‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 72 sur 232 · Belgrand : 76, p. 270 et · texte numérisé non relu

Belgrand : 76, p. 270 et

Li.YAiNviLLE. — Le Morvan. 7

année, ne débitait que i5 litres par seconde ' . Plusieurs des ruisselels de ce bassin étaient à sec. A l'étiage, la Romanée et l'Argentale ne roulent que ioo litres ù la seconde : la Houssière et leTournesac à peine 10 litres. Le Serein ne tarit jamais, mais sa portée devient 1res faillie. Il a marqué à Piécv-sous-Thil, le 25 septembre 187/i : ')- centimètres: le Ier octobre i8p,3: l\i centimètres. Ses eaux tombent alors, à Toutry, à 100 litres à la seconde2. Le Cousin était à sec. à Pontaubcrt. à la fin de juillet 187/1. A Avallon, le 5 octobre i854, son niveau descendait à \!\ centimètres ; il ne débitait pins que 100 litres à la seconde. La Cure, à Saint-Père, a marqué, le 5 octobre 1808, i\ centimètres. L'Yonne, à Chalcau-Chi- 11011. a l'ait au plus bas : 6 centimètres le 20 et le 22 août i885. En août et septembre 1906, elle ne put actionner la turbine qui fournil l'électricité et l'eau nécessaire à toute la ville.

Le système hydrographique de l'Arroux est d'un régime aussi avantageusement équilibré3. Chenal d'écoulement de l'ancien lac Pliocène établi dans la cuvette permienne, grossie de tous les ruisseaux du Morvan oriental, la rivière passe par une suite de grands biefs dans le quadrillage des montagnes. De là les nombreux étangs (plus de 5oo dans la région), les marécages, les prairies liasses au milieu desquelles ses crues se perdent sans cire jamais dangereuses. Avec une largeur qui varie de 5o à n5 mètres, ses eaux ordinaires roulent 10000 litres à la seconde, dont 2 3oo sonl fournis par le Ternin. Cet atïluent ne s'étale aux liantes eaux que sur les prés de Ghissey-en-Morvan, mais, sur la plus grande partie de son cours, il demeure dans sa vallée et mérite, par sa limpidité, le surnom de rivière claire que lui donnent ses riverains, grands amateurs de ses excellentes truites. L'Arroux roule, grâce à l'imperméabilité de son bassin, de très tories crues et qui atteignent 1 575 mètres cultes, niais qui ne sonl jamais longues ni dangereuses. Dans l'automne i«)»>7, si terrible au midi de la France, il n'est sorti de son lit que pendant cinq heures. Son débil est toujours assez constant pour permettre an canal d\i Centre de remonter jusqu'à Gueugnon et de desservir, à la porte du Morvan, de grandes usines métallurgiques. L'ingénieur chargé au xviii8 siècle de taire l'enquête sur le canal, avail déjà remarqué les caractères de la rivière. Il écrivait dans son rapport i\\i 17 mars 1 - >S • : « J'ai re-

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