LA VALE1 II DES TERRES
deux tiers de celte étendue représente dans ce prix 2 5oo ou 3 000 francs. En igoi, le prix de l'hectare variait entre 1800 francs (Haut- Morvan) et 5 000 francs (communes voisines de l'Auxois). Dans le canton de Lormes, l'ouche est plus chère que partout ailleurs en Morvan. Même à dos altitudes inférieures: à Pouques (45g mètres) sur des placages calcaires, elle vaut 5 000 francs l'hectare, tandis qu'à Chalaux (4oo mètres), sur les granités, elle n'est estimée que 3 000 francs. A côté, à Saint- André en Morvan (3oo mètres), elle dépasse !\ 000 francs à cause de la différence d'altitude. Le maximum de la valeur. 8000 francs l'hectare, est atteint à Lormes, chef-lieu de canton et gare importante pour le commerce des bois. Le minimum du revenu, 36 francs a été payé à Gien-sur-Gure (G5o mètres), une des communes les plus pauvres du Morvan. Le revenu moyen qui oscillait entre 33 à 35 francs en i85i, peut être estimé aujourd'hui de 5o à 100 francs ; il varie dans le Bazois et l'Auxois entre 70 et 100 francs. Il a peu changé après l'introduction du chaulage.
Les prés par contre ont subi une hausse marquée depuis le chaulage. Actuellement, cette catégorie de terres atteint sur les granités 1 200 francs l'hectare environ à Luzy, 2 000 francs à Gluxen-Glaine, 3 000 francs à Chàteau-Chinon ; près des marges du Bazois, elle dépasse 3 200 francs à Lormes, avec un revenu de 200 francs à l'hectare ; l\ 000 francs à Pouques-Lormes, avec un revenu de 120 francs à l'hectare, malgré des altitudes élevées (45o mètres). Enfin, sur la zone bordière, partout où paraissent les placages liasiques, à Dompierre-en-Morvan. dans le canton de Liernais, la valeur des prés peut monter jusqu'à 5 000 francs, avec des revenus de 120 à 200 francs à l'hectare, suivant la proximité de l'eau. Depuis /jo ans, le revenu a presque doublé ; Belgrand1 l'estimait 3o à 60 francs sur le granité, 60 à 100 francs sur le Lias, 180 à 200 francs en Terre-Plaine. Depuis 80 ans, il a triplé ; des pièces d'archives estiment le loyer des prés en 1 826 à 25 francs dans la commune de Saint-Prix, à 35 dans celle de Dommecy-sur-Cure \ Les chiffres actuels sont plus élevés, quoiqu'encore fort éloignés de ceux des bons pays, où les prés d'embouche payent un loyer qui dépasse souvent 3oo francs l'hectare.
Les « pièces de terre, dites champ ». ainsi que les dénomment les procès-verbaux des ventes judiciaires, bien que favorisées par le chaulage, sont moins estimées. En 1 85 1 , dans le Morvan nivernais,