‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 42 sur 232 · VENTS · texte numérisé non relu

VENTS

Jour*.

LE CLIMAT

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Cependant, dans le Nord-Est du IVforvan, les vents du Nord sont prépondérants. Ils arrivent par la Terre-Plaine dont la transition avec le Bas-Morvan est insensible : à Rouyray, dans une année, il vente du Nord a45 jours ; de l'Est et du Nord-Esl pendant 72 jours : de l'Ouest pendant !\H jours. Les vents les moins fréquents viennent de l'Est. Dans certaines communes du Haut-Morvan, ils sont rares.

Fig. 8. — Rose «les vents de Chàteau-Chinon, 1907.

à Saint-Prix par exemple. A Roussillon-en-Morvan ils sont presque inconnu-.

Les vents d'Ouest et du Sud-Ouest amènent La pluie. Il sullit pour s'en convaincre de voir, dans le Haut-Morvan, les pignons des bâtiments exposés à l'Ouest revêtus de bardeaux ou d'esseaux ' en châtaignier pour les protéger de l'humidité. Le vent du Sud-Est est chaud et sec ; ceux du Nord et du Nord-Esl amènent le froid, la grêle et souvent La gelée. Aussi, le soular (vent du Midi) et le drévent (vent d'Ouest) ont-ils une excellente réputation, à V encontre de La bige (venl d'Est) el du galarme (vent du Nord) qui sont très craints.

Soular el drévent

Soni deux bons enfants.

La bige et galarme

I )< 1 1 \ mouvas gendarmes -'.

Les orages en Morvan sont fréquents. Ils se produisent surtout de

1 I »■ I iLimliurc : l5o, D, [6l. 2. Ibii!.. p. l6l

niai à septembre et généralement de deux heures à six heures de l'après-midi. Ils viennent presque toujours avec les vents du Sud- Ouesl. rarement avec ceux du Nord. Sur 64 orages observés en i8g3 dans la partie morvandelle de l'Avàllonnais : A 8 sont venus du Sud- Ouesl. i5 de l'Ouest1. Leur violence est terrible. Leur trajectoire est marquée par de nombreux dégâts. Les plus belles futaies sont déracinées, les moissons sont immédiatement couchées sur leur passage. Parfois, la trajectoire se lient à une hauteur fixe, épargnant les bas ; parfois au contraire elle épouse les moindres sinuosités des fonds des vallées. Les paysans ont de l'ouragan une peur terrible. Sainte-Marguerite a seule le pouvoir d'écarter les tempêtes. La légende morvandelle affirme que « partout laivou qu'lai bonne sainte Marguite s'ré dite, ô ni paisseré né tempête, né Fouesé, né Ourisse, né aute cetite bête 2 ».

Cependant, les orages sont rarement accompagnés de chutes de grêle. Les grêlons augmentent de grosseur en allant des marges vers le centre du massif ancien. Mais la fréquence du phénomène va en croissant du Haut-Morvan à la Zone bordière des placages liasiques. Les massifs boisés des hautes altitudes échappent presque toujours à la grêle. Les communes déboisées dernièrement ne sont plus indemnes de cette calamité. Dans le Haut-Morvan, au Nord-Est de la forêt de Gravelle, des bois de Glaine, du Haut-Folin, du Grand- Montarnu, la grêle tombe rarement. Glux-en-Glaine et la Roehemillav ne la connaissent pas. Chateau-Chinon note une seule chute en 1907. A Roussillon-en-Morvan, on en signale deux exemples en cinquante ans : le 2 1 juin 1861, la grêle hacha les récoltes, brisa les toitures ; le !\ juillet 1904, le phénomène fut beaucoup moins violent. Dans l'Avàllonnais, la grêle tombe plus souvent. Mais, les communes qui entourent la Forêt-au-Duc, le Bois-Chenu, la Forêt de Breuil. sont moins atteintes que les agglomérations de la pénéplaine entre Cure et Cousin. Dans l'Auxois et clans la Côle-d'Or. cette manifestation des orages a plus de gravité : elle s'attaque à la vigne 3.

Il y a pour la Côte-d'Or deux centres de formation d'orages de irrêle : Luzy (Nièvre) et Blanzy (Saône-et-Loire). Le premier envoie la grêle dans la partie montagneuse du département, le second dans la plaine. Les zones où les lignes de grêle provenant des deux centres se rencontrent, recevant les orages des deux centres de formation,

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