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Guy Coquille: 216; chapitres vi et x des coutumes

142 LES FORMES CULTURALES

sisté sur les déclivités trop fortes. A mi-pente, les jardins el les ouches fertiles entourent les modestes chaumières. Sur les premières inclinaisons de la vallée subsistent de rares tourbières. Les prés s'allongent dans les Tonds en bordure de la rivière. Dans quelques communes près des marges calcaires, les ceps oui tenté de s'acclimater sur les coteaux (fig, 19).

Les jardins. — Les arbres à fruits.

Toutes les habitations morvandelles possèdent un petit jardin, à la lois fruitier et légumier, souvent avec deux ou trois paniers de mouches à miel adossés au mur du bâtiment. Le jardin est surtout la terre des légumes. Grâce au chaulage, le Morvandeau n'est plus tributaire de ses confrères du Bazois, de la Terre-Plaine et de l'Auxois. Si les légumineuses sont encore peu variées, la qualité des choux et des salades est suffisante pour nourrir les habitants, laqualilé des haricots et des navels est estimée même en dehors du mas- Mi" ancien. Le hameau de Jarny (commune d'Alligny-en-Morvan) en l'ait une exportation assez suivie sur les marchés de l'Auxois et de la Montagne. Par contre, les vergers ne rapportent que des produits médiocres et à demi sauvages. La gelée de printemps, à l'époque de la floraison, 1 altitude souvent trop élevée, les greffes faites sans soins ont produit des espèces dégénérées. Celles du bon pays, transportées en Morvan, ne réussissent pas mieux. Les arbres de bon rapport, en Auxois, ne produisent que des fruits sans valeur quand on les transporte à Quarré-les-Tombes, à Rouvray-en-Morvan, àSaulieu, àPrécysous-Thil. Aussi, les vergers morvandeaux sont-ils peu peuplés. Autour de Chàteau-Chinon, l'arbre à fruit tend à disparaître. En dehors des noix et des châtaignes que l'on récolte sur les pentes méridionales du Ilaut-Morvan, dans les vallées tributaires de la Selle, jusqu'à Anost et Cussy-en-Morvan, tous les fruits du massif ancien laissent à désirer. La vigne s'accroche aux maisons de Luzy, de Ghiddes, de Sémelay, mais le raisin est acide quand il arrive à maturité'. Les pommiers et les poiriers atteignent 35o mètres sur la zone bordière, dans les cantons de Lucenay-l'Évêque et de Sainl- [/•LMT-sous-Beuvrav ; 700 mètres dans celui de Chatcau-Chinon. Ils ne fournissent que des fruits ridés et sans saveur". Seul, le grioltier

il) Gillol : 105.

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