Arcli. N'es: F
136 LES FORMES GULTURALES
L'hectare-champ valait de fioo à 45o francs, rapportant 18 à l\o francs. Dans la zone du Lias, ces prix atteignaient 750-800 francs, avec un revenu de 20-70 francs à l'hectare; actuellement, les prix varient depuis 35o francs (Luzy), jusqu'à 1 000 francs (Glux-en-Glaine), cl 1 200 francs (Lormes et Chàteau-Chinon). En général, ils atteignent 1 000 francs sur les granités, 1 3oo francs sur les gneiss à cause du voisinage des Terres-Plaines et montent à 1 5oo francs et au delà dans les zones du calcaire, quelle que soit l'altitude : Pouques- Lormes (1 5oo francs), Dompierre-en-Morvan (1600 francs), plat pays de Saulieu et Liernais (i5oo francs). Le revenu varie également : il atteint 20 francs l'hectare sur les granités, 35 francs sur les gneiss et /j5 francs sur le Lias. En 182O, il variait entre 100 et i5o Iran es.
Enfin, les landes et les pâtures, bien qu'incultes, constituent cependant un léger revenu. Le rapport est resté sensiblement le même qu'il était en 1 85 1 , variant de 1 franc l'hectare (Montreuillon) à 5o francs (Lormes) et 60 francs (dans la zone bordière). Depuis que les paysans utilisent les genêts el les fougères pour l'élevage du gros bétail, la valeur de ces terres incultes a suivi la hausse des bonnes terres à céréales et des prés à embouche. Leur prix actuel peut varier entre 5o cl 100 francs l'hectare.
La valeur des terres morvandelles Icnd actuellement à demeurer stationnaire. Elle ne baisse pas, elle augmente même dans la vallée du Ternin (Chissey-en-Morvan » et dans la vallée de la Selle (Saint- Prix). En allant vers 1 extérieur, vers les calcaires, les prix diminuent d'année en année. Si la valeur s'accroît dans le plat pays de Saulieu, elle ne varie plus à Préey-sous-Thil aux confins du Morvan; elle faiblit à Époisses en Terre-Plaine. Les marges fertiles utilisent depuis longtemps les engrais qui n ont atteint le cœur du Morvan que depuis 25 ans. Elles ont acquis de bonne heure tonte leur capacité culturale, tandis que le Morvan est encore une terre jeune. Au moment où les campagnes subissenl nue dépréciation générale, le Morvan, mauvais j > ; i > - . exporte ses céréales sur les marchés du bon pays, le Morvan voil ses productions agricoles augmenter tous les jours. Les progrès agronomiques ont transformé ses conditions physiques. Le eliai ilage a modifié les conditions du climat, le l> rai tant celles de la topographie. Dans) histoire de! évolution agricole, I I ion une s élève parfois au niveau des agents géologiques et météoriques les plus puissants.