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CHAPITRE II

La petite colline où se trouvaient Edith debout et Hilda assise, bordait la grande chaussée qui conduisait à Londres, et qui serpentait à travers une étendue de terrain boisé. De cette hauteur, on put alors voir entre les arbres apparaître une belle et riche cavalcade.

D'abord, marchaient de front deux cavaliers tenant chacun une bannière. Sur Tune des deux était brodée une croix accompagnée de cinq martelets qui étaient les armes d'Edouard, surnommé depuis le confesseur ; sur l'autre, taillée en pointe aiguë, était peinte une simple et large croix entourée elle-même d une large bordure.

La première de ces deux bannières était familière aux yeux d'Edith qui laissa tomber distraitement sa guirlande en regardant la procession qui s'approchait.

La seconde lui était inconnue.

Habituée qu'elle était à voir la bannière du grand comte Godwin près de celle du roi Edouard, elle. s'écria avec un étonnement où perçait un mélange d'indignation :

— • Oui ose donc, chère grand'mère, dresser sa bannière ou son pennon, où. devrait flotter la bannière du grand ^x>mte Godwin.

— Paix ! dit Hilda, paix ! et regarde I

En effet, immédiatement après le porte étendard, venaient deuxpersonnas^es étrangement dissemblables de physionomie, d'dge et de maintien. Chacun portait un faucon sur le Î)oignet gauche. L un était monté sur un palefroi, blanc de ait, avec deshoussesoméesd'oret depierresprecieuses non taillées. Quoique n'étant réellement pas vieux, puisqu'il était évident qu'il s'en fallait de beaucoup qu'il eût atteint sa soixantième année, la figure et le maintien de ce premier cavalier offraient les signes d'une vieillesse précoce. Son teint était extrêmement blanc et ses joues d*un rouge vif. Son visage était long et profondément sillonné, et de dessous un bonnet pareil à ceux qui sont en usage parmi les Ecossais, tombaient des chevaux longs, blancs comme la neige, qui, en descendrait le longdes joues qu'ilsencadraient, se mêlaient avec ime barbe grande et fourchue. Le blanc, au reste, semblait étra la couleur de prédilection de celui

dont nous entreprenons de décrire l'aspect. La tunique qui couvrait ses vêtements de dessous, et qui était agralee par une large otfcAe ou broche, était blanche, et blanc était son manteau enrichi d'une large bordure d'or et de pourpre. La coupe de son vêtement était de la forme la plus (distinguée, mais elle s'accordait peu avec le corps grêle ôt peu gracieux du cavalier; néanmoins, aussitôt qu'iidith l'aperçut, elle murmura avec luic expression de profond respect :

— C'est notre seigneur le roi .

Et s'avançant de quelques pas sur la pointe de la colli* ne, elle se tint debout et les bras croisés, son innocence et sa jeunesse lui faisant oublier qu'elle avait quitté la demeure de sa graud'mère'sans mettre de manteau et sans couvrir sa têle, deux soins regardés alors comme indispensables pour la vierge, comme pour la matrone, lorsqu'elles se ha?.ardaient à sortir de la maison.

Pendant ce temps, la cavalcade avait gagné du chemin, et les premiers cavaliers n'étaient plus qu'à vingt pas do la jeune fille.

— Beau sire et frère à moi, dit en langue romane, qui était la même que la langue normande, la voix profonde du plus jeune des deux cavaliers, j'ai eutendu dire quo les elfes, les sylphes et les esprits dont nos voisins les Bretons nous racontent tant de choses, sont très-nom-» breiix dans votre beau royaume, et si je n'étais dans le voisinage d'une personne qu'aucune créature non bénite ou noîi baptisée n'oserait approcher, je dirais que j'ai là, debout devant moi, une de ces gentilles îeni».

Et en même temps, le cavalier étendait sa main vers Edith.

