‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 35 sur 232 · LE II U T-MORVAN · texte numérisé non relu

LE II U T-MORVAN

l'eau remontait dans les trois a allons (d'où sortent les ruisseaux cjui Ibnuent la Ganche), à un kilomètre en amont de leur confluent1. Les Romains el les religieux de Saint-Martin 2 entretenaient une digue pour conserver une certaine hauteur au plan d'eau. Elle a

disparu sous le piétinement des passants el du bétail. Faute de bar-

Fig. 5. — Cuvette de Cliùtcau-Cliinon (Êcliellc i/ioooooc; Équidis tance, 20"1.)

lière naturelle, l'étang demi-artificiel s'est vidé. Ce qui manquait à Crézançon, comme à Moux. pour réaliser la Cuvette, c'est une chaîne orientale, parallèle à l'axe central, pour parfaire le barrage d'aval (fig. 5).

1. Ln seul ruissclet est porté sur la carte de l'Etat-Major. V. Anonyme: j4, p. 5. 3. Bulliot : 147. i>- 'v7-

Li- vain ville. — Le Morvan. 4

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A l'Ouesl de la Ligne de faîte, les cuvettes sonl très nettement dessinées. Elles on1 toutes des formes quadrangulaires : parallélogrammes très allongés pour celles de Villapourçon el de Fachin (pi. VII), généralemenl rectangulaires pour les autres. Celles qui s'épaulent sur la ligne de partage des eaux ont leurs quatre côtés bien définis, mais plus elles s'éloignent vers l'Occident, plus le dessin du quadrilatère est faible, surloul sur la face qui avoisine les Marges. Du haut du signal, la cuvette de Château Chinon ne paraît bien entourée que de trois côtés1. Le quatrième cote' est formé parla Ligne des hauteurs auxquelles appartient la colline de Dun, Ligne parallèle à la grande faille occidentale créée par les plissements hercyniens, cl rouverte à l'époque tertiaire. Enfin, remarquons que ce quadrillage explique la différence de construction des cuvettes méridionales. (Test parce quelle csl plus rapprochée du nœud orographique du Haut-Morvan (Préneley-Beuvray-Haut-Folin). qu'elle \ est accolée, que celle cuvette, à l'origine des deux axes principaux du quadrillage, a pris la forme d'un parallélogramme allongé, dont l'angle aigu est exactement celui des deux axes tertiaires : Mont Dardon-Saint-Léger-de-Fourche et Prénelay- Monl Reuillon.

Sur le Haut-Morvan, les vallées à leur début ont presque toujours une t'orme quadrangulaire. La tête de la vallée de la Roche, au pied du Beuvray, est caractéristique à cet égard (pi. VII). Ce sont presque toujours de petits bassins fermés, il suffît d'une digue insignifiante pour Les transformer en lacs2. Les ingénieurs on l tous fait celle observation. Ils ont utilisé les eaux de la haute \allée de la Cure. Un barrage partiel a transformé en lac artificiel la cuvette des Seltons; ce lac constitue un bassin de 4o3 hectares, de t8 mètres de profondeur maxima, d'une contenance de a3 millions de mètres cubes, à L'altitude d'environ 38o mètres3. Ailleurs, le flottage n'a pu être possible que grâce à des travaux analogues, mais de moindre importance. A chaque instant, on rencontre des étangs qui sonl à demi artificiels. Enfin, il faut remarquer que ni les mouvements hercyniens, ni la disposition zonaire du substratum n'ont influé sur leur structure. Le bassin de Villapourçon est établi sur les schistes dévoniens et 1rs tufs porphyri tiques , celui de Fachin dans les même- tufs el la granulite, celui d'Arleuf dans la granu-

I. La cuvette de Chàteau-Chinon est très l>î«-ii indiquée Bur la carte de Cassini (i i KV Signalons, au centre de ta i uvette, les noms de deux écarts : ta Creuse et la Fosse. ■i. De Martonne : 35, p. '1^0.

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