EN PR RER TN PEN TE
tendre encore les ramifications du crédit, de les multiplier et de les mettre ainsi à la portée de tous ceux qui seraient à même d’en user avec profit, ne sont d’ailleurs pas, de notre part, de simples propositions en l’air; ils ont déjà fait l’objet d’études très sérieuses. Ils répondent, en effet, à certains désiderata formulés par de nombreux groupements de commerçants et d’industriels, et ils ont notamment fait l’objet, au début de l’année 1912, au nom de la troisième sous-commission de la « Réforme bancaire,», instituée par le ministre des Finances, d’un rapport très circonstancié de M. Alexis Rostand.
Quant aux institutioñs existantes, sociétés de crédit et autres banques, on réclame à leur encontre actuellement toute sorte de mesures de protection pour le public; on demande au Gouvernement et aux Chambres d’intervenir pour instituer sur elles un contrôle, une surveillance, et pour les réglementer étroitement. Les groupements de
défense des intérêts commerciaux et industriels, d’autre
part, aspirent à voir se développer aussi largement que possible la notion de crédit et, comme il n’est pas toujours facile de réaliser leurs aspirations, ils ne cessent de, se plaindre et de réclamer une refonte de notre système baneaire, sans voir qu’il y a plutôt lieu de le compléter que de le modifier entièrement ; beaucoup de ces groupements vont, en effet, dans leur incompétence financière, jusqu’à demander aux sociétés actuelles de crédit de multiplier davantage encore leur activité et de devenir tout à la fois banque du commerce extérieur, société financière, banque de dépôts et d’escompte, banque de placements, magasins généraux, monts-de-piété, etc., ete., ce qui ne leur est pas du tout possible, si du moins ces sociétés tiennent à conserver le bon renom dont elles ont joui jusqu’à ce jour et
à remplir leurs fonctions d’une manière satisfaisante.
Nous avons sous les yeux, par contre, les vœux particulièrement sages et sensés que la Chambge de commerce de Béziers a adoptés, dans sa séance du 8 avril 1915, sur un
rapport détaillé de son président, M. Gaillard: « Hier, dit la résolution, au sujet des sociétés de crédit, les banques se détournaient du commerce et de l’industrie, ne s’occupaient guère que du placement de gros emprunts, exportaient les capitaux français qui allaient à l’étranger forger des armes contre la France, Elles doivent aujourd’hui maintenir en France les capitaux français pour assurer au pays un outillage économique et des moyens d’action qui lnj permettent d’avoir la maîtrise du marché du monde.
Elles doivent créer un organisme mondial de renseigne-
ments qui, les fixant elles-mêmes et fixant leur clientèle sur la solvabilité et la valeur confmereiale de tous, acheteurs et vendeurs, permette à chacun de sélectionner avec célérité et certitude les demandes d’affaires qui se présentent et les offres qu’il convient de faire. Elles doivent créer des banques d'exportation qui mettent nos commercants et nos industriels en état d’accepter ou d'offrir des paiements à long terme et, plus généralement, les conditions faites par la concurrence étrangère. »
