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u a -\i Porphyres et terrains pa/éozo -
* * A ' iques /nterca/és
V S +*\ Granités et Granu//tes
, Antic/inaux- __ __ Sync/inaux
Fig. i. — Aspect général du Morvan.
(Échelle: 1/600 000e.)
Le Bazois.
A 1 Ouest, la limite du Morvan est marquée par une suite de l'ailles. Pondant 60 kilomètres, du Sud au Nord, de Saint-Honoré à Domecy-sur-Cure, puis pendant i<> kilomètres du Sud-Sud-Oucsl au Nord-Nord-Est, de Domecy-sur-Cure à Pontaubert, le principal de ces accidents sépare deux séries géologiques et deux contrées géographiques. Dans sa partie méridionale, la démarcation est très nette entre les schistes et quartzites dévoniens du Morvan cl les dépôts pliocènes qui prolongent, sur la rive droite de la Loire, les sables et graviers de la Sologne bourbonnaise. Saint-Honoré doit être considéré comme étant exactement à la frontière occidentale du Moi van : la faille Nord-Sud dans laquelle jaillissent les sources constitue la limite. Plus au Nord, elle met en rapport diieet les porphyres morvandeaux avec les calcaires basiques qui forment le substratum du Bazois. De ce côté, la frontière est indiscutable. Le
I ibeménl granitique de Saint-Saulge que M. Manès a incorporé à
torl dan- le Morvan est un accident tout local, dû à nn groupemenl particulier des failles occidentales. Elles isolent trois zones. Celle du centre, mieux relevée que les deux autres, a été décapée par l'éro -ion. Elle laisse voir son substratum ancien, le pays de Saint-Saulge, entre deux bande- recouvertes de sédiments liasiques: à l'Ouest, les Amognes; à I Est, le Bazois1. Ce son I deux bons pays, connus des Romains qui les exploitaient "'. et dont l'économie agricole contraste profondément avec les mauvaises terres du Morvan voisin. La différence (ir^ roches se traduit, dans la structure et dans l'exploitation du sol. Sur la ligne de Tannay-Châtillon à Ghâteau-Chinon, en trois quarts d heure, le voyageur passe de la plaine à la montagne : aux calcaires jaunes et blanc-, aux embouches du Bazois, succèdent les tons foncés du granité, le- verts sombres de la forêl morvandelle. De la bulle de I )n n-su r-( i rand r\ ;. de l'église de Lormes, on pcnl voir à l'Orient le Morvan s'allonger en croupes, s'arrondir en coupole-: d barre I horizon d nue ligne onduleuse, tandis qu'à l'Occident, rien de bien haut ne se lève en écran continu. \ l'Est, pays mamelonné, « bossillé ». écrit Vauban : à l'Ouest, la vue est nette-
1 I >• Lapparenl : 36, p. 546 el de Launa) : ■■;. passim. D'Arboi» do Jubainville : /^/,|>. J3a.
1 I ilron du ( îoudraj : ■•/•'/, p. 1 5.
nient arrêtée par la ligne droite des plateaux calcaires du Nivernais. A l'Est, les ruisseaux limpides, encaissés entre des rives abruptes, descendent de cascade en cascade ; à l'Ouest, des rivières lentes, à l'eau glauque, coulent entre des rives basses où croissent les roseaux et les joncs (pi. I). A l'Est, le pays est âpre et rude, le sol est couvert de montagnes boisées, entrecoupé de profondes vallées: à l'Ouest, le regard se fixe sur les formes plates du Lias, de lOolilhe et du Pliocène. Là-bas, le sol esl maigre et stérile, il ne répond aux vœux du cultivateur qu'à force de travaux et d'engrais: c'esl le Morvan. Ici. le sol esl gras et fertile, il produit le vin. le blé. et toutes sortes de céréales : c'est le Bazois. la plus riche partie du Nivernais.
Presque face à face. Corbigny, construite sur le calcaire à gryphées arquées, et Lormes, dont l'église se profile sur les formes indécises du granité morvandeau, montrent les différences des contrées dont elles sont les centres. L'une esl la capitale du pays des blés et des prés d'embouche, l'autre des terres maigres et des forêts de hêtres. Les communes à cheval sur la faille limite. Mouron, Cervon. Pouques-Lormes. ont placé leurs habitations le plus près possible des bons pays du Bazois ; elles abandonnent en Morvan les landes et les bois.
Le contact avec la Zone des buttes témoins.
Le contact du calcaire à gryphées arquées et des terrains anciens esl interrompu pendant 7 kilomètres par l'accolement des calcaires marneux du Bathonien, qui constituent généralement la calotte supérieure des plateaux bourguignons. Cette région, dite des bulles témoins, vient se joindre, vers Bazoches. aux gneiss du Morvan. Sa topographie très accentuée, par la suite, forme la limite Nord des terres riches de l'Avallonnais, de la Terre-Plaine et de l'Auxois. Mais déjà, à hauteur de ^ ézelay. sa structure spéciale contraste profondément avec les formes usées du Morvan. Le promontoire qu'enveloppent, avant de se rejoindre, la Cure et le Cousin, est hérissé de bulles calcaires. Elles ont laissé leur nom dans une toponymie liés spéciale: Monloix sur la rive gauche de la Cure ; Montjoy. Gros-Mont, Montmarte sur la rive droite. Généralement, cette topographie se présente sous l'aspect d'une série de tertres. Les uns sont coiffés d une calotte boisée quand subsiste au sommet un lambeau de Bathonien ' ;