Arch. N1" : Q1 825 et F
plaintes au sujet dos déprédations de bois1. Il a fallu la pénétration des roules sur le massif ancien pour que le paysan renonçât à fabriquer ses chars avec Le Uns volé. Au milieu du xixe siècle, bien des chaussures du canton de Quarré-les-Tombes provenaieni de la Forêtau-Duc ou de celle de Saint-Léger8. Actuellement encore, il est difficile de peisuader au paysan qu'il n'a aucun droit sur les bois qui avoisinent sa chaumière et donl il n'est pas propriétaire.
Le déboisement. — Le reboisement.
Au \i\' siècle l'étendue de la forêt morvandelle reste à peu près stationnaire. A ôo ans d'intervalle, la superficie forestière des communes étudiée- par Baudiau et celle des statistiques agricoles sont presque équivalentes : 75010 hectares en i85i contre 7/1 386 hectares en iqoA- Ces chiffres ne comprennent pas tout le Morvan.Dupin lui attribuait vers 18/10 : 91 233 hectares plantés en bois3 ; le Syndicat forestier estime la surface actuelle à 90000 hectares'.
Vers le milieu du \i\'' siècle, il y cul tendance à défricher pour augmenter les cultures. Le pays ne pouvait nourrir facilement tous ses habitants. L'humus exclusivement siliceux donnait une terre maigre, aride, dépourvue de phosphate et de chaux. Privé, à celle époque, de communications, pour vivre, le Morvandeau était réduit sur le haut pa\s. à la culture extensive. C'est ainsi que s'expliquent les déboisements "de la forêt de Sainl-Komain à Alligny-en-Morvan, cl l'extension des cultures dans le canton de Château-Chinon. Entre le premier cadastrée! la statistique agricolede 190/1, les cultures ont gagné •><>() hectares au détriment des bois. Pour les mêmes raisons, les communes de Corancy, de la Rochemillay, de Saint-Prix, Saint- Andié-en-Moivan. ont vu diminuer leur étendue forestière. ( l'est dans la Zone bordière plus propre à la culture du blé que le déboisement fut le plus rapide. L'ingénieur Belgrand l'explique par un calcul foncier. Dans celle partie du Morvan, les terres étaient
louées 3(» francs l'hectare par an. Dans les plus mauvais fonds,
20 hectares produisaient en moyenne 600 francs de rente. Or, un b0j8 de -M) hectares aménagé à 20 ans donnait 600 francs en movenne de revenu pour le tailler seulement.