T1 faut, en effet, perfectionner notre mécanisme de crédit, l’agrandir, l’aérer, le compléter, et les banques doivent se prêter de bonne grâce à toutes ces réformes en contribuant, dans la mesure de leurs moyens, à la création des nouveaux organismes dès le rétablissement de la paix et en ne leur refusant pas leur appui durant les premières années, de facon à leur assurer le succès. Maïs tout cela doit être fait librement, à notre avis, et hors de l’emprise gouvernementale et parlementaire, sans quoi il est à craindre qu’il intervienne dans la discussion des considérations parfaitement étrangères aux pures questions économiques et que la réforme dégénère tôt ou tard en une simple question de politique leetorale. D'ailleurs, en France, comme dans toutes les nations de grande expansion économique, le seul régime possible est celui de la liberté en matière de banques — ce qui n’exelut nullement l’idée d’agir contre ceux qui en abuseraient. Par la grande publicité don-
LR
Situation comparée de plusieurs Sociètés de Crédit (1880- 1914)
(En millions et centaines de mille francs)
À PORTEFEUILLE REPORTS, PRÊTS COMPTES REPRE DE FONDS |FEFFETS COMMERCIAL ET AVANCES feuille COURANTS En vue terme Total PAYER Res feu Total FACE Avances pee HA Et st nn BANQUE
1880. 31 déc.| 133.4 | 111.2 | 244,6 | 37,3 * » 137,0 » » 169,9 | 37,7 | 105,0 | 138,5 | 40,2 1885 31 déc.| 125.5 | 39.9 | 165.4 32,6 » , 227,8 » » 83,4 | 60,9 | 118,9 | 194,9 | 81,4 1890. 31 déc.| 234.3 | 66.5 | 300,8 | 142,2 » » | 459,4 | » » 137,8 | 23,2 | 259,2 | 368,9 | 63,2 1895. 31 déc.| 322.9 | 95.1 | 418,0 | 131,6 » » 522,0 » » 205,3 | 20,4 | 323,6 | 427,9 | 105,9 1899. 31 déc.| 433.6 | 34.2 | 467,8 | 143,0 » » 627,7 » » 269,6 7,9 | 434,8 | 600,2 | 139,7 1900. 31 déc.| 490.2 | 56.1 | 546,3 | 134,5 5 » 759,7 » » 347,2 7,5 | 413,1 | 630,7 | 144,8 1905. 31 déc.| 705.7 | 34.5 | 740,2 | 180,6 » » |1030,1 » » 395,7 5,4 [535,6 [856,3 | 171,5 Ur el si dée. 712.2 | 27.4 | 739,6 | 169,3 » » |1137,9 » » 499,5 9,1 | 527,8 |1048,7 | 165,6 Lyonnais 907. 31 déc.| 682.1 | 50.1 | 732,2 | 132,2 5 » |1095,0 » » 297,2 8,3 | 668,4 | 872,0 | 150,1 1908. 31 déc.| 757.8 | 40.5 | 798,3 | 133,8 » » |1187,8 » » 410,1 8,6 | 553,0 | 993,7 | 153,7 1909. 31 déc.| 824.5 | 25.5 | 850,0 | 134,9 » » |1266,4 »° » 431,5 8,6 | 563,1 |1031,9 | 145,7 1910 31 déc.| 816.9 | 23.9 | 80,8 | 144,4 ; » |1229,5 » » 450,7 1,4 | 601,3 [1060,2 | 157,5 1911. 31 déc.| 846.6 | 35.8 | 882,4 | 136,6 » » 11316,6 | Ds » 411,3 | 11,3 | 650,3 |1142,0 | 183,4 1912. 31 déc.| 861.6 | 33.1 | 894,7 | 166,3 » » |1411,2 » » 362,1 10,8 | 742,9 |1235,0 | 192,9 1913. 31 déc.| 913.0 | 38.1 | 951,1 | 149,4 , » |1518,0 » » 353,9 18,9 | 740,3 |1269,7 | 174,4 1914. 30 déc.| 939.6 | 40.1 | 979,7 | 127,4 x » |1585,3 » » 410,2 9,4 | 732,2 |1405,2 | 203,3 1914. 30 mai.| 976.7 5 |1015,2 | 121,6 » » |1700,9 » » 359,3 9,5 | 721,6 |1456,1 | 230,3
1880. 31 déc.| 139.
Dot 31 déc.| 153.
| 1890. 31 déc.| 157.
6 253,7 23,3 | 102,0 6,8: |108,3 1468874 US TER ESS 84,3 | 73,8 31,0 11895. 31 déc.| 150.4
1899. 31 déc.| 209.
1900. 31 déc.| 232.
1905. 31 déc.| 291.2
. H1906. 31 déc.| 323.
ue or. 41. déc | 350.
1908. 31 déc.| 394.
1909. 31 déo.| 423.
1910. 31 déc.| 419.
1911. 31 déc.| 435.
1912. 31 déc.| 448.
1913. 31 déc.| 466.
1914. 30 avril] 472.
1914. 30 mai.| 416.
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