SCÈNE XV
Les mêmes, RENAUD, PIERRE, BOETLY.
RENAUD
L'empereur!
PIERRE
Oui, madame , l'empereur, et il m'a souri , et nous nous sommes souri.
LA COMTESSE
Grand Dieu ! c'est lui I il nous trouverait toutes les deux... Adieu, madame , adieu, pour toujours.
RENAUD, à part.
Tiens , ma pétition qui a passe dans les mains de l'Allemande.
LA COMTESSE
Ah ! ce portrait de mon fils oublie par vous , reprenez-le de la main de sa mère.
(Elle lui rend le portrait.) JOSÉPHINE.
Adieu donc, et soyez plus heureuse que moi.
(Le bruit du tambour se rapproche ; on entend crier : ^«Ve V Empereur!) LA COMTESSE , passant dci'ant Renaud.
Du silence.
RENAUD
C'est mort.
PIERRE
Jjœlly, ne t'avise jamais de dire que je voulais divorcer, ou je me sépare.
BOETTV.
Tu m'aimes donc ?
PIERRE
Tiens... c'te bêtise... l'empereur sera content de moi.
RENAUD
r.'esl égal, sans la Française mon pauvre père la gobait.
( Nouveau loulemenl . iwuveaux cris de vive l'empereur !)