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k. D'après l'enquête des Préfets (Arch. V'- : I'1- 1 2 'i 9 v , ia6iA , i2G5AOt,!, 1273e).
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d'Autun. Aux grandes foires de mars et de septembre se fixaient les mercuriales pour toute la région et toute l'année.
Dès 1 1 7 1 ', Autun avait hérité de l'ancienne activité de Bibracte. « Les morvandeaux qui montent au Belvédère (du Beuvray) tous les premiers mercredis de mai pour la foire, rendent, en réalité, leur culte à l'ancienne déesse, qui a fait fleurir, pendant l'époque gauloise, le commerce sur cette hauteur. On y venait de tous les points des Gaules. Les fils entreprenants des Phocéens de Marseille remontaient le Rhône et la Saône pour pénétrer le pays des Eduens. pour montrer leurs marchandises étrangères aux yeux ébahis des peuples de la montagne : puis, au sortir de ces hautes forets, ils descendaient chez les Sénons. Mais les Eduens eux-mêmes avaient peutêtre plus à vendre qu'à acheter. Longtemps avant César, la ville avait cessé d être un simple lieu de refuge pour devenir un emporium. où les industries ilorissaient sous la protection de la déesse de Bibracte, loin des coups de main des autres tribus ou des Romains. Il y avait ici des métallurgistes, des orfèvres, des ateliers d'émaux, de vastes villas, véritables châteaux entourés de huttes des vilains ou de tanières comme celles que le voyageur en Irlande, une autre terre celtique, prend souvent pour les étables à porc ~. » Dans les temps modernes, c'est Autun qui a recueilli les avantages de la situation
o Trois foires et au dessous par an © c/e iro/s à s/'x fo/res par an
• c/e sept à onze d°
p/us de onze Foires par an
FlG.
— Les foires actuelles.
i. Escarra : qq, p. 219 et Gaffarel : 211, p. 181.
2. Morton-Fullerton : 228, p. 633; Imbert : 220, p. 3a5 et Jullian : 1O4, II, p. 3i^.
de Bibracte. En dehors d'un marché par semaine et dune foire par mois, la ville tenait deux grandes assemblées, en mars pour la louée des domestiques, en septembre pour la vente du bétail, dont la grande majorité était morvandelle. Cordesse ' pour l'Aulunois, Fours 2 pour le Bazois, avaient tenté au commencement du xixe siècle d'être les grands marchés de la main-d'œuvre ; mais ces petites villes n'ont pu lutter avec Aulun, grand carrefour des communications. Sa situation au xvm* siècle était bien établie. Les éehevins sollicitaient l'ouverture d'un second marché par semaine8. Les drapiers avaient un fonds de roulement suffisant pour pouvoir attendre jusqu à l'assemblée de mars le paiement des étoiles qui avaient été vendues à la Saint-Ladre, en septembre ' (fig. 26 et 27).
Au milieu du \i\' siècle, l'ouverture du réseau routier facilita aux petits marchands et aux colporteurs l'accès du massif ancien. La pénétration des voies de communication égalisa les mercuriales ; le paysan se déplace plus facilement. Les foires augmentent en nombre, mais diminuent d'importance ; dans les communes voisines des marges, la valeur des transactions diffère peu avec les jours de marché ordinaire. Lormes (i5 tenues), Cervon (9), Mhère (11) sont plutôt utiles aux importations du Bazois ; Houvray-en-Morvan (i3 tenues), Brazey-en-Morvan servent plutôt à introduire les produits de 1 Auxois. Dans le Haut-Morvan, les communes augmentent la quantité de leurs tenues et la variété des objets commerçables. Chacune tend à une spécialité. Ouroux(i 1 tenues), Château-Chinon (12 tenues) fixent le prix des bois pris au port de flottage : Monlsauche (7 tenues) vend aux rempailleurs de Dijon et de Paris la paille qui servait jadis à tresser les toits des chaumières ; elle a expédié plus de 90 wagons en 1907 ; Anost (7 tenues), Cussy-en-Morvan (10 tenues), Lucenay-l'Evéque (10 tenues) donnent la mercuriale des bœufs d'hiver. Les petites villes deviennent de grands magasins: ce sont les tètes de lignes pour l'exportation du bétail. Avallon accumule les blés de la Terre-Plaine et le bétail du Morvan. Saulicu esl le lieu de transit des chevaux du massif ancien vers le Semurois, de ses bœufs vers Pari- cl Lyon. Les marchands y rassemblent les grains de l'Auxois, de la Montagne et du Morvan. Les affaires dans celte spécialité ont dépassé '\ millions de francs en 1907. Dans le Sud. aux confins du Charolais, Luzy a pris comme marché une