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Les variations de la population.
Bien qu'on ne possède aucun document officiel et qu'on ne puisse utiliser que des renseignements indirects pour étudier la démographie morvandelle avant le recensement de 1801, on peut admettre que, jusqu'à la Révolution, l'accroissement de la population fut très rapide sur tout le massif ancien. Entre le procès-verbal de la recherche des feux du bailliage d'Autun (i'\-~)) et la publication du dictionnaire d'Expilly ( 1 770). en 3ooans, le nombre des feux des paroisses situées dans le Sud-Estdu Morvan avait presque doublé. Pour cinq paroisses placées à côté l'une de l'autre : Cussy-en-Morvan. Keclesne. Chisseyen-Morvan, Sommant, Lucenay-l'Evéque, le nombre des taillables était passé de 2i 1 à 454- Cette progression est encore plus sensible si l'on prend les chiffres du xix' siècle comme terme de comparaison. Lormos. au temps de Yauban ( 1G96), comptait 174 maisons et 780 habitants ; au temps de Dupin(i84 1). elle possédait q'SS maisons et 4 2i4 âmes1. La paroissedeBlain (aujourd'hui rioussillon-en-Morvan). comptait au \ve siècle 23 feux répartis entre le bourg et chameaux: la commune possède actuellement une population de 270 ménages divisés entre j3 grandes agglomérations. En 1627, la paroisse de Frétoy ne comptait qu'une vingtaine de feux et payait 1 3 1 livres 8 sols de taille; en 1778 : 32 familles payant 5o8 livres de taille ; en 1793, ellecomptait 8^ ménages et soldait 4774 francs de contributions foncières : en [873, elle possédait 122 maisons abritant 584 habitants payant 0087 francs de contribution foncière ". D'après le dictionnaire de Saugrain. en 1726 le Haut-Morvan (54 paroisses) comptait 17919 habitants: en 1891, la statistique marquait G5i2<) habitants. Dans cette période: Lormes. Brass) el ' iien-sur-Cure ont augmenté de 700/100, Luzy de 800/100, Millay de 900/100, Moux de 1000/100, Saint- Brisson de 1 4oo/ioo, Etang de 43o/ioo. Le taux moyen d'accroissement est de 2 03/ 100 \
Les chiffres du premier recensement v (1801) sont sujets à caution : c'était un travail de début et les préfets étaient animés de l'intention de trop bien faire. Cependant, dans son ensemble, cette sta-