CHAPITRE V LA FORÊT
I. — L'ancienne forêt : l'évolution de la forêt; déboisement; reboisement. — II. La Forêt actuelle: sa répartition; son altitude; les essences. — III. L'exploitation ; le furetage ; les frais généraux et les bénéfices ; la charpente et les essais industriels.
Pour le voyageur venu des plaines fertiles dos marges qui monte sur le massif ancien, l'aspect forcslier du Morvan est le trait le plus caractéristique du paysage. Une grande partie du pays se cache sous la Corel morvandelle, une des moins disséminée que nous ayons et demeurée en maints cantons presque aussi compacte qu'au temps de la puissance romaine. Les hêtres, les chênes, les résineux, les bois blancs, ont été jusqu'à l'introduction du chaulage les principaux produit- d'exportation du Morvan. Ils étaient toute sa fortune avant L'invasion de la houille, du pétrole, des essences, alors (pie Paris ne se chauffait guère qu'aux cotrets, aux fagots et aux bûches du Nivernais '.
Dès les abords, on esl prévenu qu'une grande partie de la vie économique dérive des bois. Sur l'Yonne, à Glamecy, à Ghâtel-Censoir, ;i Coulanges ; sur la Cure, àVermenton, les quais sonl couverts de moulée. Dès les marges, le Morvan apparaît dans toute sa puissance forestière, lu voyageur anglais le compare à I Ecosse boisée moins ses lochs \ Dan- leur- monographies communales, les auteurs régionaux ne manquent jamais à la suite «lu chiffre <lc la population d'indiquer la superficie forestière. L'une est fonction de 1 autre
i.O. Reclus ; •'.'/.';. p. m.