CHAPITRE ni
11 n'y avait peut-être qu'un aenl homme qu'Octave n'eût point trompé, c'était Drulus.
llnitus était avec quatre légions dans cette partie de rillyrie, proche du Oennse, aujourd'hui le Scombi, à laquelle les monts Candaves ont donne leur nom. — Là. une sédition excitée par le frère d'Antoine, Caïus, avait éclate parmi les soldats, mais, après quelques heures de rébellion, les soldats rentrèrent dans le devoir, livrant l'instigateur du desordre à Brulus,aiusi que tous ceux qui avaient pousse à ce mouvement.
Du point où il se tenait en observation, flrutns pouvait, pour ainsi dire, plonger dans Home, et son regard y voyait plus clair à cette distance que Cicerou, qui se cassait le nez contre l'évidence, et qui ne voulait pas voir.
C'est que Cicemn avaient de lionnes raisons pour être mione : en effet, s'il eût consenti à voir, la première chose qu'il eût vue, c'est qu'il était un niais.
Aussi, tint il bon. — /.<• Jeune Octave, écrit-il à Rrulus, a des dispositions admirables à la terlu. — Tout était perdu s'il n'eût repoussé Antoine loin de Rome; trois ou quatre jours avant celle grande action , Borne entière, frappée d'une terreur soudaine, se précipitait vers moi arec les femmes et tes enfants.
Puis, le vaniteux avocat revint à lui :
— C'est dans ce jour, ajoute-il, que fai recueilli le plus précieux fruit de mes travaux et de mes vrilles, du moins si la craie et solide gloire est un fruit digne de nos vteur. Tout le peuple aussi nombreux qu'il le fût jamais dans Rome, s'assembla devant ma maison, me conduisit au Capilole et me fil monter sur ta tribune an bruit des applaudissements.
Ce h quoi il ajoute :
— Je n'ai point W<* vanité, je ne dois point en avoir ; cependant, l'accord de Ions les ordres, les félicitations, tes actions de grâce font sur moi une vice impression, el je sais qu i! est beau d'être populaire quand on l a mérité par le saint du p u pie.
Pauvre peuple romain, c'est la troisième ou quatrième fois que ('iceron îe sauve '
Pne seule chose inquiète Ciceron, c'est que Btulus ne vielle point Caïus Antanius à mort. Il s'inquiète bien autrement de Caïus Antonius, prisonnier, que de Marais Antoliius libre.
Ce qui inquiète brutiis, lui, c'est Octave.
— Peut-être, répond-il à ('iceron. vous fiez-vous trop à vo;* espérances, quelqu'un s'est il bien conduit une fois, aussitôt vous lui donnez tout, vous lui permettez tout, comme si cette funeste condescendance ne le poussait pas naturellement vers le mal.
— Ouel doit être notre principal but ? ajoute-t-il. C'est de faire que la chute d'Antoine ne nous ait pas causé une vaine et inutile joie, et que, par noire faute, à un premier mal n'en succède un pire.
- Pour ce qui regarde ce consulat, jo crains quu votre
LE MONTE-CRSTO.
César ne se croie plus eleve par vos décrets qu'il no croira l'étie en montant à ce rang suprême. Si Antoine a règne par des moyens de domination dont il avait hérite d\in autre, que faut-il attendre de celui qui fondera ses principes despotiques non sur l'autorité du tyran mort, mais sur celle du sénat môme.
— Je louerai donc votre bonheur et votre prévoyance, qua::d 11 me sera prouve que César se contente des honneurs extraordinaires qu'il a reçus; ainsi, vous m'accuserez, direz -vous, de la faute d'autrui.r- Oui, certes, si cette faute, vous avez pu la prévenir et ue l'avez pas fait. — Oh ! line ne lisez-vous dans mon âme tout ce que je crains de lui !
