‹ Le mot et la choseChapitre 45 sur 56 · SCÈNE XIII MADAME MELCOURT, GUSTAVE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII MADAME MELCOURT, GUSTAVE

MADAME MELCOURT.

Il me semble que vos actions baissent, mon pauvre ami.

GUSTAVE

Qu'entendez- vous par là ?

MADAME MELCOURT.

Mais Emmeline m'a parlé tout à l'heure de M. Florville.

GUSTAVE

De M. Scribe ?

MADAME MELGOURT.

De M. Scribe, si vous l'aimez mieux, avec un enthousiasme, un feu...

GUSTAVE

C'est de l'admiration.

MADAME MELGOURT.

Chez les femmes, voyez-vous, l'admiration n'est pas loin d'un autre sentiment. Avez-vous remarqué comme, au déjeuner, il était empressé pour elle ?

GUSTAVE

C'est vrai ; il l'accablait de compliments...

MADAME MELGOURT.

Qu'elle avait l'air de recevoir avec le plus grand plaisir. Tout à l'heure ne lui a-t-il pas offert le bras pour s'aller promener ? Et tenez ! (Elle regarde par la fenêtre,) les voyez-vous, là-bas ? avec quelle vivacité ils se parlent I

GUSTAVE, très vivement.

Mais je ne souffrirai pas cela ; car enfin, c'est ma cousine, et je dois...

MADAME MELGOURT.

Cela va sans dire ; c'est votre cousine K

(Gustave s'échappe.)

I. Il est facile de voir que cette scène n'est qu'indiquée, comme plusieurs autres. L'auteur renvoie, pour les développements, aux vaudevilles mêmes de M. Scribe.

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