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LE MORVAN VU DES MARGES

Laney. arrivant à la halle du hameau de « Bourgogne », près de Sainl-Didier-sur-Arroux. remarqua la différence des deux contrées1. Avant la Révolution, le canton de Toulon -sur-Arroux faisail partie du Charolais, ceux de Gueugnon et d Issy de l'Autunois . Actuellement, la limite de la Nièvre suit le rebord Sud de la vallée de l'Alêne. Raisons de tradition ou d'histoire, les Morvandeaux n<donnent pas à leur pays de frontières plus méridionales que la vallée de Luzy : et encore celle-ci ne constitue-t-clle que la cour d'entrée du vrai Morvan, du Haut-Morvan, celui des tufs porphyritiques, des orthophyres et des schistes dévoniens3. De ce côté, il n'y a donc pas délimites naturelles. Morvan et Charolais se pénètrent, s'enchevêtrent sans démarcation fixe. Pour trouver la meilleure des frontières, il faudrait aller plus au Nord, jusqu au pied des montagnes. La courhe de niveau de 35o mètres entoure de ce côté une contrée géographique bien nette. Ce trait sépare assez, mieux que la nature des roches, deux pays méléorologiquement et économiquement différents. Sans doute, à l'Est de l'Arroux. au Sud de l'Alêne, celle courbe entoure des pitons el borde des plateaux. On retrouve alors, pour un moment, avec la même altitude qu'en Morvan. les mêmes caractères économiques, mais ce ne sont que des exceptions, des îlots de hauts pays, de mauvais pays, épais au milieu du bas pays, du bon pays. Bien que géologiquement semblables au Morvan. les parties Nord du Charolais et 1 Autunois en diffèrent géographiquement. Les facteurs économiques ont ici raison contre les conditions géologiques.

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