‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 71 sur 232 · Bel grand : 76, p. 263 ; j;. passim · texte numérisé non relu

Bel grand : 76, p. 263 ; j;. passim

3, 11. Scrv. hydro. Seine, 1899-1900.

!'.. Lcmoino el Leféburc de Fourct : 80, p. '>.\'. 161 e\ >.~3.

Levais ville. — Le Morvan.

l'i. INCHE IX.

Cliché Gervais, Saulieu

L'ETANG NEUF (Aval d'Alligny-en-Morvan, granité).

Cliché Gervais, Saulieu

LES SETTONS

Réservoir semi-artificiel sur l'emplacement de l'ancienne cuvette.

Dans le fond, les formes douces du granité.

puis septembre 1866 où il marqua 3m,4oà Préey-sous-Thil. le Serein ne dépassa pas la cote de submersion. Mais l'Argenlale. à la Rocheen-Brénil, marqua le i5 lévrier 1889 1 m . Q 4 ; les étangs de son débul furenl pleins du Ier mai au 3i juillet 189 9 . cl du 1er janvier au 3o avril 1900 '. Dans ces périodes, les débits des rivières montenl considérablement :

L'Yonne à sa sortie du Morvan) de. 1,- mètres cubes à 1 200 mètres cubes.

La Houssière 0,27 — iô - —

La Cure 2,5 — J5o

Le Chalaux o,35 — 35

Le Cousin o,43 — 3oo

La Romanée Oj2i — 18 —

Le Tournesac o.oô — G —

L'Argentale 0,22 — 12 —

Ces crues sont peu dangereuses parce que le Morvan montagneux où elles se forment est très éloigné des origines de la vallée, que la pente du lit est assez forte et les berges assez rapides. Au contraire, les crues de la Loire, formées sur des roches analogues, sont désastreuses parce qu elles prennent naissance dans un massif plus élevé et plus étendu ~.

Les rivières morvandelles ne sont jamais à sec. L'eau retenue pendant l'hiver par les racines des arbres, s'écoule lentement, mais sûrement, pendant les plus grandes ohaleurs. Il a fallu les étés sans pluies de io,o4 et 1906 pour voir l'eau tarir dans les ruisselets qui vont à l'Alêne en aval de Luzy et dans les petites rivières de Mhère et de Gacogne. Grâce à la constance de l'eau dans le lit des rivières, les grandes sécheresses qui sont la ruine du Bazois. de la Terre-Plaine et de lAuxois, sont la fortune du Morvan. Des arrosages, impossibles sur les marges, conservent aux prairies toute leur fraîcheur. Les céréales, les pommes de terre, les fourrages, demeurent abondants ei d'excellente qualité, tandis que tout est grillé ailleurs. L été 190G fut la ruine des bons pays ; il fut très rémunérateur pour les Morvandeaux. Cependant, comme dans tous les cours d'eau torrentiels, le plan d'eau est souvent très bas. En octobre 1870, la portée de l'Yonne est tombée, à Corancy, à 575 litres par seconde (pi. X. Son principal affluent, le Languisson, le 120 septembre de la même

1. B. Serv. Iiv.lro. Seine. 1899-1900 et A., des Ponts et Chaussées: 70, p. 'k>- et 7/, ;P. G28.

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