L'œil du roi suivit la direction de cette main, et son front placide se contracta légèrement lorsqu'il vit la forme gracieuse de la jeune fille se tenant immobile à quel:|ues pas devant lui, tandis que le vent tiède de mai agitait en jouant les boucles de ses cheveux. Il arrêta aussitôt son palefroi, et murmura quelques mots latins que celui qui raccompagnait reconnut pour être une prière. Aussi, à la fin de cette prière, le jeune cavalier ôta-t-il son bonnet, en ajoutant le mot: Amen I — et cela d'un ton de gravité si pieuse, que le saint royal le récompensa d'un léger sourire d'approbation et d'un affectueux :

— Bene^ bene, piosissime.

Alors, dirigeant la tête de son palefroi vers le monticule, il fit signe à la jeune fille de s'approcher.

Edith obéit en rougissant, et vint jusqu'au bord du chemin. Les porte-ètendaids, alors, s'arrêtèrent comme le roi et son compagnon, ce que voyant le reste du cortège, il s'aiTêta à son tour. Tiente chevaliers , deux èvêques, huit abbés, tous sur des coursiei*s fougueux, et en costume normand, écuyers et qens à pied, tout s'arrêta. Seuls, un ou deux chiens ne croyant pas devoir suivre l'exemple donné par les hommes, se séparèrent du reste de la meute, et se mirent à fouiller, le nez dans Therbe, les terrains boisés.

— Edith, mon enfant, dit Edouard, continuant d'employer la langue franco - normande — car il parlait sa propre langue avec hésitation, et l'idiome normand, qui avait été longtemps familier aux classes élevées de l'Angleterre, était devenu, depuis l'avènement d'Edouard, la seule langue en usage à la cour, et comme telle, chacun des Earlkinds(l), était censé la parler.— Edith, mon enfant, tu n'as pas oublié mes leçons,' j'espère; tu chantes les hymnes que je t'ai apprises, et tu portes, autour du cou, la relique que je t'ai donnée.

La jeune fille baissa la tête, mais ne répondit point.

— Comment se fait- il donc, continua le roi d'une voix à laquelle il essayait vainement de donner un accent sévère, comment se fait-il, petite, i|ue toi, dont les pensées devraient être déjà élevées au-dessus de ce monde charnel, et empressées au service de Marie la chaste et la bienheureuse, tu te trouves ainsi seule, sans capuchon et sans manteau, sur le bord des chemins, comme un point de mire pour les regards des hommes. ^ Va, petite, cela ne vaut rien.

(t) Homme de race noble.

ht MOKTi-CWSl'd.

mÊ^mm^^n

Ainsi réprimandée devant une si nombreuse et si brillante compagnie, la jeune fille rougit et pâlit tour à tour ; son sein se gonfla comme si elle était prête à pleurer; mais avec un effort au-dessus de son âge, elle arrêta ses larmes et dit humblement :

— Ma grand'mère Hilda m'a ordonné de venir avec elle, et je suis venue.

— Hilda, dit le roi, faisant, avec une agitation visible, faire un pas en arrière à son cheval, tnais Hilda n'est point avec toi : je ne la vois pas.

Comme il parlait encore, Hilda se leva, et sa haute taille apparut si subitement sur le sommet de la colline, qu'elle sembla sortir dé terre; dune enjambée rapide, elle se trouva près de sa petite fille, et après une révérence légère et hautaine, elle ail:

— Hilda est ici, que veut le roi Edouard à sa servante Hilda?

— Rien, rien, réppndit le roi à la hâte, et un nuage de crainte passa sur son calme visage ; excepté cependant, ajouta-t-il du ton d*un homme qui obéit â sa conscience plutôt qu'à son inclination, excepté que je te prie de garder cette enfant pure à seuil et à autel (i) comme il convient à celle que notre dame la Vierge élira pour son service lorsque le temps en sera venu.

