‹ Le morne au diable, drame en sept tableauxChapitre 47 sur 97 · TABLEAU II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

TABLEAU II, SCÈNE IV

Monlmouth avait abusé d'un bruit de grâce qui avait couru dans la journée.

PATRICE

Et vous n'avez révélé ce secret qu'à raoi?

RUTLER

Oui, violant pour loi seul le silence que m'avait imposé le roi Jacques,

PATRICE

Et missAngèle a disparu du couvent où sonpèrel'avait placée en France?

RUTLER

Poursuivre l'assassin de son père.

PATRICE, d'un air sombre.

Bien! bien!...

RUTLER

Mais toi? comment es-lu parvenu à découvrir?...

PATRICE

Comment?... j'ai cherché... j'ai suivi leurs traces, comme un limier, j'ai battu l'Amérique, la Havane, la Guadeloupe, et depuis quatre mois que je suis ici... en arrêtsnr ma proie... attendant qu'en levant un dernier doute, vous me la livriez enfin.

Et maintenant?

PATRICE

Maintenant, lord Sidney sera vengé, et la famille de mes bien-aimés seigneurs ne sera plus déshonorée par une fille indigne... Marchons.

RUTLER

Et tu connais un chemin qui conduit dans leur retraite?

PATRICE

Par celui-ci que m'a montré Pauly,

RUTLER

Viens donc !

PATRICE, à party le suivant.

Allons, car lui ne vengerait qu'à demi l'honneur des Sidney... [Ifs sortent,)

bZ LE MORI<E AU DIAfiLE.

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