I. — LK ROLE DE LA FORÊT DANS LES PEUPLEMENTS
La colonisation des Romains.
Le petit nombre de silex éclatés retrouvés sur le massif ancien permet d'affirmer qu'à l'époque paléolithique, le Morvan était peu habité. L'homme recherchait alors les plaines, les bords des grands cours d'eau, surtout les contrées calcaires où il trouvait facilement ses abris et ses vivres, et où il utilisait les rognons de silex pour fabriquer ses outils et ses armes. Les calcaires bathoniens qui encadrent la Cure après sa sortie du Morvan ont été le siège de peuplements actifs dont les restes sont abondants dans les grottes de Saint-More et d'Arcy-sur-Gure. Plus au Sud. l'industrie mouslérienne n'a été signalée que par la découverte dans les alluvions caillouteuses près d'Avallon, d'une très grosse amande à talon et de plusieurs outils à Saint-Germain-des-Ghamps et à Quarré-les-Tombes1. Mais cette industrie serait plutôt le fait de peuplades venues du Nord chasser en Morvan que la caractéristique d'établissements fixes. On n'a pas encore trouvé sur le massif ancien «les rognons de silex capables de fournir la matière de ce mobilier. Les petits silex qui sont à la base du Pliocène sont trop intimes pour avoir pu donner la hache du Itu d'Aillon. Elle ne peut provenir que des plateaux bathoniens de la Bourgogne. Ces vestiges d'une colonisation paléolithique ne dépassent pas. dans le Morvan, la limite méridionale des sédi-
i. \li!).' Parât: i5, p. 76 et tj8, p. $7 et Martot: 7/, passim.