Passerat
CO LE CLIMAT
breuses d'Octobre à Mai ; aux Sellons, la moyenne esl de io8 jours par an répartis sur 10 mois — Juillet el Aoûl en soûl seuls dépourvus. A Gouloux, à Planchez, on a constaté les premières gelées blanches au mois d'Août. Plus généralemenl elles font leur première apparition en Octobre el se continuent jusque vers la fin Mai. Eu [907, année particulièrement froide, la dernière gelée a fait son apparition à Avallon le 20 Mai; à Château-Ghinon le 3 Juin. A Lormes, à Montreuillon, les bourgeons delà végétation nouvelle oui été complètement brûlés par les derniers froids. A Roussillonen-Morvan, les jeunes pousses d'épicéas et de hêtres furent complètement grillées par la gelée, qui dura sans interruption du 12 au 1 '1 Juillet.
Sur vingt-cinq années observées, Juillet a élé [8 lois le plus chaud. Août G fois el Juin 1 l'ois1. Mais, dès le mois de Mai, les ehaleurs de ^uite excessives alternent avec les gelées. Le thermomètre marquai! à Quarré a5° 4, le i!\ Mai 1889 ; 27°G, le 25 Mai 1898 ; 3i° en Mai [892 ; 28°3 en Mai 1893 ; 290 3 en Mai 1894. Rarement, il est vrai, on dépasse 3o° et les inaxima extraordinaires sont de3i°i, le 1 5 Juillet 1889 ; 3i° G, le 2 Septembre 1890 ; 35° 6 en Juillet et 35° en Août 1893 : 33° en Juillet i$[)h \ Les 29, 3o, 3i Août 1906, par un vent du midi qui grillait tout sur son passage, le thermomètre de Ghâteau-Ghinon marquait 33° à l'ombre.
L"été. le thermomètre se maintient entre 12 et 33°. Dans les vallées profondes du Morvan, l'Yonne inférieure à Fachin, la Cure à Gien-sur-Cure, dans les villages situés sur les pentes (à Moux par exemple) et subissant l'influence de la réverbération solaire, la température atteint assez souvenl 35° en Juillet el Août.
En Morvan, les oscillations de la température ne sontpénibles que parla rapidité avec laquelle elles se succèdent. L'écart annuel dépasse parfois 5o°. Pour [889, il a été à Quarré de 43° ( — n°/i à 3i°6). En 1893, il atteint 54° (— i8°4à 35° 6). En 1894, il est aux Settons de 5o°. En 1906, à Ghâteau-Ghinon 53° ( — 33° à 200). La même année, à Planchez, l'amplitude était de ("h" ('— 2G0 à 35°) ; à Alligny-en-Morvan 09" ( — ai0 à 380)8.
Le fait est encore plus frappant si on examine les variations mensuelles. Elles atteignent parfois 3o°. En général, ce soûl les mois de Mars et de Septembre qui présentent l'écart le plus important. En
i. Observations Météorologique
•t. Lennel : -v, p. .".', 3. Ibid., p. :;', et
Septembre 1889, ^ csl d° 3i° 1 (o.5 le 17 et 3i° 6 le 2). En 1890, il atteint en Mars 36° 3 ( — 120 2 le 3 Mars et2/j°i le 20). En 1892. il est de 32° 6 en Mai. En 1 89/4, de 28" 1 en Septembre. En Mai 1907. le 18, le thermomètre enregistre 4° au-dessous, le 20, àdeuxheures, il marque 3o° à l'ombre, soit une différence de 34°.
Quant aux variations quotidiennes, peu élevées pendant les mois d'hiver et d'été, elles le sont bien davantage au printemps et à L'automne. La chaleur diurne est souvent très élevée par le rayonnement sur un sol siliceux, tandis que la chaleur nocturne se tempère facilement grâce à l'écran boisé qui arrête les premiers et les derniers effets du soleil. Les mois de Mai et d'Octobre contiennent les plus grandes amplitudes quotidiennes. En Janvier 1892, l'écart maximum n'est que de 90 2 : il est de i4°4 en Mars, de I7°2 en Avril, de 21° 1 en Mai. ACbûteau-Chinon, en Janvier 1907 -, l'écart n'est que de 1/4°, en Mars i\° également ; mais en Mai, il atteint 33° le 20 ( — 3° à 2 heures du malin, 3o° à l'ombre le soir à 2 heures). Même à la lisière Nord du Morvan. en Mai et en Octobre, il se produit, dans la même journée, des écarts de i5 et 200. La grande amplitude de ces variations et la succession instantanée des saisons rendent le climat très rigoureux.
Les Vents.
Les anémomètres et les baromètres sont encore moins nombreux que les thermomètres. Pour en tirer des conclusions satisfaisantes, ils devraient être plus répandus, car le relief du sol modifie souvent la direction du vent. Dans une vallée encaissée, les vents dominants suivent la direction de la vallée et les flancs des collines. Les vents tendent ù s infléchir parallèlement au sol. Sur le massif ancien, coupé de vallées profondes, les vents varient souvent entre deux localités liés pioches. En 1 S (j 3 , à Lormes, le vent du Sud-Ouest soufflait pendant 27 jours : à Ouroux, situé à 10 kilomètres au Sud-Est, le même vent soufflait 121 jours et à la Rochemillay (à /|5 kilomètres au Sud), un j<»ur seulement. La même année, Ouroux compte ri jours de vents du Nord el la Rochemillay 102. En général, les vents dominants sont les vents d'Ouest et Sud-Ouest. A Château- Ghinon, la rose des \en1s comporte (fig. 8):