SCENE IIX
MET-A-MORT, CROUSTILLAC, endormi surVarhre. MET-A-MORT, entrant par la droite.
Ah! il n'y .a rien de changé depuis mon départ du boucan... bon, seulement j'avais oublié de meltrecuire des ignames... [Il aperçoit un chat-tigre mort,) Tiens, un chat-tigre éventré! encore un! un troisième! et tous sous cet arbre! Qui diable est venu faire la chasse ici, cette nuit? Ils se sont peut-être fait la guerre! Non, il est percé comnye avec une épée... C'est assez drôle, ma foi... [Courant au marcassin,) Bien... voilé le marcassin qui se dérange et la sauce a manqué renverser, attachons-lui les pattes avec des lianes pour qu'il puisse boucaner bien à son aise... et ranimons le feu.
La fumée du rôti commence à monter dans l'arbre. CROUSTILLAC, s^ asseyant sur une branche et se détirant.
Eh donc! je n'ai pas trop mal dormi! sans mon combat contre ces bêtes féroces, la fin de ma nuit aurait été bonne... Oii diable suis-je? je n'aperçois quedes arbres et des roches... Il faudra bien cependant que je trouve ce palais d'Armide... Mais qu'est ceci?... Ondiraît qu'il fume dans cette forêt... Oh! oh ! la fumée se parfume d'une appétissante odeur de rôtisserie... {Se penchant et voyant Met-à-mort au pied de l'arbre,) Eh ! mordious ! je le crois bien ! c'est ce maraud qui, là en bas, fait cuire... Que diable! fait-il cuire là? Est-ce encore une cuisine de singe et de perroquets? Eh! Tami ! MET- A-MORT, levant la tête vivement.
Hein ! qui me parle?
CROUSTILLAC
Moi! mordious! là-haut! au premier au-dessus de l'entresol, à la fenêtre à votre main gauche en montant vers le ciel.
MET-A-MORT
Tiens! qu'est-ce que vous faites donc là... vous?Eh! rhommc.