ALBERT SAMAIN
La soirée battait son plein au casino de Trouville. Si dans les salles du rez-de-chaussée, les petits chevaux étaient assiégés par des dames moustachues et de tout jeunes innocents, une chambrée infiniment plus brillante grouillait au premier étage, dans le cercle dit réservé.
Dès le vestibule, une atmosphère de luxe et de sévérité imposait le bon ton. Des marins du pays, revêtus pour la circonstance de livrées à la française, retiraient respectueusement les manteaux pour le vestiaire et, à la