— Non, non, pas ainsi, fils d*Etheldred, fils de Woden, la dernière descendante de Péuda doit vivre non pas pour glisser comme un spectre à travers les arceaux d'un cloître, mais en berçant pour les batailles un enfant dans le bouclier de son père. Nous n*avons plus maintenant qiie peu d'hommes comme les hommes des anciens temps, et pendant que le pied de l'étranger est encore sur le sol Saxon, aucune branche de la tige de Woden ne doit être retranchée dans son bourgeon.

— Par la Resplendar de (2) femme hardie s'écria le che* valier qui était près d'Edouard, tandis qu'une sombre rougeur passait sur sa joue bronzée, tu me semblés un peu bien leste de langue pour une sujette et tu parles de Woden le payen d'une façon qui, à mon avis, ne convient pas à une matrone chrétienne.

Hilda soutint le regard étincelant du chevalier avec un front armé d'un altier dédain; mais sur lequel cependant apparaissait une certaine terreur.

— Enfant, dit-elle en passant sa main sur les cheveux blonds d'Edith , celui-ci est l'homme que tu ne ven'asr que deux* fois dans ta vie, regarde-le nien et ne l'oublie pas!

Edith leva machinalement les yeux ; mais une fois son regard fixé sur le chevalier, il y sembla attaché par un charme—son justaucorps d'un cramoisi si foncé que prés du vêtement couleur de neige du roi Edouard, il semblait noir, était orné d'une large bordure d'or et laissait voir piirfaitement découvert son col plein et ferme comme une colonne de granit; une courte jaquette, ou manteline de fourrure, tombant des épaules, permettait à une poitrine, qui semblait faite pour arrêter la marche d*une armée, de se développer dans toute sa largeur, et sur son bras gauche, courbé pour soutenir le faucon, les muscles puissants se dessinaient ronds et nerveux à travers la manche serrée.

Et cependant sa taille ne dépassait que de bien peu la taille ordiniare des hommes qui raccompagnaient, néanmoins son maintien, son air, la noblesse de sa large nature remplissaient tellement l'œil qu*il semblait dominer démesurément tous les autres hommes.

Sa figure était plus remarquable encore que ses formes, quoique dans toute la fleur de sa jeunesse, il avaitvingl-cinq ans à peine, il paraissait au |[»remier coup d'œil plus jeune, au second plus âgé qu'il ne 1 était.

Plus jeune au premier regard, car sa figure était entièrement rasée, et ne portait pas même la moustache dont le courtisan saxon, tout en imitant le normand, refusait encore de se défaire. En effet, ce visage sans barbe et ce cou nu suffisaient à eux seuls à donner un air de jeunesse à cette prestance dominante et impérieuse, sa toque en forme de calotte laissait voir son front ombragé par une cheve-

(l)Nou8 conserTons textellement et mot à met la phrase anglaise. .(2) Par la iplendenr dirlne.

lure courte, épaisse et non frisée, mais brillante et noire comme Taile du corbeau. C'était sur le front que les années écoulées, si peu nombreuses qu'elles fussernT'âvaWrttlaissé leur trace. Il était plissé par le froncement ; en outre, audessus des sourcils, des lignes profondes comme des sillons traversaient son étendue large , mais peu élevée. Ce froncement indiquait une colère prompte et l'habitude de commander avec sévérité ; ces sillons parlaient de pensées profondes, de projets et de complots ; l'un ne trahissait que tempéramment et occasion prise aux cheveux ; les autres, plus nobles, révélaient le caractère et l'intelligence. La forme de la figure était carrée, l'expression du regard était celle du lion, la bouche petite et dont les lignes était exquises avaient un aspect sinistre dans son excessive fermeté, et la mâchoire, vaste etsolide comme si elle était reliée par des attaches de fer, montrait une volonté déterminée, opiniâtre, impitoyable.

Cette mâchoire appartient au tigre parmi les animaux, et aux conquérants parmi les hommes : telle on la retrouve dans les effigies de César, de Cortès et de Napoléon.