Puis, après avoir accusé Cicéron de nourrir l'ambition et d'aider les projets d'Octave, il s'excuse de s'adoucir pour Calus Aulonius et pour ses complices; il est vrai que le crime de Brutus était grand, il avait sauvé de la colère de ses soldats, qui voulaient le massacrer, ceux-mèmes qui avaient voulu Taire révolter ses soldats.
— Je vais les faire jeter à la mer, avait dit brutus, et il les avait fait conduire sur un de ses vaisseaux où ils étaient prisonniers, mais où ils ne couraient aucun lisque de la vie.
Il écrivait doue à Cicéron.
— Ouaut au reproche que vous me faites de n'avoir pas mis à mort Calus Antonius, voici mon opinion : c'est au Sénat ut au peuple romain, seuls, qu'appartient le droit de juger les citoyens qui ne sont pas morts en combattant. J'ai tort, direz -vous, d'appeler citoyens ceux qui se conduisent en ennemis de l'Etat. Eh bien ! non ; au contraire, moi, je crois avoir raison quand il n'y a ni décret du sénat, ni ordre du peuple, je n'ai point la présomption de juger d'avance et do ne m'en rapporter qu à moi. J'ai fait ce que j'ai dû, rien ne me forçait à me défaire de Caïus, je ne l'ai traité ni avec dureté ni avec mollesse, je l'ai seulement retenu prisonnier, et il me parait plus noble et plus conforme aux principes de la Republique, de ne pas aggraver l'infortune des malheureux que d élever sans mesure des hommes déjà puissants eu enflant leur ambition et leur orgueil.
Ce n'est pas le tout : Brutus, l'âme sereine mais grave, douce mais iullexiblo, apprend que Cicéron a demandé a Octave la grâce des meurtriers île César.
Ecoulez ceci : jamais la dignité de l'exil n'a été poussée plus loin ; Bru lus est déjà en Macédoine, et c'est de là qu'il écrit à Cicéron en juillet 710.
Ceci se passait après la bataille de Modëne.
— Atticus m'a communique une partie de la lettre que vous avez écrite à Octave ; le zèle et la sollicitude que vous v témoignez pour moi m'ont touche sans me surprendre ; je ««lis depuis longtemps, et tous les jours encore je suis informé que vos actions et vos paroles, aussi bienveillantes qu'honorables, ont pour objet de soutenir ma dignité : je vous avouerai cependant que celte, partie même de votre lettre à Octave m'a causé la douleur la plus vive que je puisse éprouver. Vous le remerciez si humblement au nom de la République ; et notre salut,— dois-je le dire, j'ai honte de l'elai nu nous réduit la fortune, mais il faut cependant que je parle, -notre salut, qui serait alors plus funeste que la plus cruelle mort, vous le lut recommandez avec tant de soumission et d'abaissement, qu'il semble, à vous entendre, que notre esclavage dure encore, et que nous avons seulement changé de maître. Relise* ce que vous ayez écrit ; vous n'oserez le nier, vus prières sont celles d'un sujet à sou roi : — ou ne lui demande, dites-vous, on n'attend de lui qu'une giàce, c'est de vouloir bien laisser vivre, avec tous leurs droits, les citoyens qui ont l'estime des honnêtes gensetdupeuploroinain.— Alorsc'est doue à dire que s'il refuse nous ne serons plus citoyens?.. Mais, songez a une chose, Cicéron : c'est que vaut mieux ne l'être plus que de l'être par lui I Non, non, je ue crois pas que les dieux soient assez ennemis de Rome pour qu'il faille demander à Octave le salut d'aucun citoyen romaiu, et bien inoins encore de nous qui sommes les libérateurs du monde...
