‹ Le morne au diable, drame en sept tableauxChapitre 42 sur 97 · TABLEAU 111, SCÈNE I · texte numérisé non relu

TABLEAU 111, SCÈNE I

PAULY

Comme une mouette.

Et très-bas ?

PAULY

Comme une petite vague.

RUTLER

Combien t'a-t-on donné d'Iiommcs?

PAULY

Dix.

RUTLER

Et lu les a caebés ?

PAULY

A l'Anse des Caïmans.

RUTLER

Ils m'attendront?

PAULY

Toi ou un ordre.

RUTLER

Maintenant, marchons.

PAULY, après avoir été examiner les roches. Non.

aUTLER.

Pourquoi ?

Regarde!

fAULY.

Un éboulement!

RUTLER

Un éboulement.

PAULY

Est-ce qu'il ferme le

RUTLER

chemin ?

Il ferme le chemin.

PAULY

RUTLER

Malédiction! et qui a cau-sé cet éboilcment ?

L'orage d'hier.

PAULY

LE nORNE AU DIABLE.

RUTLBR.

Quoi ! l'air ébranlé par un grand bruit ?

PAULY

C'est assez.

RUTLBR.

Et plus moyen d'arriver à mon rendez-vous avec Patrice?

Si!

RUTLER

Par OÙ?

PAULY, montrant l'ouverture du fond.

Par là.

BUTLER, examinant»

Comment franchir ce passage?

PAULY

Debout camme un homme, courbé eomme unchien^ couché comme un serpent.

RUTLER, avec résolution.

Eh bien ! rien ne m'arrêtera ! ... mes armes ?

PAULY, lui donnant ses pistolets.

Voici.

RUTLER

Montre-moi le chemin.

PAULY

Venez.

RUTLER, à l'entrée, encore debout.

Combien faut-il de temps pour traverser ce passage?

PAULY, déjà plus avant, et s^ agenouillant. Un quart d'heure.

RUTLER

Serons-nous loin encore de la clairière?

On la voit au haut du roc.

RUTLER

Hâtons-nous donc ; le jour doit être prêt à paraître. Pauly est déjà couché dans la grotte ; Rutler e»t accroupi près de ses pieds.

TABLEAU m, SCfeNE 1. 57

PAULY, d'une voix altéré.

Maître !

ROTLER.

Eh bien ?

PAULY

Sentez-vous ?

RUTLER

Oui, une odeur forte et fétide.

PAULY

Arrêtez.

RUTLER

Pourquoi?

PAULY

C'est un serpent fer de lance.

RUTLER

Dangereux?

Mortel.

RUTLER

Q*uel est ce bruit ?

PAULY

Il est en colère, il frappe la terre de sa queue,

RUTLER

Reviens.

PAULY

Ne bougez pas, il viendrait tout de suite.

RUTLER

Prends une pierre pour la lui jeter.

PAULY, avec un cri.

A moi ! à moi ! je suis mort !...

Rutler épouvanté, reste cloué à la même place. Le serpent passe près de lui et vient se perdre au milieu des ro* cbers de droite.

RUTLER, revenant peu à peu à lui.

Horreur! horreur! Pauly! Pauly!...Plus demouvement... mort !.., (// sort de l'ouverture en chancelant.) Cet homme voulait se venger, et la mort la plus épouvantable Ta frappé! Serait-ce un présage? dois-je re-

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