JULIEN, BALANDIER
balandier, à la cantonade. En vous remerciant, M. le régisseur... (Il entre.) Ma foi, M. Berthaut avait raison, tout estmagnifique, et dans deux ans les caféières seront en plein rapport.
JULIEN
Ah ! vous avez compris ça?
BALANDIER
Parfaitement.
JULIEN
Eh bien! je le disais à mon oncle... Tenez, vous voyez bien le maître de danse, M. Balandier, faut pas se fier à son air ; je sais qu'il n'est pas bête.
BALANDIER
Mais je le crois bien.
JULIEN
Alors c'est convenu, vous consentez au délai?
BALANDIER
C'est-à-dire au contraire.
JULIEN
Comment?
BALANDIER
Puisque l'habitation doit doubler de valeur, j'aime mieux que ce soit entre mes mains qu'entre celles d'un autre. Vous comprenez mon système?
Ah ! c'est ça votre système !... (A part.) En voilà un vieux Vestris que j'aimerais faire danser avec l'instrument de mon oncle !
BALANDIER
Cela se trouve d'autant mieux que j'ai l'intention de m'établir dans la colonie ; j'ai la poitrine faible, les climats chauds me conviennent ; aussi, je veux acheter une habitation, et comme celle-ci ne coûtera pas cher...
JULIEN
Eh bien ! vous avez raison, ça vous ira, vous devez avoir l'habitude de mettre les gens au pas.