‹ Le mouvement de concentration dans les banques allemandesChapitre 15 sur 54 · L. Peters Nachf (Braunschweig) Benfey et C° (Gôttigen · texte numérisé non relu

L. Peters Nachf (Braunschweig) Benfey et C° (Gôttigen

E. Osthaiis (Hagen).

G. Basse (Lûdenscheid).

J. Gahn et C° (Pforzheim).

G. Grohé Heinrich et C" (Saar-

briicken) .

B. Burger et G» (Wolfach).

£. Tornsquist (Buenos- Ayres).

A. de Bary et G (Anvers).

E. Meyer (Hanovre).

Heydemann (Lôbau).

E. Ladenburg (Francfort).

Bosse Keil et G» (Berlin).

P. Eli meyer (Dresde).

H. Arnhold et G» (Hall).

Lœb etC° (Neuestadt).

Riimelin et C° (Heilbronn).

Schmitz Heidelberger et C°

(Mainz).

\\ingenroth,Soherr et G" (Mann-

heim).

A. Kuntze et C<> (Dresde).

Fuld et Go (Pforzeim). Oppenheim und Schweitze.

(Breslau).

Fliesbachs Ww^e (Glogau).

(Gruneberg),

LKS MOYENS TECHMQURS 127

Obstbank fur llandel u. (ie\verl)e. II. Damine ^Dantzif,'). Mitteldeutsche Crédit Bank. Meyer et Diss (Baden-Baden).

North Kammeier et C' (Essen).

National Bank. Erttel, Freyberg et C (Leipzig).

Commerz und Disconto Bank J. Dreyfus et C° (Francfort).

Crédit und Spar Fiank ^Leipzig).

Soit un total de 41 banques commanditées par les grands Instituts berlinois et les banques qui s'y rattachent ; en ne considéraut pour le moment que les banques berlinoises nous nous trouvons en présence de 19 banques commanditées, premier et déjà appréciable résultat d'expansion indirecte, peut-on dire.

3° Participations.

Mais beaucoup plus nombreuses sont les participations prises par les banques berlinoises dans les banques par actions provinciales, commandites particulières que nous voyons se réaliser par achat ou par échange d'une partie des actions, avec ou sans conversion, avec ou sans le consentement de la banque ainsi commauditée. C'est là le procédé caractéristique par excellence du mouvement de concentration dans les banques allemandes, le moyen par lequel s'est réalisée la constitution de ces groupes de banques, dont nous avons donné le tableau.

Il nous faut maintenant donner quelques exemples plus détaillés et préciser les avantages de ce procédé.

a) Parfois le grand établissement concourt à la transformation première d'une banque privée en une société par actions; il détiendra la majeure partie du capital-actions et aura de cette façon la haute direction dans les affaires du nouvel établissement; les deux banques délè-

guent mutuellement un ou plusieurs de leurs directeurs dans chacun des deux conseils d'administration pour assurer ainsi l'unité de vues. C'est ce que nous voyons réalisé par exemple dans la transformation par la Discontogesellschaft de la maison W. H. Ladenburg, de Mannheim, en Suddeutsche Discontogesellschaft.

b) Plus souvent, le grand établissement assure sa participation dans une banque par actions par \' acquisition ferme d'une part importante des actions. Dans cette acquisition libre, il n'est même pas besoin de demander le consentement de la banque commanditée à la participation de sa concurrente plus forte en capitaux.

C'est ainsi que la Deutsche Bank acquit pour 200.000 marks d'actions de l'Essener Crédit Anstalt.

c) Plus fréquemment encore, les participations se produisent par échange réciproque des actions des deux banques ; le lien est ainsi bilatéral et la communauté d'intérêts plus étroite et plus forte. Les exemples ici sont nombreux et précis ; nous rapporterons un des plus caractéristiques, celui de la participation de la Deutsche Bank dans l'activité de ses deux grandes concurrentes, l'une à l'Est, l'autre à l'Ouest de l'Allemagne, la Bergisch Màrkisc fie Bank et le Schlesischer Bankverein.

Le brillant essor de l'industrie minière qui suivit la période 1890-1895, avait reporté l'attention de la Deutsche Bank sur les centres houillers. Désireuse de participer à cette activité d'une façon plus immédiate et d'avoir dès correspondants en titre sur les lieux mêmes, elle proposa d'une part à la Bergisch Mârkische Bank, d'autre part au Schlesischer Bankverein une alliance dont le rapport gé-

néral do la Deiilsche Bank de 1897 précise ainsi les motifs et les bases ; « La concentration croissante qui déjh a amené un certain nombre d'établissements provinciaux à créer des succursales à lieilin, nous montre qu'il est nécessaire de resserrer nos liens avec la province. C'est pourquoi nous avons fait aux actionnaires de la Bergisch Markischc Bank et du Schlesischcr Bankverein, qui poursuivent à peu près le même genre d'affaires que nous et ont le même programme, la proposition d'un échange de leurs actions contre de nouvelles aclions de la Deutsche Bank à créer. Cette proposition fut acceptée par plus des 3/4 des actionnaires. Ainsi l'indépendance des deux banques n'est atteinte en aucune façon. »

