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Verrière et de Grande-Verrière rappellent d'anciennes exploitations
qui durèrent jusqu'au commencement du win' siècle '. Les métiers à foulon, les tanneries prospérèrent plus longtemps.
Les pièces d'archives, les procès-verbaux des assemblées de commerce montrent qu'au xvm* siècle, les manufactures étaient très actives dans les petites villes morvandelles 2. Avallon fabriquait annuellement plus de deux cents pièces de drap et cinquante de droguet. La ville comptait 12 usines et 3 moulins ; mais le foulage était mauvais, faute de l'eau « qui n'\ est point propre. ! » Les cinq manufacturiers de Rouvra\ employaient les laines du pays « qui étaient bonnes » pour tisser 120 à i3o pièces de drap '. La toponymie locale a conservé de cette époque les noms de Foulon, qui désignent un hameau de la commune de Rouvray et un hameau de la commune de la Roche-en-Brénil. Saulicu, « une des villes les plus commerçantes de France », utilisait pour ses draps les laines de la contrée et même celles de la Champagne. Ses droguets et ses toiles s'exportaient jusqu'à Màcon et Lyon5. Aulun avait la spécialité des draps de troupe, des crêpons et des toiles. Elle usinait plus de 1 5oo pièces par an. A la foire de septembre, les « Maîtres facturiers » débitaient plus de Goo pièces. L'industrie était assez prospère pour alimenter douze teintureries6. Dans l'Ouest, la situation était moins brillante. Saint-Saulge, Saint-Pierre-le-Moûtier ne fabriquent plus. Cercy-la-Tour est encore connue pour ses étamines. Moulins-Engilbert7 entretient sept métiers. Dans le Haut-Morvan. l'ancienne réputation de la manufacture de « Châtel-Ghinon » s'affaiblit d'année en année. Le peu de laines qui sont tissées est utilisé sur place ; généralement, les toisons en suint sortent pour être travaillées ailleurs. Il en est «à peu près de même des chanvres qui s'\ recueillent. « Les tisserands ne font les toiles que pour l'usage des habitants : peu se débitent en dehors ; et les chanvres se transportent bruts dans les autres provinces8. » Au commencement du \i\' siècle, cette industrie avail complètement disparu. Le souvenir n'en demeure plus que dans les ruines de l'usine de Savault, près d'Ouroux et dans celles du Foulon-de-la-Roche, près de Chateau-Chinon.
1. Mai Quentin : S4» P- 148 el Gerbaui el Schmidl : i-'i'S, p. 6o5.