B. Cotta : ouvr. cité, II, p
se dépeupler aussitôt que l'industrie du verre a été arrêtée ; elle est aujourd'hui complètement abandonnée '. Les villages delà Thuringe et de l'Erzgebirge ne sont descendus dans la plaine que depuis le développement tout récent de l'industrie2. Les formes porphyriques et granitiques particulièrement usées se prélent mieux aux établissements des populations rurales du Morvan que l'architecture tabulaire des placages basiques ou la topographie souvent uniforme du gneiss. Dans sa notice agronomique sur l'arrondissement d'Avallon, Belgrand3 donnait comme densité moyenne 43 habitants par kilomètre carré, en retranchant les villes. La moyenne montait sur les granités à !\- , et à ^3 en défalquant les bois. Elle descendait sur le Lias à 3g et Ai. Ces chiffres sont légèrement plus forts que ceux fournis par les statistiques actuelles ; mais depuis 5o ans. la population de la France et du Morvan est restée stationnaire. Les deux modes les plus extrêmes du peuplement morvandeau sont marqués : d'une part sur le granité et la micro-granulite par les cinq communes juxtaposées de Gacogne, Montigny-en-Morvan, Ouroux, Mhère. Chaumard qui donnentun ensemble de \(\ go-j hectares et 7 o38 habitants, avec une densité de ^7,1 ; et d'autre part, sur la zone des placages liasiques par les cinq communes voisines de Lacour d'Arcenay, Vic-sous-Thil, La Motte-Ternant, Thoisy-la-Berchère, Villargoix, qui font un total de 10 7 19 hectares, peuplés de 2371 habitants: soit une densité de 22 au kilomètre carré.
La population est presque entièrement rurale ; sur 12/i communes, quatre seulement sont urbaines. Elles ont une population globale de 10 102 habitants, soit 12 pour 100 du total général.
La population communale ne s'abaisse jamais au-dessous de 100 âmes. Trois communes seulement ont moins de 201 : Montigny- Saint-Barthélemy : 170: \ illiers : 186; Petite-Verrière: 200. La majorité, grâce aux nombreuses sources, comprend une population de 5oo à 1 5oo individus. Le nombre moyen est de 979, inférieur à la moyenne de la France (1 07G). Ces chiffres expliquent en partie les décroissances de la population. Etroitement attachée au sol, n'ayant pour se relever aucune des causes industrielles (|iii ont modifié les agglomérations au xixe siècle, la courbe de densité devait suivre, en Morvan, l'histoire de l'exploitation de la terre, croître et décroître avec elle.