‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 187 sur 232 · LE ROLE DE LA FORÊT DANS LES PEUPLEMENTS · texte numérisé non relu

LE ROLE DE LA FORÊT DANS LES PEUPLEMENTS

nients pliocènes ; il semble que les hautes montagnes du Centre, alors couvertes de neige perpétuelle, aient été inaccessibles aux agglomérations humaines.

Les restes de l'époque néolithique ne sont guère plus nombreux. Longtemps, les aspects ruiniformes de la granulite ont été pris pour des monuments mégalithiques. La Pierre-qui-Vire(c'"'de Saint-Léger- Vaubau). la Roche-aux-Fées (cnc de Quarré-les-Tombes). la Rochcaux-Chiens (cn,'de Dlnm-les-Places), le Fort Chevresse (c"e de Sainl- Brisson) ont eu cette réputation, qu'ils ont dû abandonner par suite de recherches plus approfondies. Les neuf dolmens, indiqués ' comme appartenant à la Nièvre, et qui se trouvaient tous situés dans la région morvandelle, doivent être rayés des répertoires archéologiques. Les seuls témoins de cette époque dont l'origine ne semble pas douteuse sont répartis dans le Bas-Morvan, à l'Ouest du Beuvrai (c"es de Millay et Villapourçon) et près de la Cure (cms de Marignyi'Eglise et de Saint-Martin-du-Puy). Comme en Bretagne, les monuments mégalithiques sont surtout abondants dans les districts gneissiques et schisteux, où la roche se divise facilement en tables. Quand la race néolithique a pénétré dans le Haut-Morvan, elle parait s'être installée le long des rivières : sur l'Yonne à Château-Chinon et à Fachin, sur le Reinacb, à Frétoy et à Faubouloin. La forci et l'altitude empêchaient toute colonisation des hauteurs, L'absence de sépultures dolméniques ou tumulaires est une des causes de la rareté des outils en pierre polie qui composaient principalement le mobilier funéraire. Quelques haches en silex, en néphrite, trouvées pour la plupart à la surface du sol, constituent à peu près toute la richesse des collections locales. La hache en bronze est encore plus rare. Elle n'était représentée, à l'ancien musée de Chateau-Chinon, que par un spécimen d'une facture très rudimenlaire.

Au début des temps historiques, les Eduens étaient établis entre la Saône et la Loire, avoisinés au Nord parles Sénons et les Lingons, à lOuest par les Bituriges, au Sud par les Arverncs, à l'Est par les Séquanes. Dans cet immense territoire, ils avaient comme alliés et comme clients : les Aulerci répartis sur les deux rives de la Loire, les Mandubiens sur les rives de l'Ozcrain et de l'Armançon avec Alésia comme ville principale, les Segusiavcs qui peuplaient le Forez et le Lyonnais2. Sur toute cette vaste étendue, la densité de population n était pas uniforme. Les gros peuplements s'étaient fixés dans les

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