‹ Le Monte-CristoChapitre 40 sur 135 · LAERTE · texte numérisé non relu

LAERTE

II n'est pas loin ! viens vite I La reine a bu la mort, rien ne peut la sauver Je ne dois pas non plus, Hamlet, me relever. ^ Tont secours serait vain, ma vie est condamnée I • Et Tarme, dans tes mains, regarde, empoisonnée ! Et le bourreau se meurt à tes genoux— c'est moi, Mais le double assassin— le voilà— c'est le roi !

hamlev.

l'ai Farme empoisonnée, alors, poison, à l'œuvre 4

^ (n frappe le roi,)

ouildenstern.

Trahison!

LE ROI

Ah! ^

HAMLET (redoublant.) Meurs donc de ton venin, couleuvre.

LE ROI

Je ne suis que blessé, meâ amis. Au secours f HAMLET, le forçant de vider la coupe. Inceste et meurtrier! Vide ceci, toujoui-sl Bois, maudit. — Trouves-tu ta perle ?

[Lomhre apparait. — Bamlei se ràresse avec effroi. EUp ^ vt« sible pour Hamlet seul et les mourants ).

L'ombre! l'ombre!

Viens voir tes meurtriers mourir, fanlôme sombre ! (Aux courtisans^ sur un signe de Vombre). Et vous tous, laissez-nous !

(Les courtisans héeUcnt, Banitet tes menace) . Qu'un de vo\is fasse un paS| Il n*en fera pas deux : je suis roi, n'est ce paa ?

Roi de votro existence et de leur agonie.

Ils se retirent).

1 Ried qu'entre nous cinq la pièce soit finie. Profanes! hors d'ici.

(Aux mourants).

Mourants, le. voyez-vous.

Répondez.

LAEaxE, se soulevant.

Le roi mort !

LE ROI

Mon frère I

Page 1