‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 29 sur 232 · Moreau : ^ / , p . no · texte numérisé non relu

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tangien, le calcaire à gryphées arguées se déposa tranquillement sur L'ancienne surface dos gneiss el du granité. Belgrand a le prctnier signalé que les fossiles n'étaient pas mélangés cl qu'on ne retrouVâil jamaisdansles parties supérieures les éléments des couches inférieures '. Dans le Bas-Morvan, la pente était insensible, les eaux décrivaient sur la plaine des méandres nombreux. Il devait y avoir an Qottemenl assez fort dans le tracé des rivières. La coupe en travers de leur lil accusait une concavité 1res large. Mais au moment où, après le dépôt du calcaire a gryphées arquées, le massif se souleva, il y eut un appel pressant du niveau de base dont on peut se faire encore une idée par la différence actuelle des altitudes entre Avallon {■>\:>. mètres) et Gravant(n^ mètres). Les méandres s'enfoncèrent d'autant plus profondément et d'autanl plus vite que la roche encaissante était moins résistante. (Je travail de surimposition fut plus rapide dans les gneiss de la Cure que dans les porphyres de lionne. Dans la suite, les sédiments liasiques lurent complètement décapés sur la pénéplaine. Les cours d'eau décrivent maintenant leurs sinuosités au milieu de roches anciennes (pi. VI). La raideur des rives concaves, opposée aux pentes plus douces des rives convexes, où sont installées des cultures productives (jardins maraîchers de Gousin-le-Pont, pâturages de Ghastellux et de Montreuillon) témoignent d'une érosion avancée. Par ailleurs, les escarpements ruiniformes (la Roche au Chien sur la Cure), les vallées très encaissées qui transforment la rivière en torrent à la moindre crue. 1 absence presque complète d'îles, les crôts, des roules étroites et qui se hâtent de gagner le plateau, tout le paysage porte à donner à ces méandres enfoncés un aspect montagneux qui hanche avec le modelé calme, les lignes douces (lu Bas-Morvan. A I ancienne pénéplaine secondaire succèdent sans transition les formes sauvages des vallées sculptées par l'érosion postérieure. L'arrivée à Chastellux est des |)ln- saisissantes: « La profonde entaille de la vallée de la Cure qui s'ou> re brusquemenl sou- le- pas, le château se dressant sur une plate-forme escarpée qu'entoure la ri\ ière munissant entre d énormes rocs éboulés, Le contraste des pentes raides boisées de chênes, sapins

et bouleaux. a\ec les croupes tapissées de bru\ères el les sommets

uniformément couverts de prairies, composent un tableau digne de I attention de L'artiste autant que du géographe. Ce dernier remarquera une fois de plus combien l'aspect montagneux du Morvan est limité à L'approche des grandes vallées, fait bien caractéristique de

i. I'.. Igrand ; 3

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