LES EAUX D'ALIMENTATION
sur le sol1. A Chissey-en-Morvan, le ruisseau de Vaussery est alimenté toute l'année par les sources du bois de Patuet (orthophvre) ; à Saint-Prix, les trois fontaines (orthophvre) qui forment la rivière du Méehet donnent, l'hiver, un débit de huit à dix mètres cubes par seconde et ont assez de puissance, l'été, pour faire mouvoir trois moulins situés à un kilomètre de dislance. Chacun des nombreux hameaux qui constituent l'ensemble de la commune morvandelle possède presque toujours et à petite distance une source excellente qui suffit à tous ses besoins. Malheureusement, les précautions les plus rudimentaires pour éviter la contamination ont été longtemps inobservées. La fontaine demeurait le plus souvent à fleur de terre ; elle servait aux bêtes et aux gens ; elle restait à portée des immondices d'une voirie très imparfaite. Aujourd'hui, les conditions h\giéniques sont meilleure-, les sources sont transformées en bornes-fonlaines, ou bien recouvertes de pompes à chapelet, plus saines et d'un usage plus commode.
Les Puits.
Cependant, malgré le nombre et l'excellence des sources, les eaux du Morvan ont en général un débit trop peu abondant et, en certains centres, trop irrégulier pour suffire aux besoins des agglomérations plus fortes. La ville de Château-Chinon a construit une usine pour monter les eaux de l'Yonne : un grand nombre de bourgs ont foré des puits. Leur profondeur est variable, elle est égale à l'épaisseur du manteau fissuré au-dessus delà eoucheVéritablement imperméable. SurlaZonebordière. ilfautparfoisereuser jusqu'à3oel4omètres; presque toujours jusqu'à - et 10 mètres (à Saulieu. Rouvray, Précysous-Thil). Dans le Bas-Morvan, la nappe d'eau est plus éloignée dans les fonds que sur les hauts. A Quarré-les-Tombes, à Lormes, à Luzy. il faut descendre les seaux jusqu'à 16 mètres environ dans les vallées, jusqu'à 8 mètres sur les collines. Près des marges calcaires, l'eau des puits ne tarit jamais. A Rouvray. à Précy-sous-Thil, la contenance varie peu autour de huit mètres cubes. A Saulieu. en se rapprochant du massif ancien, le débit est plus faible. Dans le Bas- Morvan. à Chissey-en-Morvan. à La Rochemillay. les puits ne contiennent que trois à quatre mètres cubes d'eau. Ils sont à sec pendant les années très chaudes (190/1 et 1906). Dans le Haut-Morvan,