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LES RÉGIONS DE CONTACT l.\
l'Auxois est assez uni, gras cl abondant en froment ; celui du côté du Morvan est plus sablonneux, maigre et stérile. Il ne produit que du seigle et de l'avoine et est assez bon pour les pâturages1. Les paysans des bonnes terres méprisaient les mauvaises terres du massil ancien. Ce dédain se retrouvait dans leur langage. Longtemps le lerme de Beursonié qui désignait les habitants de Saint-Brisson, a été, pour les habitants des marges, synonyme de sauvage2.
Dans l'Est, la limite entre le Morvan et ses abords dépend surtout des facteurs humains. Elle suit généralement la ligne de contact entre le calcaire du Lias et les terrains anciens. Cette démarcation laisse en dehors du Morvan, à quatre kilomètres, la grosse commune d Arnay-le-Duc, que la statistique de la Côte-d Or y fait entrer, bien qu'elle soit à la rencontre de trois bons pays : la Montagne, la Côte-d' Or et l'Auxois1. Par contre, elle donne le litre de morvandelle à la commune de Dompierrc-en-Morvan, bien qu'assise sur un placage de Lias (mais dont le subslralum granitique est 1res proche), et à toute la partie orientale du canton de Saulieu, que Baudiau écarte comme trop bon pays'. Cette limite n'est pas une borne administrative ; elle passe par le milieu des communes d'Aisy-sous-Thil, Bierre-lès-Semur, Précy-sous-Thil, Vic-sous-Thil, qui font partie de deux contrées géographiques. Si, par un temps sec, du haut de la butte de Bar, l'on observe vers l'Ouest ces régions où un placage liasique repose sur un substratum ancien, ce sont bien des paysages morvandeaux que l'on observe. Peut-être, la proximité de l'argile des marges, des calcaires des plateaux rend-elle les habitalions plus gaies. Mais c'est toujours la couleur grise du granité des murs, grise aussi des chaumes ou des ardoises qui domine. Peut-être, parmi les landes, quelques prairies, quelques champs de blé donnent-ils un ton plus chaud au-dessous du vert pâle des hêtres; mais au fond du tableau, c'est bien la masse sombre de la forêt morvandelle qui couronne les sommets arrondis des vieilles collines, tandis que, dans l'Est, les plateaux calcaires de la Bourgogne barrent l'horizon d'une ligne droite et monotone (pi. II).
L'Autunois.
Au moment oii le calcaire à gryphées arquées cesse de butter brus-