« Voilà donc l'effet de ce découragement si funeste à la patrie 1 Je ne vous eu accuse pas, Cicéron , pas plus vous que tous lo* autres ; mais c'est celte faiblesse qui inspire-
rait à César l'audacieuse espérance de nous asserv ir el à Antoine celle de le remplacer après sa mort. C'est elle qui élève aujourd'hui cet enfant si haut, que vous ne rougissez pas do supplier, pour des hommes tels que nous, celui qui est à peine un homme, et que vous ne nous montrez de refuge que dans sa yitie : si nous n'avions ^>as oublie que nous sommes Romains, les derniers des hommes auraient moins d'audace pour détruire la liberté que nous pour la défendre, et Antoine eût ete plus effraye de la mort de César que tente de lui succéder... Vous en avez appelé aux armes de l'insolence, de la tyrannie d'Antoine; était-ce pour chercher après Antoine un autre tyran qui se laissât mettre à sa place, ou pour rendre la république indépendante et libre ? Ah ! ie comprends : ce n'était point l'esclavage lui-même, mais les conditions de l'esclavage que nous prétendions rejeter ; mai», dans ce cas, Antoine consentait à être un bon maître pour nous : non content de nous accorder une vie supportable, il nous eut associes à sa fortune et à ses honneurs. Avait-il rien à refuser à ceux dont la soumission eût été la plus sûre garantie de son pouvoir ? Non ; — nous n'avons voulu vendre à aucun prix noire honneur et la liberté. Cet enfant même, que le nom de César semble exciter contre les meurtriers de César, combien, s'il pouvait nous acheter, ne donnerait-il pas pour nous voir consacrer par notre adhésion, cette puissance qu'il gardera sans doute, puisque chacun veut vivre, être riche et êlte appelé consulaire. Au reste, que la mort de César soit inutile , que l'on n'ait ressenti qu'une fausse joie à la nouvelle de celte mort, qui ne devait pas affranchir notre patrie; que personne ne s'inquiète de la liberté, soit. Pour moi, je prie dieux et déesses de m' arracher tout ce que je possède au monde, plutôt que l'immuable résolution, de ne point accorder à l'héritier de César ce que j'ai enlevé à César au prix de sa vie; ce que je n'accorderais pas à mon père même s'il revenait sur la terre, c'est-à-dire, moi patient, un pouvoir plus grand que celui des lois et du sénat...
Et quel est donc cet Octave pour qu'il décide de nous, et que le peuple romain attende sou jugement ? Oui sommesnous, nous-mêmes, nous dont le salut dépend d'un seul homme qui doil être prie? Quant à moi, plutôt que de rentrer ainsi à Rome, je suis celui qui, non seulement ne supplierai point, mais qui encore ferai trembler au jour ceux qui demandent qu'on les supplie. En attendant, j'irai loiu des abjects, et Rome sera pour moi partout où il me sera permis d'être libre ; de là. je plaindrai ceux que ni l'âge, ni les honneurs, ni les exemples de vertu étrangers n'ont pu guérir de la douceur de vivre, et je me regarderai comme heureux tant que je resterai lidèle à mes convictions ; elles me tiendront lieu de tout, même de la reconnaissance de mes concitoyens. Qu'y a-l-it de mieux, en effet, que de mépriser les choses humaines pour se renfermer dans sa conscience et sa liberté? Non, je ue succomberai pas avec ceux qui succombent, et je ne me laisserai pas vaincre par ceux qui veulent être vaincus. J'essaierai tout, je tenterai tout, et jamais je ne me désisterai de l'espoir d'arracher Home à sa servitude. Si la fortune me paie ce qu'elle me doit, tons se réjouiront avec moi ; si elle me trahit, je tue réjouirai seul ; et, en eif.it, quel but plus grand et plus honorable puis-jc donner aux pensées de mou esprit el aux actions de ma vie, que celui do délivrer mes concitoyens?