Cet aspect était aussi bien calculé pour commander l'admiration aux femmes que le respect aux hommes. Mais, hâtons-nous de le dire, aucune admiration ne se mêlait à la terreur qui avait saisi Edith tandis qu'elle regardait le chevalier, et que de son côté celui-ci la regard<'\it longuement .et avec attention. I^ fascination du serpent sur l'oiseau la tenait muette et glacée. Jamais elle n oublia cette figure que Hilda lui avait recommandé dd garder dans sa mémoire et souvent pendant le cours de son existence elle la revit devant elle, sombre et taciturne pendant sa veillée ; inclinée et fronçant le sourcil sur elle pendant ses rêves.

— Belle enfant, dit le chevalier, presque aussi fatigué que la jeune fille par l'obstination de son regard, pendant que le sourire particulier à ceux qui ont Thabitude de commander aux hommes adoucissait son front et rendait â sa lèvre sa beauté naturelle, — belle enfant, n'apprends pas d'une grand'mère bourrue une leçon si peu courtoise, que la haine de Tétranger. A mesuré qiie tu avanceras vers la maternité, tu sauras que le chevalier normand est l'esclave juré des belles dames, — et, à ces mots, ôtant sa to« que, il y prit une pierre non taillée, montée dans un tra« vail de filigrane byzantin ; puis, continuant : — Tends ta robe, mon enfant, et lorsque tu entendras railler contre Tetranger, mets ce bijou dans tes cheveux et garde un bon souvenir de Guillaume, duc de Normandie.

En parlant ainsi, il laissa tomber le bijou à terre, car Edith, reculant sans montrer que cette courtoisie la touchât aucunement, ne tendait point sa robe pour le recevoir. Alors Hilda, avec laquelle Edouard venait de converser un instant â voix basse, s'avança vers la place où était tombée la pierre précieuse et la fit rouler avec son bâton sous les pieds du cheval du roi.

— Fille d'Emma, la femme normande qui envoya ta jeunesse dans Texil, dit-elle, foule aux pieds les dons de ton parent normand, et si, comme le disent les hommes, le ciel t'a donné une telle sainteté, qu il accorde à ta main le pouvoir de rendre la santé, et à ta voix le pouvoir de maudire, — guéris ta patrie et maudis l'étranger.

Elle prononça ces paroles le bras étendu vers Guillaume, et telle était la dignité de sa colère et la majesté de sa face que tous éprouvèrent un sentiment de crainte.

Alors laissant tomber sa cape sur son front, elle se retourna lentement, gagna le sommet de la colline, et se tint debout près de l'autel du Dieu du nord, la figure invisible sous' son capuchon, qu'elle avait entièrement abaissé, et le corps rigide et sans mouvement comme celui d'une statue.

— Chevauchez en avant, dit Edouard au porte-bannière, tout en faisant un signe de croix.

— Par les os de sainte Valérie, répliqua Guillaume, après une panse pendant laquelle son œil noir et perçant avait remarqué la tristesse qui s'était amassée. sur la douce figure du roi. Je m'émerveille grandement que même une âme si sainte puisse entendre sans colère de si déloyales et de si méchantes paroles. Grand merci I grand merci I Û^^^^^ i moi, je le déclare, si la dame la phis rière de la Norman-

die, et je crois que c'est la femme de mon plus vaillant baron Guillaume Fitzesborn, m'eût ainsi parlé...

— Tu eusses fait comme moi, mon frère, interrompit Edouard ; tu eusses prié le Seigneur de lui pardonner, et tu eusses continué ton chemin, n'éprouvant rien autre chose pour elle, qu'une pieuse compassion.

