De Chamburo : i 'm, j>. i 53 ■i. Dupio : ■;<>■]. y
\. De Foville : 161, p. '.'>~'\ : Blin: rg8, p. 7"; Cagniard : / ig, p. 17 ot Bogros : :><>i, p. 1 i3.
L'ASPECT INTÉRIE1 R -i-i;
éclairée, est loutc l'habitation. Les murs intérieurs, parfois enduits d'une légère couche de chaux, sont plantés sur le sol même, rarement pavé, revêtu le plus souvent d'un peu de terre glaise qui conserve toute l'humidité des roches dominant la maison par derrière. L'insouciance des habitants aggrave encore cette situation déplorable. Ils répandent sur le sol les eaux domestiques au milieu des porcs, des moulons, des chèvres et de la volaille qui envahissent la demeure pendant les journées pluvieuses de l'hiver1.
Ce qui frappe le plus à l'intérieur de la chambre, c'est la vaste proportion du loyer. C'est un reste des anciennes communautés taisibles, si vivaces jadis dans le Morvan et les Amogncs. Autour de la cheminée, peu élevée, mais très large, permettant aux vents d'hiver de s'engouflYer aisément et qui nécessitait, par crainte de la fumée, l'ouverture de l'unique porte ; autour de la cheminée se réunissaient les parsonniers, la besogne du jour une fois faite, pour se partager les travaux du lendemain. Actuellement, c'est là encore que se font les veillées, non pour économiser le bois, qui n'est pas cher, mais pour entendre les légendes de sorciers, de chercheurs de trésors, de croque-avoine et pour deviser des prix de la dernière tenue.
Les nouvelles demeures ont meilleur aspect. Aérée largement par cinq ou six ouvertures, dallée de petits carreaux rouges et blancs, surélevée de deux à trois marches au-dessus du sol, avec des murs recrépis à la chaux, l'habitation construite depuis 20 ans comprend un rez-de-chaussée de trois pièces. La plus grande sert de cuisine, de salle de réunion et de demeure pour les parents ; la deuxième est le logement des enfants ; la troisième est un débarras où l'on peut encore installer un lit.
Le Mobilier.
Autour de la cheminée et dans la même pièce, se groupe un mobilier sommaire. Dans les maisons aisées subsistent quelques lits à quenouille, aux rideaux de serge verte ou jaune, placés sur une estrade comme au moyen âge, précédés du coffre à bardes, l'écrin2, tout à la fois resserre des vêtements et escabeau pour la couchée.
1. Dupin : 20/, p. /|0 ; Bogros : 201, p. 43 ; Devilerdeau : 206, p. 3o ; de Foville : 161, I, p. 375 et Blin : kjH, p. n5.