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144 LES FORMES GULTURAXES
atteint sur les marchés des marges des prix h es avantageux. Aussi sa
culture a débordé l'étendue de Touche. Dans le canton de Luzy, elle atteint un dixième des terres labourables. La proportion dépasse deux dixièmes dans le canton de Cliàteau-Chinon, où les terres, liés légères, sont excessivement favorables à celte exploitation. Son rapport est très élevé II rend 10 pour i.
Le même phénomène se produit dans la commune de Marigny- TEglise avec les fraisiers. Le succès de leur culture, la demande toujours plus pressante dans les chefs-lieux de canton, et jusqu'à V vallon, ont développé celte exploitation en dehors des limites de louche, où elle était tout d'abord cantonnée. Elle a envahi les terres labourables.
Les champs.
Los champs sont inégalement répartis à la surface du Morvan. Ils sont plus nombreux au contact des marges calcaires (Thosle : 53 pour ioo de l'étenduede la commune: Précy-sous-Thil, Aisy-sous- Thil, Dompierre-en-Morvan : 58 pour ioo) ; sur les tufs porphyritiques très riches en apatite (canton de Lucenay-l'Evêque : 5o pour ioo) el mit les schistes pourris du Dévonicn (canton deLuzy : 5o pour i oo). Parcontre,lecantondcQuarré-les-Tombes, surlegneiss(2opour ioo), ((lui de Lormes sur legranite (2opour îoo), celui de Montsauchesur la granulitc (20 pour 100), sont les plus dépourvus de terrains cultivables. Cette situation était comme au xvni0 siècle : le chaulage ne l'a pas modifiée : « Le bailliage de Saulieu, dit Saugrain, n'a été érigé qu'au mois de mars 1 (ip/i : il fut formé des démembrements de i \nvois. de l'Autunois cl du Moivant. La partie détachée de l'Auxois esl une plaine lié- fertile en grains de toute espèce, ('elle détachée du Morvan a de- montagnes couvertes de bois et remplies de pacages; il ne v\ trouve toutefois ni bois m pacages considérables '. » La teneur en calcaire des différents sols règle encore les principales parties de la technique agricole : la qualité des engrais, les manières du labour, la composition des assolements (fig. 20).
Pendant la première moitié du xi\' siècle, à l'époque du défrichemenl des landes, l'écobuage a été seul employé. Par une journée chaud»' d'été, ou quand le vent du Nord-Esl en hiver avail toul desséché, on niellait le l'eu au\ fourrés et la cendre égalisée sur la terre favo-