. sur le tnul d'or à 3 fasces do sable chaiirées de &; i.s/c); an 2" de France à l'orle do jjneules coniponnée do i pièces d'aifjreid ; an 3 de France à la liordnro de ^'uonles. charo-éo de S bosans d'argent; au r de L;iieulesà \ui rais on oscarboucio d'or à 8 pointes, et an bout de chatpie ])oiule une Heur d" l\s aussi d'or: sur le tout un écn d'or à une faseo ochiqneléo d'oi- cl d'ariicrd. l'.l sni' le lont doi- à une ai;.'lo éployée à 2 tètes do sable, couronnée d'une couroiuie de prince, au cordon eidrelacé de nœuds et d'otoillos. an bas dnipiol cordon il y a une eroi\ flenroinièe et V foudres aux 4 angles de la croix, le tout d'or.
Etant sortis do l'église, nous sommes all<' ilaus wm' 1res grande salle, nommée la salle de Sou\ra\, on nous avons Ii-oum'> les armes de Sou\ra\. pareilles à celles dans lo dernier corps de garde : de sablo à ."i bandes d'oi'. au cliel' de gueules chargé d'une croix d'argent ; ces armes sont à droite du tableau on est son portrait, lotpiel est roprésonlé sur un beau cheval, avec la dilléienco que ces dernières sont ornées d'une grande croiy de sablo (|ni parait par derrière lo d. écu. avec le cordon et la petite croix do Malte au bas cl le cordon de S, Michel. et s. le d, écn il y a une couronne de maïqnis. Vu bas de la d, salle, sur une porte, sont les armes du (Cardinal de .Tnyouse (vues dans la l' fenestreV
Sortant de l'église, nous sommes entrés dans le réfoctoiro où sont plusieurs cens, dont colin de Lorraine est placé au bout du d. réfectoire, à la place la plus honorable, ilans lo lambris ou revètissemcnt. lequel écu est paieil à tous les autres, avec cette difTéronco cpic la llèclie (|ni tra\erse los 3 aliénons a la pointe en bas, ot dans les autres il y a une bande ou nue llècho la pointe en haut, et les alérions son! on façon do morlettes, les(piolles descendeid en bas : cet écn est surmonté d'une couronne ducale avec nue croix pomelée d'or au-dessus do laquelle il paraît y avoir eu anlrofois nu chapeau de cardinal d'où soileul les cordons à t."i houppes t, 2. 3, '►, .">. V la fenêtre du d. réfectoire, ipii est à droite en y eidraid sont los mêmes armes, à la réserve (pi'au lieu du chapeau do cardinal, il y a nue mitre et une crosse tournées en dehors, et au lieu du cordon et des houppes, il y a 2 palmes; tous los ornemons sont d'or. Vn-dossons sont 2 petits écus ovales d'argent, à la croix potencée d'or, canlomiée de l petites croix de même. Dans les (i antres \itres du d. réfectoire il y a dans chac\uie 2 écus pareils à ces deiiùers, cl de mémo grandeur. Au-dessus du co'ui- (\\i d. réfectoire il y a une grande vitre, du côté gaucho il y a nu écu poteiH c comme ci-dessus, et dans la même vitre il y en a un autre cpii [)orl<' des gueules à la levrette d'argoid, laquelle est snrmordée d'un croissant moidanl, au chef de guenles à la croix d'aTgent. le d. l'cu orné d'un cartouche, d'une couroiuie ducale, cl crniroinié d'une ciiiix de Malte d'argent et du collier do Malte.
Los mêmes armes do Lorraine sont aussi dans la salle des Hostos à la grande vitre, a la porterie ou cnirc'c du monastère, et en plusieurs aidres endroits, comme dans la chambre abbatiale, où elles se trouvent sur le manteau de la cheminée et dans deux vitres a\ec colles de France écartclées de Dauphiné ;
lui Diici Ml \i^ \\\i:\i>
itIU's (les al)bt'S di" l.niiips se Irouvml :mssi sur un niiinliMii de (iicriiiiH'i' ri'\('ln de bois peicé à joui' loiiimc niic csprci" i\r filn^Miiiiii'.
Dans la xilrc de la cliainbic riiiniiHjric un du cliapitic sont oncoro les annps de CiodrlVoy de Hnnillor). d'ar<.'cid à la rini\ ilnr piiii'nci'c. cnnlornK'i' de 1 pclilcs rrni\ dr tnriur ; ers inr'ini's airnrs sunl rii plus itc rriil rridinils dans la M'" abay.
Il > a ilans la d. abaM' nn rnonlin a bird (pic des clnnauv foid loniiici' i>onr niciudir II' (I. bli'd. la ronc d. nii>nlin a (Wi pieds do rirconfércncc ; nn piéloiid ipi'il lail aniani de l'aiini' cpinn rimnlin à eau. \(ins aMins rcniaiipii' (pir sDub/. le cirur de réf,di/e il \ a 12 ^:rns pilliers ipii le suppcii Icnl enlieienieni avee tnnle sa pesaiileni' cl sa grandeur : cet on\ raf;e est digne d'adinii .ilinn. i (. i.U\ i.