Les lèvres de Guillaume tremblèrent de colère, mais il réprima la réplique qui bondissait de son cœur à sa bouche, et il regarda son ami le prince anglais avec une tendresse qui approchait de Fadmiration, car, si féroce, et si inflexible que le duc fût dans ses actions et ses emportements, nul ne contestait la sincérité de sa foi ; et tandis que, d'un côté, cette qualité attachait Edouard au duc Guillaume, de l'autre, celui-ci éprouvait pour le saint roi le sentiment de respect involontaire et presque superstitieux qu'inspireift ceux qui, prononçant des paroles saintes, accordent incessamment leurs actions avec leurs paroles. Il arrive toujours, avec les esprits sévères, rigides et croyants, que ceux qui offrent un contraste frappant avec eux par leur douceur se glissent d'une manière étrange et souveraine dans leurs affections. Cette loi de la nature humaine peut seule expliquer le dévouement et Tenthousiasme que les souffrances, supportées par le Christ avec tant de douceur, éveillèrent chez les féroces exterminateurs du Nord. Car souvent, chose incroyable, en propgrtion avec la férocité du guerrier était son amour pour le divin modèle dont il avait pleuré la passion sanglante, et au tombeau duquel i) était allé pieds nus, et cela, quoiqu'il se fût certes regardé lui-même comme le plus vil des hommes s'il eût suivi l'exemple que son pieux et compatissant pardon avait donné au monde.

— En vérité, par ma bonne dame, je t'aime et je t'ho nore, Edouard, s'écria le duc, parlant cette fois avec une sincérité plus grande qu'il n'en avait l'habitude, et sij'étais ton sujet, malheur à l'homme ou à la femme qui remuerait la langue pour te blesser d'un souffle Mais qu'estce donc que cette nilda? Est-elle de tes parentes? Certes, il n'y a qu'un sang royal qui puisse couler dans ses veines avec tant de hardiesse.

— Guillaume bien- aimé, répondit le roi, se remettant en chemin, mouvement qui sembla rendre la vie à tout le cortège, il est vrai que Hilda, les saints lui pardonnent, est de sang royal, quoiqu'elle ne soit pas de notre royale lignée. Mais je crains, ajouta-t-il d'une voix basse et timide et en jetant autour de lui un regard mpide, que cette malheureuse femme n'ait toujours été plus adonnée aux rites de ses ancêtres païens qu'à ceux de la sainte église, eLcertains disent même qu'elle a acquis par son commerce avec les démons et les sortilèges qu elle tient d'eux, des secrets que les justes doivent repousser ayec ferveur. Mais sans doute on se trompe, espérons plutôt que son esprit est aliéné par ses malheurs.

Le roi soupira et le duc soupira aussi ; mais le soupir du roi respirait la compassion, tandis que celui du duc indiquait l'impatience. Il renvoya en arrière un regard sévère et dédaigneux vers la silhouette fièru de Hilda, encore visible à travers les clairières, disant d'une voix sinistre :

— De sang royal ! mais cette sorcière de Woden n'a ni ûls ni neveux, j'espère, ayant des prétentions au trône du Saxon ?

— Elle est sibbe (1) deGitha, femme de Godwin, et c'est une parente qui n'est point sans danger, car le comte exilé, comme tu sais, n'avait point la prétention d'occuper notre trône, mais, monté sur ses marches, se contentait de gouverner notre peuple.

Le roi alors commença d'esquisser les détails de l'histoire de Hilda, mais sa narration était tellement défigurée par ses superstitions et ses préjugés , et ses connaissances sur ce sujet étaient tellement imparfaites quant aux événements principaux et aux gens les plus notables de son propre royaume, que nous nous risquerons à nous charger de cette tache, et que, tandis que le cortège, ou pour mieux dire la procession, chevauchera à travers prés et

(1) C«Qlill«.

forêts, nous raconterons le plus brièvement possible, et d'après nos sources spéciales, la chronique de Hilda, la Vala

Scandinave.

Traduction d'ALBXANDRB Dumas.

(La suite au prochain numéro.)

LES GRANDS HOMMES EN ROBE DE CHAMBRE

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