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sévèrement les défauts de construction, de force, de grandeur dont la transmission pourrait dégrader le troupeau et diminuer sa valeur. De deux brebis égales quant aux qualités de la laine, la plus fortement construite sera préférée pour la monte.
Faire saïllir les brebis dans le même mois voilà la première règle de la monte. Pour que l’exécution en soit possible il faut tenir les béliers séparés des brebis. Dans un climat comme le nôtre il est plus avantageux généralement d’avoir les agneaux en. mai parce qu’elle réunit toutes les conditions d’une supériorité économique incontestable sur celui de l'hiver. Pour cela il faudra mettre le bélier avec les brebis dans le mois de décembre. Par ce moyen on éparguera beaucoup sur la nourriture pendant l'hiver, la perte des agneaux sera moins considérable et la toison augmentera en poids.
Les éleveurs judicieux recommandent de donner aux béliers non seulement pendant le temps de la monte, mais plusieurs semaines auparavant, une nourriture substantielle qui donne du ton à tous les organes sans charger l'estomac. De l’avoine, des
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pois, de l'orge cassée sont éminemment propres au but que l’on se propose. Il ne faut pas que l’animal devienne gras, #’allourdisse, mais il doit être maintenu en bonne chair afin de n’être point trop promptement épuisé par l’œuvre de la saillie. Quant aux moyens employés pour exciter l’ardeur des mâles et des fomelles, on doit les proscrire. L'usage du sel peut être conseillé, non pas comme excitant, mais comme moyen de prévenir les pertes d’appétit que l’épuisemeut des béliers pourrait faire redonter. Ainsi préparés, ‘les béliers peuvent être livrés à la reproduction alternativement. Ce molle est le plus convenable.