‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 149 sur 232 · Simon : s35. appendice · texte numérisé non relu

Simon : s35. appendice

et la 2.3e partie du fonds (Go hectares). La grande propriété au-dessus de 5o hectares est entre les mains de deux propriétaires qui possèdent plus des 3/5 du territoire : 862 hectares.

La commune de Roussillon-en-Morvan a une étendue de 3 543 hectares, dont 1 43o en hois. Elle est divisée en 6 7)24 parcelles. Une de ces divisions a 720 hectares (le hois de Folin), une autre a près de 3oo hectares (le hois de la Grande-Vente qui appartient à l'Etat), une autre un peu plus de 23 hectares (le bois de Fougs). quelques parcelles mesurent 3, 4 et 5 hectares: les autres ont une surface qui varie entre 80 et 10 ares et qui atteignent près des habilalions 20 et 10 centiares. Les six communes de Anost. Cussy-en- Morvan, Roussillon-en-Morvan. Petite-Verrière, La Selle-en- Morvan sont juxtaposées dans la partie boisée du Haut-Morvan. Elles ont une superficie de 1 7 626 hectares (dont 6077 en bois) : 7 458 habitants y payent 4 602 cotes foncières. Si l'on retranche le sol forestier, on trouve que la moyenne des cotes est de 2,5 hectares environ, et 7/10 des habitants y sont propriétaires. Dans l'arrondissement de Chàteau-Chinon, dans les cantons de Saulieu et de Précy-sous Thil, la proportion des propriétaires est encore plus forte, elle atteint 9/10. Du côté de la vallée de l'Alêne, où la grande propriété est encore importante, le nombre des propriétaires n'est que de 0/10 environ.

Cette diffusion des biens fonciers se traduit dans tous les panoramas de la contrée par la multiplicité des haies (les brosses en palois) ' qui font des bouchures morvandelles des forteresses inaccessibles. Leur entretien, leur hauteur, le nombre des arbustes par mètre courant, sont l'objet de prescriptions nettement définies dans les baux. Excepté du côté de Montsauche et dans la partie méridionale du canton de Quarré-les-Tombes, où les cultures récentes ne justifiaient pas jadis une clôture vive et où l'on se contentait d'un mur en pierres sèches de Co centimètres environ, partout en Morvan les haies sont faites d'essences traçantes, d'épine généralement. Les boutures sont plantées tous les 5o centimètres, sans fossé ni levée de terre, pour épargner l'humus déjà pauvre des champs environnants. A six ans, la maîtresse branche est arrêtée à 80 centimètres du sol, coupée en biseau pour éloigner le bétail ; puis on détache du pied une forte tige que l'on rejoint à la tige précédente. On l'entaille sur sa moitié pour que les rejets puissent former la clôture. La haie, après cette opération, prend alors en patois

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