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' Collenol : 8, p. io3j I >ufrénoj ctE. de Beaumont : /;, [, p. 682 cl Guillebot de Nerrille: ■■',.
• >. trdouîn-Dumazet : tga \ \ \ • série, p. 100.
L'indigence industrielle du Morvan le l'ait contraster avec les contrées qui l'encerclent. Les filatures et la métallurgie de détail à Monlgeron, à Semur-en-Auxois, à Arnay-lc-Duc, les raffineries de schistes d'Aulun, les hauts fourneaux du Creusot, de Montcenis, le-; forges de Gueugnon, les fonderies dlmphy et de Fourchambault, les mines de La Machine ont profondément modifié le faciès géographique des pays où elles se sont développées. Le Morvan est resté étranger à tous ces hienfaits. comme à tous les grands efforts de l'activité humaine qui caractérisent le xix' siècle.
Les foires.
L'industrie localisée par le défaut de communications a de tout temps forcé le Morvandeau à des déplacements périodiques : il doit se rendre aux grandes foires pour y trouver les objets de première nécessité et y vendre ses produits agricoles. Les petites villes morvandelles ont toujours été des centres économiques plutôt que des centres sociaux. Le peuple du Haut-Morvan ignorait souvent leur pouvoir administratif ; il était obligé de les reconnaître comme lieu d'échange. Les foires des marges, au contact de deux contrées géographiquement différentes, furent d'abord les plus achalandées et les plus nombreuses. A l'intérieur, le commerce était misérable. L'inventaire des foires et marchés dressé par les préfets au début du xi\e siècle1 nous montre l'état des transactions: Arleuf avait une tenue par an; Saint-Prix, une également; Quarré-les-Tombes et Ouroux, trois chacune; Montsauche et Chateau-Chinon, quatre chacune ; Brassy. sept. En dehors de la vente des bœufs de travail, il ne se faisait aucun autre trafic. Les prix étaient sensiblement inférieurs aux grands marchés des bons pays. Aussi, dès que le trajet était assez court pour se transporter à travers des chemins impraticables, les paysans n'hésitaient pas à se rendre aux tenues du Bazois, de la Terre-Plaine, de l'Auxois, de l'Autunois. Dans le bas-pays chaque paroisse presque avait son marché, toujours prospère. Celles qui n'en possédaient pas, comme la paroisse d'Epiry2, sollicitaient le droit d'en établir un, celles qui en avaient
i. Arch. Xlos : F12 i2^9*,i26iA , ia65A , n65B-, i2-3n. i. Gorboux el Schmidt: /•?•?, p. 4i8.
LES RELATIONS ÉGONOMIQl ES
déjà, en voulaient de nouveaux'. En août 1816, la commune de Rouvray qui comptait déjà sept tenues, demandait l'autorisation d'en ouvrir une huitième : « La commune, dit le rapport, se trouve placée de manière à offrir un intermédiaire entre la vallée d'Epoisses, qu'on nomme le bon pays, et celui connu sous le nom de Morvan,
qui n'a de production que celle du bétail, tant pour le trait, le gros, les bêtes à laine, les porcs2. »
C'est surtout dans les petites villes, aux foires de saison, que se passaient les transactions les plus fortes. A Corbigny (7 tenues), le Morvan vendait ses bois ; à Luzy (5 tenues), à Châtillonen-Bazois (10), à Saint- Saulge (10), à Moulin s- Engilbert (16), il échangeait ses troupeaux contre des cuirs, des vêtements, des chandelles, des outils. A vallon (8 tenues) était le grand marché des blés de la Terre-Plaine', Saulieu (12 tenues) vendait ses draps, ses cuirs r mais aussi les vins de Bourgogne et la boissellerie que lui amenaient les galvachers. Lormes (1/1 tenues) avait dans l'Ouest du Morvan la Du temps de Vauban, sa situation était déjà Mais aucune de ces villes n'avait la prospérité
o Trois Foires et au dessous par an
@ de éro/'s à six /b/res par an
• de sept à onze </"
® p/us de onze foires par an