SCENE PREMIERE
BERTHAUT, LAGARCETTE , BALANDIER,
Matelots.
Il lever du rideau, des Matelots finissent de décharger le navire, et déposent en scène leurs fardeaux, au fond à droite et entre les deux portes de gauche; d'autres sont occupés à retirer un cable de la mer, une planche forme un pont du navire au quai, on l'ôte quand le chœur est terminé.
CHOBCR.
iiR : Joyeux marins. (S-^e acte de la Salamandre. Palais-Royal.) Joyeux marins, Que nos refrains Nous donnent du cœur à l'ouvrage ; Allons, courage, Ça va bien, Et la mer ne nous prendra rien.
PARlSlBn.
V'ià c'que c'est que d'marcher d'accord ; Ferme et vile, On s'en félicite;
Et dans le port, Tout comme à bord, On fait honneur à l'Araphitrite.
Reprise du Chœur.
Joyeux, etc.
BALÂNDIER, entrant par le fond à gauche. Il jwrte un parapluie ouvert.
C*est admirable!
BEUTHAUT, de même.
Grâce à ces braves marins, on ne perdra aucune marchandise.
BALANDIER
C'est qu'un instant plus tard la goélette sombrait en vue du port. Ça m'a donné un coup'dans le diaphragme. , . Je ne peux pas supporter les émotions vives ! j'ai la fibre trop sensible.
LAGABCETTE,à la cantonadc au fond, venant de lagauchc.
Pas par là!... à droite donc, à droite, bigorneau de rivière ! Ferme mes lascars... {Il entre.) Arrimez-moi ça vent arrière !
BEBTHAUT.
Eh! c'est ce brave père Morand.
LAGARCETTE, Venant à lui.
Votre serviteur, M. Berthaut.
BERTHAUT
Je viens d'apprendre l'accident arrivé à la goëlcttc qui avait embarqué la récolte de M"« Laroche,
LAGARCETTE.
Parbleu! vos pilotes ont voulu débouquer malgré le mauvais temps. Aussi le navire a touché sur les pierres noires , et encore bien heureux que mon neveu Julien s'en soit aperçu...
BERTHAUT
C'est lui qui vous a prévenu.
LAGARCETTE.
II a l'œil à tout, ce moussaillon-là !
BERTHAUT
Il a tant de cœur ! de dévouement !