‹ Le Morvan; étude de géographie humaineChapitre 76 sur 232 · Arcli. de l'Yonne : IL ia58et Arch. N'«" : F · texte numérisé non relu

Arcli. de l'Yonne : IL ia58et Arch. N'«" : F

'1. Ibid. : L. 11» 2 et Gerbaux et Schmidt : i33, p. 448 et £98. ■

5. Roy: 127, p. 21 et a3 ; B. S. Ilist. Nat. d'Autun, 1900, p. a56 el Mazoyer : 83, p. 2 10.

Ci. La moulée esl une bûche de i"\i."> de long sur 8 centimètres de diamètre. Le bois abattu est scié sur place suivant cette longueur, avant d'être porté' au port.

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s'occupe de rompre la prise. Le plus souvent, le travail ne demande que quelques heurt-, mais parfois une prise sérieuse arrête le flottage pendant plusieurs jours. En 1897, une prise formée au ponl Bertrand dure trois jours, 3 000 cordes de bois attendaient la déprise. Ce sont des accidents que l'on doit éviter, car le l>ois trop imprégné d'eau subit une dépréciation de 10 francs le déca stère. \ leur arrivée à Clamecy et à Goulanges pour l"ionne. à Vermenton pour la Cure, on tire les bois de l'eau : on procède au triage qui a pour but de séparer les bois suivant les marques, de les monter par piles sans vides et par qualité. Les grands ports les gardent dans cette formation pendant \ 5 jours, temps nécessaire au séchage, avant de les livrer aux transporteurs qui les envoient à Paris. A moins de grèves des ouvriers des ports (celle de 1907 dura deux mois), le Ier février, le flottage est terminé: les feux de brandon s'allument en Morvan pour célébrer cette fête, le premier dimanche de carême1.

Dans ces derniers temps, le flottage a baissé dans de très forteproportions. D'après Née delà Rochelle. l'Yonne et ses affluents charriaient en 1820 : 92384 cordes de bois, et la Cure 9990. soit un total de 102379 cordes8. Nous croyons ces chiffres très exagérés. Ce qui est certain, c'esl que la situation a beaucoup changé depuis le moment où, en i8'|i, Dupin s'écriait au comice de Clamecy : G Les bois, les fers, les bestiaux, voilà nos principales richesses. Avec nos bois aidés de nos flotteurs, nous fournissons à nous seuls les 3 ô de la provision de Paris sans compter les charpentes et les mérain- Le flot sur l'Yonne est passé de 24370 décastères en 1 SA 1 à A 1 7 •> en 1901. Pendant le même temps, relui de la (une descendait de G3oo à 2 loo. En 1907, Clamecy ne reçut que 56oo cordes, soit ► décastères. Bien que les prix de transit par voie Ferrée ne soient pas sensiblement plus forts que par le flot, de plus en plus le Morvandeau emploie le chemin de fer pour le transport de son bois. Ii en vitesse; il économise surtout les transbordements. C'est la vieille querelle des voies d'eau et des voies de fer qui recommence -"u- une autre forme. Lormes, Saulieu, Ouroux sont des gares de moulée. Le chemin de fer économique de Saulieu à Corbignj gagne de l'argent, grâce au Iran-port des bois, tandis que son prolongement, Corbigny-Nevera en perd, faute d'avoir ce fret. Le développement du réseau routier, des voies fei rées, a été une de- raisons «le

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