» Vous, mon clierCicerou, je vous prie etje vous exhorte; ne vous lassez point, ne doutez point ; que la terreur des maux présents ne vous empêche point de prévenir les maux qui nous menacent ; songez que le cœur fort et libre dont vous avez fait preuve pendant votre consulat et depuis doit persister, ou que le passe sera nul. On demande plus d'une vertu qui a fait ses preuves que d'une vertu inconnue ; nous exigeons de vous les bienfaits dont vous avez contracte la dette: qu'il en arrive autrement, el nous nous attaquons à vous comme des hommes trompes ; c'est digne d'une haute louange que de résister à Antoine ; personne cependant ues'elonuera qu'un tel consul ail donne un tel consulaire ; mais que Cicéron fléchisse devantles autres, lui qui, avec tant de grandeur et de force, a lutte contre Antoine, non-seulement il s'arrachera à lui-mémo la gloire à venir, mais encore la gloire du passe; car rien u'e»t
grsml sur cette terre que ce qui est conséquent avec soimême. Personne plu» que vous ne doit aimer la Republique ; personne mieux que vous ne doit servir la liberté : c'est le devoir de votre Renie, c'est la logique de vos actions, c'est le but de vos études, c'est l'espérance de tous. Voilà pourquoi Octave ne doit pas être prie de nous accorder la vie. Ranimez donc voire courage, ne doutez donc plus de Rome, où vous avez accompli do si grandes chose*; elle peut encore redevenir morale et libre si le peuple a des chefs qui lui apprennent, par leurs conseils et leurs exemples, à repousser les corrupteurs. •
Elle est belle et digne de Brutus, n'esl-ce pas, cette lettre; mais que pouvaient les exemples de cette âme stoïquo sur le cœur use et la volonté timide du vieil avocat?
Brutus voit toutes les hésitations : elles le lassent, elles l'indignent, elles lui répugnent.
C'est alorsqu'il écrit à Atlicus cette lettre où, sans sortir de son calme habituel, il mesure en mathématicien le génie politique de Ciceron.
Encore un peu de patience pour le beau, chers lecteurs. Nous lâcherons de vous faire de l'amusant après.
mU.TL'9 A ATTICUS 710.
» Vous m'écrivez que Ciceron s'étonne que je reste muet à l'endroit de ses actes ; puisque vous l'exigez, je vous dirai ceqne je sais. Je sais que Ciceron fait à bonne intention tout ce qu'il fait : rien n'est plus clair à mes yeux que «on amour pour la République, et cependant, que vous dirai-je? il a fait les choses les plus inconséquentes, lui le plus prudent des hommes; il a fait des choses ambitieuse*, lui qui n'a pas craint, pour la Republique, de déclarer la guerre à l'ambitieux ; je ne sais donc que vous écrire, si ce n'est une chose, c'est que la cupidité et la hardiesse de cet enfant qu'on appelle Octave ont plutôt été oxcitees que réprimées par lui ; il lui a accorde tant d'indulgence qu'il en est arrive jusqu'aux malédictions contre nous, malédictions qui retombent doublement sur lui. Avant d'appeler Casca assassin, il faut d'abord qu'il se reconnaisse assassin lui-même ; il oublie donc qu'il dit de Casca ce que Bestia disait de Cicéron (I j. Est-ce à dire parce qu'à toute heure nous uc nous vantons pas de nos ides de mars, commit il se vante, lui, de ses nones de décembre, est-ce à dire que Ciceron est dans des conditions meilleures pour censurer une grande action que no l'étaient Bestia et Clodius pour reprendre son consulat ; que notro Cicéron se vante d'avoir opposé sa to^e au glaive d'Antoine et de l'avoir vaincu; quel bien cela me rapporte- t-il, si la récompense de sa victoire sur Antoine est qu'un autre hèriic d'Antoine, et si, vainqueur d'un mal, nous permettons «nie lui succède l'auteur d'un autre dont le fondement et les racines seront plus profond et plus solides que ceux qu'il a détruits? que prouvo sa conduite, non pas qu'il craignit d'avoir un maître, mais que ce maître fut Antoine ?
