Arthur Young : s4o, III, p
quintuplé, les arrivages de bois à brûleront clone diminué de plus de moitié. Cependant, les frais généraux ont augmenté dans de notables proportions.
En i8a5, la dépense du Ilot sur lionne atteignait pour tous les Trais (jetage, écoulage, repêchage, indemnité du personnel, agrès) le prix de 3 IV. 8/i le décastère; en 1901, elle passait à 10 fr. 12 ; elle était encore plus élevée sur la Cure (pi. XIII). La grève des tireurs de port à Clamccy, en 1907, devait faire monter ces chiffres, auxquels il faut ajouter .'3 francs par décastère pour l'empilage et les droits de port sur l'Yonne. A la sortie du Morvan, le bois, avant d'êtredirigé sur Paris, conte donc de 18 à 20 francs le décastère'.
Pour arriver dans les caves du consommateur, le bois doit encore payer 90 francs par décastère (transport par eau. octroi à Paris, frais jusqu'à la mise en cave). Les propriétaires du Morvan n'ont cessé de s'élever contre toutes ces dépenses2. Le droit d'octroi de Paris (3 francs le décastère) est pour eux une criante injustice. Ils demandent un tarif prolecteur pour pouvoir lutter contre les charbons français et étrangers. Ils demandent surtout un dégrèvement d'impôts. Le revenu foncier est toujours calculé d'après les bases du cadastre, arrêtées en 1 85 1 . A cette époque, les bois du Morvan, à cause du flottage et des demandes réitérées de la capitale, furent classés en première catégorie. Ceux des bas pays privés alors de toute communication fuient placés en cinquième et sixième catégorie, bien que de qualité supérieure. Actuellement, la situation économique est renversée et cependant les forêts du massif ancien demeurent grevées de lourdes redevances. L'impôt de 5 francs par hectare représente au moins 3o pour 100 du produit net, souvenl 4o pour 100 et même Go pour 100^. C'est peut-être là qu'il faut chercher les causes des grandes coupes à blanc de ces dernières années. Pour toutes ces raisons, le prix de la corde de bois diminuant d'année en année, le revenu net d'un hectare de bois qui était de 8 livres 5 en 1 5g5, 5 livres 7 en 1724 \ ïo francs en iS:^G, 20 IV. 33 en 1876, tombait à i.'i IV. 33 en 1891, 10 fr. 77 en 1895. A Quinci/e, une forêt qui rapportait en 18/17 •)l ''• 29 l'hectare, ne
<l mil plus en 1890 que 10 fr. 70. Le prix de la corde atteignait
17 fr. 5o en 1900. De plus, depuis 1891, le paiement, au lieu de