En 1897, la Bergisch Markische Bank représentait un ca* pital de 40 millions de marks, le Schlesischcr Bankve* rein, un capital de 27 millions, soit au total 67 millions plus 15 millions S de réserves. La Deutsche Bank augmenta son propre capital de oO millions et offrit aux actionnaires de la Bergisch Markische et du Schlesischcr Bankverein de leur échanger, du 28 août au 18 septembre 1897, leurs actions contre de nouvelles actions de la Deutsche Bank dans la proportion suivante : 5 actions de la Bergisch Markische contre 4 nouvelles ; 3 du Schlesischcr Bankverein contre 2. Ainsi, 6.000 marks d'actions delà Bergisch xMarkische donnaient droit à 4,800 marks de nouvelles actions de la Deutsche Bank ; 1 .800 marks d'actions du Schlesischcr Bankvereindonnaientdroit à 1.200 marks de nouvelles aclions de la Deutsche Bank.

Les 40 millions de marks d'actions de la Bergisch Markische furent ainsi échangés contre 38 millions de marks des nouvelles actions de la Deutsche Bank ; les 27 millions

de marks d'actioQS du Schlesischer Bankverein contre 12 millions de marks.

L'année suivante, le rapport général de la Deutsche Bank s'exprimait ainsi : « Nos relations avec la Bergisch Markische Bank et le Schlesischer Bankverein se sont confirmées par un résultat aussi favorable pour ces maisons que pour nous-mêmes. La communauté d'intérêts ainsi créée a permis d'assurer à la clientèle de ces deux établissements, de plus grands avantages grâce à l'amélioration des informations et à une facilité plus grande de combiner leurs affaires. Cela grâce à l'aide complaisante de plusieurs directions de banques qu'ils ont maintenant à leur disposition... Nous croyons devoir persister dans cette ligne de conduite. Aussi, nous avons conclu cette année de nouveaux arrangements avec la Hannoversc.he Bank et ayecV Obeirhemische Bank, à la suite desquels nous avons acquis un montant d'actions de ces banques, en réalité peu élevé, mais avec l'intention de le conserver solidement pour nous créer ainsi des rapports plus durables en vue d'aboutir à un principe fédéral. »

De son côté le rapport de la Bergisch Markische Bank disait : « Les raisons qui nous ont poussé à conclure cet accord avec la Deutsche Bank se résument en ceci : cette combinaison laisse intactes notre indépendance et notre organisation; elle ne nous fait point nous détourner de notre vrai terrain d'action par la préoccupation de fonder une filiale dans la capitale. »

La Deutsche Bank a été moins heureuse dans sa tentative d'absorption de la Berliner Bank. Il peut se faire en effet, que les actionnaires de la banque que le grand établissement désire contrôler se refusent à souscrire aux propositions faites. En mai 1903, le principe d'une fusion

des (Jeux Instituts était adopte par le conseil de la Deutsche Bank et celui de la Bcrliner Hank, sous réserve bien entendu de l'approbation de l'Assemblée générale des actionnaires. La Deutsche Bank avait, dans cette intention , annoncé une élévation de capital de 20 millions de marks. Mais l'assemblée des actionnaires de la Berliner Bank, convoquée pour le 31 mai, ne put se constituer faute du quorum nécessaire ; elle ne put réunir que 2o,8 millions d'actions, au lieu des 28 millions exigés. Devant cette abstention qui fut considérée comme une opposition au projet, la Deutsche Bank retira sa proposition, mais n'en maintint pas moins son élévation de capital.

La Dresdner Bank qui juscju'en 1900, s'était bornée à absorber purement et simplement les banques secondaires a suivi depuis, l'exemple de la Deutsche Bank et elle a acquis un certain nombre d'actions de banques provinciales qu'elle porte à son bilan sous le titre de « participations durables ». La Discontogesellschaft et la Bank fiir llandel und Industrie ont généralement procédé de cette même façon. En un mot, c'est, en très grande partie, par ce procédé d'achat ou d'échange des actions que se sont formés les groupes de banques.^ que les grands Instituts berlinois ont pu s'étendre sur tout le pays, possédant ainsi le contrôle et la direction d'un nombre plus ou moins grand de banques alliées, unies entre elles et qui tout en conservant leur personnalité propre et une grande liberté d'action, ont un môme programme général et concourent au même but.

Résumons le tableau que nous avons donné drs -ruupes de banques :

La Deutsche Bank possède 13 participations et 5 partiel-

pations de seconde main, c'est-à-dire les participations propres de ces banques directement unies, rattachées à elle.

La Dresdner Bank 8 participations et 2 sous-participations. La Discontogesellschafl 6 i 9 )»

La Darmslâdter /?, 4 » 1 »

L'A. Schaaffshaus . B. 3 » i »

De ces 52 participations possédées par les grands Instituts berlinois, — et ceci nous montrera mieux encore l'esprit qui guida leur politique d'extension, — 22, représentant un capital de plus de 482 millions de marks sont situées dans les districts industriels de la Silésie et de la Prusse Rhénane.

En voici le tableau :

Parlicipalions en Silésie.

Schlesischer Bankverein.

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