‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 10 sur 232 · ES · texte numérisé non relu

ES

y2 Granui/èe a mica noir

y3 Fi/ons de m/crogranu/ite

71 1 - fd. - de porphyre

V Orthophyre à m/ca no/r

li. Fiions de porphyr/te m/cacée

d Déi/on/'en

r' Schistes d'Auiun

t Trias

VI* Las

h ' Saôies et graviers de C/iagny

l'i'.. — 3. Coupe suivant le parallèle du H«'i> du lî<>i. Elévation 'lu Haut Morvan au-dessus du Bas-Morvan ei de la Cuvette Pernaie (Echelle des longueurs, i/5ooooo; des hauteurs, i E <>".)

au-dessus d [gorna\ jusqu'aux hauteurs boisées de la Selle (/|33 mètres), apparaît pour la première lois connue un massif isolé, toul ;i fait indépendant de ce qui l'entoure. \ droite de- hauts sommets, trouées par lesquatre vallées de l'Arroux, du Trévoux, du Teinin et de la Sell< . les formes plus régulières de la partie orientale du massif s'abaissent d'Ouest en Est. Enfin, séparés parles pentes liasiques et balhoniennes de la Butte de Bar-le-Régulier, les plateaux bourguignons arrêtent L'horizon parla régularité de leur dessin. C'est un véritable profil en travers du Morvan qu'on a bous les yeux depuis

le Beuvrav jusqu'aux buttes caleaires occidentales. Ici, la démarcation entre le Morvan et les régions environnantes est nettement définie par le pied des montagnes qui surplombent la plaine (fig. 3 et pi. XXII).

Le Charolais.

Au Sud de l'Aulunois, à cheval sur les deux rives de l'Arroux. s'étend la topographie compliquée du Charolais septentrional'. Bossuée de dômes (Mont-Dône, Monl-Dordon, Mont-Tarot), dont aucun sur la rive droite de l'Arroux n'atteint 55o mètres, mais dont certains sur la rive gauche (Mont d'Uchon : 684 mètres) ont une allitutude suffisante pour cacher le Morvan au voyageur qui vient du Sud-Est ; trouée de vallons et de combes qui donnent lieu aux formes toponymiques de Combe, Combre, Corne. Comelle et dont certains géographes se sont servis pour donner au pays le nom de Combraille ' ; parsemée d'une quantité de mares et d'étangs, au milieu desquels, évitant les collines, changeant à chaque instant la direction de leur cours, les eaux abondantes du système de l'Alêne ont peine à se rendre àla Loire, cette plate-forme granitique monte lentement depuis les formes pliocènes du Bazois jusqu'aux schistes dévoniens et aux tufs porphyri tiques, vers les plus hauts sommets du Morvan, vers le Préneley et le Beuvray, dont la masse domine tout le paysage. L'analogie des assises granitiques etgranulitiques sur les deux rives de l'Alêne et de l'Arroux a suffi aux géologues pour prolonger le Morvan au Sud jusqu'à la coupure Dheune-Bourbince. Mais les considérations de géographie humaine leur donnent complètement tort.

La large et verdoyante vallée de l'Alêne est un intermédiaire météorologique entre le Charolais et le Morvan. Sur sa rive droite, la courbe de 35o mètres qui range le pied des montagnes du Haut- Morvan limite, au Sud, la région où les pluies fréquentes tombent au moins durant la moitié de l'année. Sur sa rive gauche, la petite

i. L. Gallois: 212, p. 438.

2. Celte expression se trouve sur la carie au i/5ooooo du colonel Prudent du Dépôt de la Guerre. Elle est répétée dans le Dictionnaire de Joanne (art. CombraillesJ et dans le Voyage en France d'Axdouin-Dumazet (X.XIV* série, p. 348). Elle dépeint merveilleusement le pays de Combes. Malheur iusement, elle est complètement ignorée dans la contrée. J'ai compulsé aussi la bibliothèque de la Société Éduen e d'Autun, sans en trouver trace. Bien que la l'orme Combe soit fréquente (notamment autour de Gu y où la carte an 1/80000 marque les Combe-Vincent, Combe-le-Gras, Combe-au-Xoycr, Combe la- Lossey), le nom de Combrailles ne saurait être donné au pays de Gueugnon, d'Issy-l'Évcque. Il ne s'applique qu'à la région d'Évaux, en Auvergne.

chaîne de 1 ^ppennelle fixe, au Nord, la contrée où les pluies ne tombenl que pendant le tiers de l'année. 11 y a une différence annuelle de 'i<> jours de pluie entre le Morvan el le Gharolais. La vallée de l'Alêne, sur un sol <le granité comme en Morvan. participe aux avantages du climat charolais. Elle n'est pas encore un pays d'embouche, mais c'est un pays <1 élevage. Les grands bœufs blancs du Gharolais onl pénétré par le Bas-Morvan jusque sur le Bazois, à Four-, à EVemilly, où ils on! été l'origine de la race nivernaise. Le pavs des Combes el surtout l'extrémité Nord du Gharolais, esl encore un pays de céréales. Uxeau a plus de la moitié de sou sol en cultures, Neuvy plus des Iroi -quarts, proportions inconnues en Morvan. Ces! enfin le pa\ - de la vigne : les maisons el les jardins de Lu/\ sonl déjà tapissés de ceps : près du hameau de Sauzée, à rioo mètres d'altitude, lesvignes ont belle apparence : plus m Sud. Grun a un vignoble de 23 hectares, Neuvy de .Sa hectares. I seau de \>. Sur le massif ancien, on abandonne les cultures pour planter les sapins : dans le canton de Gueugnon, on défriche pour r des prairie- et de- vignobles. Deux des écarts les plus méridionaux de la commune de Tazillv s'appellent la Bourgogne el la Vigne. Semblablement, la végétation forestière n'a plus rien de morvandeau : les chêne- el les châtaigniers ont remplacé les hêtres et les sapins. La ligne de Gercy-la-Tour à Autun transporte autant' de bois de moulée venus du .Nord que de bois de charpente apportés ilu Sud. Enfin, Toulon-sur-Arroux possède une féculerie, Issy-l'Evêque débutedans l'industrie, Gueugnon e>t le grand port fluvial de I \iiuii\ canalisé jusqu'à Digoin. S'il est vrai que « parmi les liens qui maintiennent les groupements humains, il n en esl pas de plus solides que la communauté des occupations industrielles ou agricoles "'. la vallée de l'Alêne peut être considérée comme la fronlière de deux régions économiquemenl diverses. L'habitanl du Gharolais, connue celui du Bazois, ne lient pas le Morvandeau pour un pavs, il n'en parle jamais -ans quelque dédain. Celui-ci, d ailleurs. se marie plus volontiers dan- la montagne. Bien qu il ail à peu prèle iii'ii • dialecte que ses voisins, il se reconnaît à son parler spécial où dominent l'adoucissemenl des gutturales el des labiales, un grand emploi des chuintantes, un zézaiement général \ I n étranger même ne - 'n trompe pas. \. Ybung descendant d Autun à Bourbon-

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i. Transformation du lan aaniquo : i86\ Boirbicr: rjH: do Chatnburc : i.~x>

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