Arch. Avallou : B B. 1 et B B. 'A
Longue pour l'Etat, car, en pays granitique, l'écorce de chêne se couvre de mousse quand l'arbre atteint 18 ou 20 ans'. Dans ces derniers temps, devant les demandes en bois de charpente, les coupes à révolution de 20 à 22 ans ont acquis, chez les particuliers, des partisans aux dépens du furetage.
Longtemps', le furetage fut le mode d'exploitation préféré. Aujourd'hui, il n'existe plus ailleurs en V\ ance. Toul au plus est-ilencore en usage dans certaines forêts vierges de L'Amérique et pour les sapins de la Forêt Noire, dans la sauvage vallée de la \lurg. Il remonte au \in' siècle, époque où Paris ayant épuisé ses ressources en bois les plus voisines, chercha ses provisions dans la ceinture de son bassin. Le bois à brûler, la moulée, est coupée à i"\i3 de longueur avec un diamètre d'environ 8 cent. Il e<l fendu en deux pour pouvoir sécher. autrement, il conserve l'eau du Ilot et pourrit en cave. Il faut deux à trois bélres pour faire un stère de moulée. Pour que ce mode d'abalage, pratique dans un pays où les routes ont été longtemps impraticables, soit vraiment avantageux, on procède par furetage, c'est-àdire que le bûcheron n'abat que les branches qui ont atteint leur valeur marchande. Le mode d'opération consiste à l'aire choix dans une cépée d'une ou plusieurs perches, les plus grosses généralement, capables d être débitées à la hache el non pas à la scie (car la scie empoisonne, disent les bûcherons)2 et de les couper au ras de la souche el non pas à une certaine hauteur, ce qui peut amener le tronc à pourrir. «C'est une espèce de jardinage dans les chevelu- . » Les souches ne sont jamais entièrement dépouillées, sur chacune il y a des rejets de quatre âges différents: 9, 18, 27 el 3G ans. Le bois de 36 ans sert à confectionner la moulée, celui de 18 ans est employé pour la charbonnette. Tous les neuf ans a lieu une
COUpe nom elle ' (pi. XII).
La masse d exploitation varie suivant qu'il s'agit de la petite propriété ou de la grande. La petite comprend les 9/10 des propriétaires, mais aussi l'infime superficie des bois. La grande propriété
<'-| cnlic les main- de l'Etat, mais surloul i\r< particuliers8. Des domaines de 5oO hectares ne -mil pas rare-. Les bois de Saulières.
la Forêt-Chenue, celle (!<• Glux, sonl à des particuliers. Le comte