PORCS
Si l'on remonte plus haut encore, la transition est plus frappante : Lormes, en 169G, d'après Vauban, comptait 27 chevaux et 22/4 bœufs; en 1 84 1 (recensement), la commune avait 45 chevaux et 3/|2 bœufs; tandis qu'en 1 Qo5 (statistique agricole de la Nièvre), elle possédait: qio chevaux et 43.") bœufs. La paroisse de Frétoy3 comptait en i-'ii : 21 têtes de bétail d'une valeur de 888 livres ; en i844: 8i5 têtes valant 61 ioofr. ; en [Qo5, 348 tètes estimées 111 180 IV. '
, \rcii. N 1 5o3, 5o4) 5o5, 5o6, 507.
Statistiques de igo4 el igo5. Ministère de l'Agriculture: 116 ol Petitier: 122. I Simon : 935, statistique.
', Statistique agricole, 1905. Chiffres calculés d'après les mercuriales du marché de Chàteau-Chinon.
La proportion des animaux élevés a été complètement modifiée.
O Moins de /S bœufs par /00 hecâares
9 de /S a 30 d°
© p/us dé*30 : d?
X7 Moins de /S porcs par /00 hecéares
▼ de /S a 30 d?
V p/us de 30 _____ d?
A Moins de 3 c/ievaux par /00 necéares
A. de 3 à 6 d?
p/us de 6 d?
CD Moins de /S mot/ Ions par / 00 hectares
m de /S a 30 d?
B3 p/c/s de 30 d?
Fig. a4. — Répartition du troupeau par cantons. (Echelle: 1/600 000e).
Le mouton diminue de jour en jour avec la mise en valeur des terres
çaise est de i pour 5, 2 habitants. Saône-et-Loire est le département français où les pores sont le plus nombreux. Dans le Haut-Morvan surtout, L'élevage se fait en grand. Gussy-en-Morvan possède i /joo tètes ; Ouroux : i 700 ; Moux: 1 35o : Ghiddes : 1 5oo : Poil : 1 200. Les cantons de Luzy et de Château-Ghinon en nourrissent 18000, le tiers de l'effectif total. Par contre, dans le canton de Quarré-les- Tombes, le porc n'atteint qu'une densité de i5 pour 100 hectares ; la densité moyenne pour le Morvan est de 19,5. C'est à Montsauche que la chair des porcs est la plus savoureuse, (fig, a/j).
Depuis qu'au milieu du \ix' siècle, l'ouverture du réseau routier a mis en contact le Morvan avec les bons pays, depuis que les progrès agronomiques l'ont pénétré, l'élevage n'a cessé de progresser sur toute la surface du massif ancien. Rien n'est plus significatif à ce sujet que la comparaison entre le troupeau de la fin du xvnr3 siècle, au moment où la Convention recensait le bétail de France1, et le troupeau actuel, tel qu'il ressort des statistiques agricoles annuelles, établies par les professeurs d'agriculture de chaque département \
CÏMUNS