‹ Le mouvement de concentration dans les banques allemandesChapitre 20 sur 54 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

furent placés à leur tête, ont développé des influences qui déterminèrent le sens de leur activité et le choix des moyens qu'ils utilisèrent pour s'agrandir et s'étendre. Nous étudierons donc pour achever de donner une physionomie exacte du mouvement de concentration, chacun des cinq grands établissements conducteurs, Discontogesellschaft, Bank fiir Handel und Industrie, Deutsche Bank, Dresdnor Bank, A. Schaafi"hausens'cher Bankverein, nous plaçant pour chacun successivement au triple point de vue suivant :

1® De son développement propre. — L'examen des bilans généraux que nous avons résumés jusqu'en 1894 et donnés plus en détail pour ces dix dernières années montrera les progrès de chaque banque comme aussi ses périodes d'arrèl, vite dépassées d'ailleurs; une activité plus grande delà banque a jusqu'ici toujours suivi les reculs provoqués par les crises économiques (1873-1891-1900-1901). La rapidité avec laquelle les grandes banques allemandes ont, en particulier, réparé les eiïets de la dernière crise, diminue singulièrement la portée des accusations ou seulement des jugements trop sévères qui ont été parfois portés sur elles (1).

Nous avons aussi donné d'une façon plus analytique roingine des bénéfices^ bénéfices provenant des affaires courantes de banque et bénéfices provenant des titres et participations. Ce qui a été dit au chapitre II [Cause générale technique) montre l'intérêt de cette distinction comme

(t) Sayous, Banques de dépôt et de crédit. .. p. 292, 293, « une panique grave, même pas très grave forcerait la presque totalité des banques allemandes à suspendre leurs paiements », etc.. Voir également" Les banques allemandes en cas de crise ou de guerre » {Reoue d'économie politique, février 1899).

ÉTUDE AXALYTIQUK DU MOUVEMENT DE COXCENTUATION 153

aussi bien olle sert à caractériser l'activité particuliilire de chaque banque.

Les indications qui accompagnent ces bilans sont forcément courtes et peu nombreuses ; nous nous sommes placé uniquement au point de vue de la concentration. La réunion de ces documents qui n'a jamais encore été faite en France et qu'en Allemagne, on trouve soit écourtés et disséminés dans des ouvrages de différentes époques, soit très condensés et présentés sous les deux seules rubriques : Ensemble des banques allemandes, — Banques berlinoises, — pourra faciliter d'autres études particulières sur les banques allemandes.

2° De la constitution et du développement du groupe i^u il cojitrôle. — Nous avons réuni pour chaque banque, les faits de concentration que nous avons pu relever, en les exposant suivant leur ordre chronologique et non plus seulement suivant leur ordre logique comme dans la première partie de celte étude. La méthode synoptique adoptée, permettra de bien saisir le développement de chaque groupe ainsi que les procédés employés de préférence par telle ou ^telle banque et reproduits par les banques régionales affiliées ; le processus de concentration apparaîtra ainsi à ses différents degrés.

iNous n'avons pu toujours donner le chiffre exact des participations prises par les grands établissements dans les banques secondaires, les rapports généraux ne contenant souvent que l'énumération des banques où le grand établissement est intéressé sans mentionner le chiffre des actions possédées, et les bilans ne donnant jamais ipTun chiffre global. Cette lacune est particulièrement sensible quand il s'agit de banques tout à fait secondaires dont l(>s grands établissements se contentent d'acquérir une faible

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