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SCÈNE XV LE DOMESTIQUE puis BOUCHARGARD

A-t-elle toujours des inventions ! Si jamais ce pauvre colonel s'enrôle chez elle dans le régiment des maris, il enverra de grises.

' BOUCHARGARD, de très mauvaise humeur.

Enfin, me voilà I J'ai été retenu à Bourges par la plus sotte aventure!... Un comédien, qui amis toute la ville en révolution ; il s'est sauvé sans payer ses dettes, et on le cherche partout. Il m'a fallu donner des ordres, prêter mes hommes, (au domestique.) Où est-on ?

Dans le parc^ mon colonel. M. Scribe est arrivé.

BOUCHARGARD.

Toutes les têtes doivent être à l'envers.

Je crois bien. (Mystérieusement.) Même que j'ai un petit billet à lui remettre en cachette, sans que ce soit en cachette.

BOUCHARGARD, avec violence.

De qui ?

De madame Melcourt.

BOUCHARGARD, avec un sang-froid contraint.

Ah ! de madame Melcourt ? Peut-on voir le billet ? ( Mouvement d'hésitation du domestique. ) Donne-le donC , drôle !

Le voilà, mon colonel, le voilà, (a part.) A-t-il l'air furieux !

BOUCHARGARD, après avoir lu.

C'est bien. Va-t'en. Je ferai ta commission. — Eh bien ! il paraît que j'arrive à temps ! Voilà donc pourquoi l'on m'envoyait à Bourges chercher une parure dont on n'avait nul besoin! Je voudrais que ce monsieur me tombât sous la main !.. (victor entre précipitamment.) Mais quel est cet inconnu ^

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