‹ Le Montagnard; ou, Les deux républiques, 1793-1848Chapitre 18 sur 99 · il · texte numérisé non relu

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Une fois dans la campagne^ George s*^taU an élé la tête haute et fière , la lèvre dédaigneuse; sa nature bouillante et énergique se révoltait à la pensée de laisser ainsi le cl^amp libre à ses ennemis.

— Comment 1 nous fuyons devant eux ainsi qu'un lâche troupeau devant des chiens de berger? dil-il d'une voix frissonnante.

-^Noiis sommes seuls, George, reprit Obrîer sourdement; regarde tous les nôtres, ils sont morts, enfuis, ou écrasés par Tivresse; lutter contre Timpossible, c'est folie : u^ autre jour viendra, George.

Et Qbrier, avant que le jeune homme eût pu s'apercevoir de son intention, s'élança devant une fenêtre ouverte, et soulevant avec effort son bras ensanglanté :

— Marquis de Savernoy! s'écria-t-il d'une voix qui résonna dans les échos de la Maison^ Jaune comme un coup de tonnerre, nous nous retrouverons !

Deux coups de pistolet répondirent uux paroles d'Antoine Obrier; mais celui-ci avait déjà regagné l'endroit où George l'attendait immobile et calme, comme si aucun danger ne l'eût menacé.

— Allons, George, partons, dit«*il w jeune

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