• Puisqu'il ne m'a pas été permis de me taire , vous allez lire des choses qui, j'en suis certain , vous blesseront; car moi même je sens qu'il m'est douloureux de vous les écrire. Je n'iguore pas ce que vous pensez de la République, et que même, desespérée, vous pensez qu'on peut la sauver encore. Par Hercule, je ne vous en blâme point, mon cher Alticus ; votre âge, vos mœurs, vos enfants vous «ont une excuse.... Mais je reviens à Cicéron. Quelle différence faites- vous entre lui et Salvedienus? Qu'aurait fait Salvedienus de plus pour Octave ? Il craint maintenant, dites-vous, les suites uc la guerre civile. Qui peut craindre un ennemi vaincu à ce point de ne point voir les dangers dont nous menace la témérité d'un enfant , secondée par une armée victorieuse, ou le croit-il déjà assez puissant pour qu'on doive lui offrir ce qu'il est eu son pouvoir de prendre?... Oh! nous craiguons trop la mort, l'exil et la pauvreté ! Ils paraissent à Cicéron les plus cruels des malheurs, et pourvu qu'il obtienne de quelqu'un ce qu'il désire, et que ce quelqu'un le caresse et le loue, il ne refuse pas un esclavage qu'il tient pour honorable, comme si rien pouvait être honorable dans l'opprobre et dans les
(I) On ?e rappelle Lentuliiset Crthrçiia Mnng\H dans la pi-Mon liiiro-rliir par ordre de Clefr^n.
afironts. Je sais bien qu'Octave appelle Cicéron son père ; io sais bien qu'Octave consulte Cicéron , le comble de louantes et d'actions do grâce ; mais un jour viendra ou Cicéron pourra voir combien les actions sont opposées aux paroles. Qu'y a t-il donc de plus éloigne du bon sens que d'appeler son père celui auquel on n'accorde pas même le droit de se combler parmi les hommes libres? àinsi , vous le voyez, à quoi tendent les pensées, les vœux, des actions de cet excellent citoyen, si ce n'est à coucevoir Octave pour protecteur. En vérité , je commence à avoir un profond mépris pour toute cette science et toutes ces études qui fait jusqu'ici la gloire de Ciceron. Que prouve donc tout c<* qu'il a écrit sur la liberté de la patrie , sur la dignité de l'homme, sur le mépris de la mort, sur la gloire de l'exil , sur l'insouciance de la pauvreté. Que Philippe (I) me parait bien autrement sage que Gieeron, lui qui a moins accorde à son beau- fils que Ciceron à un étranger. Qu'il esse donc, en se glorifiant avec obstination, d'insulter à nos douleurs; que nous importe qu'Antoine ait été vaincu . s'il n'est tombe que pour faire pkee à un autre qui obtient ce qu'Antoine n'a pu obtenir. Par Hercule ! que Cicnon vive suppliant , s'il peut vivre ainsi et s'il n'a nonte ni di* son âge, ni de ses honneurs, ni de ses actions ; pour moi , c'est à la royauté elle-même que je déclare la guerre, c'est an (commandement décerné maigre l'usage, t'est à toute domination, c'est à toute puissance qui veut s'élever au-dessus des lois, et il n'y a si bonne condition d'esclave que je consente à accepter, si brave homme, si excellent homme que soit Antoine, comme vous me l'écrivez ; il est vrai que moi je ne l'ai jamais jugé ainsi.
• Nos ancéires n'ont pas même voulu d'un père pour tyran .
t Je ne vous eusse, point écrit si librement si je ne vous aimais autant que Ciceron se croit aime par Octave ; il me fait peine de vous affliger comme je le fais , vous , si tendrement attache à vos amis et surtout à Cicéron. Persuadez-vous bien , et je ne suis pas maître en cela de ma volonté, que si je vous estime moins , je vous aime toujours autant. •
Et maintenant , voyons qui avait bien jugé Octave, du Cicéron ou de Brutus, et lequel était meilleur prophète, du l'homme d'esprit ou de l'homme de cœur.
Alex. Di vas.
(Im tuile an prochain numéro.)