‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 61 sur 232 · II. — LES EAUX STAGNANTES Les Marais et les Tourbières · texte numérisé non relu

II. — LES EAUX STAGNANTES Les Marais et les Tourbières

Le-- ces nombreuses imbibent les vallons el les creux d'une

humidité- constante, presque toujours sans écoulement, el où se développe à l'abri des aulnes et des saules une riche végétation de spbaignes, de huches, de roseaux et de joncs. Ces plantes oui abondamment fourni à la toponymie morvandelle. Les aulnes et les saules ont été l'origine de nombreux : verne, vernis, verniers ' ; les roseaux onl donné leur nom. les Laumes, à un hameau de Roche mill;i\ el à un affluent du Chalaux ; les jonc- se retrouvent dans leur- dérivés: Canes, Ganelle, Ghagnon, Galon. La multiplicité des formes montre que I extension des marais fui jadis très grande.

Dans les vallées très étroites, trop resserrées pour avoir conservé Les restes d'alluvions anciennes, L'accumulation lente de ces \ égétaux, mélangés aux débris des roches du pays, produit une terre noire, chargée d'humus, passant à La tourbe dan- les endroits humides. mais rarement sur une grande étendue. Ce sonl les tourbières morvandelles. Le- paysans lesappelleni des mouilles dans Le Bas-Morvan,

1. Vidal de La Blacho : 18g, p. n3, et Gautron du Coudray : to3,

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