CHAPITRE II DU MÉTISSAGE
L'amélioration la plus facile se produit à l’aide du métissage,
Des expériences nombreuses répétées, ont appris que les métis bien dirigés arrivaient, après la quatrième génération à un degré de perfection telle qu’il devient impossible de les distinguer de la race pure ; mais en alliant entre eux ces animaux perfectionnés on doit craindre sans cesse que le type maternel de la brebis ne reprenne le dessus aux dépens des qualités du père. On évite ce danger en éloignant de la reproduction les étalons métis et en ayant soin de renouveler constamment les béliers pur sang, sur qui l’on peut compter. Ce n'est point que je regarde comme une chose impossible de parvenir à fixer dans une race quelconque les caractères d’une autre race au moyen du croisement, mais je veux seulement dire que l’opération est douteuse, en ce sens qu’on ne peut calculer le temps nécessaire pour arriver au but, que l'on ne sait jamais si l’on y est arrivé, et que par conséquent il serait imprudent d’employer des mâles qui malgré toutes les apparences extérieures, conservent peut-être en eux quelques germes communs tout prêts à se produire au jour par la reproduction. Le premier croisement est plus effectif, le suivant n’est que la moitié, ainsi de suite, comme dans l’augmentation de Ia frastion de #, 3, 15716, 31732, 63/64, etc.; ainsi plus on croise moins on avance en proportion.
up tone.